Cinéma ouest-allemand

Le cinéma ouest-allemand englobe le cinéma d'après-guerre dans les zones d'occupation britannique, américaine et française ainsi que la production cinématographique de l'Allemagne de l'Ouest, au moins jusqu'à l'émergence du nouveau cinéma allemand, donc globalement la quasi-totalité du cinéma ouest-allemand des années 1945-1980.

Histoire

Le cinéma ouest-allemand s'est, à ses débuts, plus au moins opposé au national-socialisme à travers des oeuvres mémorielles, selon des approches qui variaient selon les réalisateurs[1],[2].

Dans un premier temps, l'exportation des productions vers l'Amérique du Nord se heurte à la réticence des spectateurs, peu enclins à lire des sous-titres ou agacés par les défauts de synchronisation avec le doublage[3].

La loi fédérale du consacre ensuite la décartellisation de l'industrie cinéma ouest-allemand[4].

En 1955, un congrès réunit à Wiesbaden les représentants de divers pays pour fonder la Confédération internationale des cinémas d'art et d'essai, visant à garantir la diffusion en salles spécialisées et la libre circulation des oeuvres[5].

Dans les années 1960, à l'instar du cinéma est-allemand, la production de la RFA s'exporte mondialement[6].

Enfin, au début des années 1970, elle gagne en visibilité en France, portée par le succès de Tous les autres s’appellent Ali remporte le Grand prix de la Semaine de la Critique du Festival de Cannes[7].

Les différentes sociétés de production

Festivals

Notes et références

  1. ↑ Claire Kaiser, « L’évolution du discours mémoriel dans les œuvres filmiques depuis 1945 », dans Le national-socialisme dans le cinéma allemand contemporain, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Mondes germaniques », , 31-47 p. (ISBN 978-2-7574-2745-3, lire en ligne)
  2. ↑ Hélène Camarade, Elizabeth Guilhamon et Claire Kaiser, Le national-socialisme dans le cinéma allemand contemporain, Presses Universitaires du Septentrion, (ISBN 978-2-7574-2745-3, lire en ligne)
  3. ↑ Yves Laberge, « La réception des films allemands en Amérique du Nord : Traduire pour diffuser : sous-titrage ou doublage ? », Allemagne d'aujourd'hui, vol. 102, no 1,‎ , p. 110–124 (DOI 10.3406/alauj.1987.3602, lire en ligne Accès libre, consulté le )
  4. ↑ Nathalie De Voghelaer, Le Cinéma allemand sous Hitler, Éditions L'Harmattan, , 198 p. (ISBN 978-2747509671), p. 1983
  5. ↑ « Où en est le cinéma allemand ? », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ Caroline Moine, « Le renouveau du cinéma allemand dans les années 1960. Entre modernité et reconnaissance internationale », dans Allemagne 1961-1974 : De la construction du Mur à l'Ostpolitik, vol. 2-3, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Histoire et civilisations », , 339-355 p. (ISBN 978-2-7574-2136-9, lire en ligne)
  7. ↑ Juliette Farcy, « Réception et circulation du cinéma ouest-allemand en France, 1974-1984 », Bulletin de l'Institut Pierre Renouvin, vol. 26, no 2,‎ , p. 35-48 (ISSN 1276-8944, DOI 10.3917/bipr.026.0035, lire en ligne [archive du ], consulté le )
  8. ↑ (de) Christian Cargnelli, « Claudia Dillmann/Olaf Möller (Hg.): Geliebt und verdrängt. Das Kino der jungen Bundesrepublik Deutschland von 1949 bis 1963 », [rezens.tfm], Francfort-sur-le-Main, Deutsches Filminstitut, nos 2018/2,‎ (ISSN 2072-2869, lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ « Lussas, les voies de la résistance », sur Les cahiers du cinéma (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Claudia Dillmann, Olaf Möller, Geliebt und verdrängt: Das Kino der jungen Bundesrepublik Deutschland von 1949 bis 1963, Deutsches Filminstitut, 2016, 416 p.
  • Elodie Valkauskas, Le ”nouveau cinéma allemand” en France : histoire d’un label (1945-1984), Art et histoire de l’art, Université de Lorraine, 2021.
  • Michel Azzopardi, Vingt ans dans un tunnel: le cinéma ouest-allemand de 1946 à 1966, Nouvelles Editions Debresse, 1987, 251 p.

Films

Liens externes

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