Clairette de Bellegarde

Clairette de Bellegarde
Image illustrative de l’article Clairette de Bellegarde
Terroir de l'AOC.

Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1949
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de la vallée du Rhône
Localisation Bellegarde (Gard)
Climat méditerranéen sous influence du mistral et de la tramontane
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 679 heures (à Nîmes-Courbessac)
Sol cailloutis siliceux, nommé localement « gress »
Superficie plantée 9,48 hectares (en 2024)[1]
Cépages dominants clairette B[2]
Vins produits blancs
Production 448 hectolitres (en 2024)[1]
Pieds à l'hectare minimum 4 000 pieds/ha[3]
Rendement moyen à l'hectare 47 hl/ha (en 2024)[1]

Une clairette de Bellegarde[4] est un vin blanc d'appellation d'origine contrôlée, jouxtant les costières-de-nîmes, sur la commune de Bellegarde, dans le département du Gard. Elle est la plus méridionale des appellations du vignoble de la vallée du Rhône. La première AOC date de 1949 et le dernier cahier des charges[3] a été mis à jour le .

C'est un vin mono-cépage, issu exclusivement de la clairette B[2]. La superficie du vignoble et sa production sont modestes au regard d'autres AOC, mais en augmentation constante, pour atteindre 9,5 hectares et 448 hectolitres en 2024[1].

Histoire

Les vins de ce terroir viticole ont été classés en AOC le . Le dernier cahier des charges date du [3].

Étymologie

Le nom de cette AOC vient du Castrum Bellae-Gardae, toponyme attesté dès 1208. Il est composé du mot germanique wart « garde, tour de garde » qui a été latinisé en warda (d'où l'occitan garda) ou en wardia (d'où l'occitan gardia, accentué sur la première syllabe. Ces termes ont nommé de nombreux lieux-dits plus tardivement par l'intermédiaire de l'occitan garda, gardia « lieu élevé où l'on peut observer ». Avec un adjectif épithète, garda a servi à nommer, à l'époque féodale, Bella Garda.

Vignoble

Aire d'appellation

Images externes
Carte de la commune concernée
Cartes cadastrales de l'appellation
Orthophoto du parcellaire de l'appellation

Le vignoble est situé sur la commune de Bellegarde[3], dans le département du Gard, situé aux portes de la Camargue, à mi-chemin entre Beaucaire et Saint-Gilles, à 17 km de Nîmes et 15 km d'Arles. Il se compose de deux terrasses – Coste Rouge et Coste Canet – bordant le village historique de Bellegarde, le long du canal du Rhône à Sète. Ces plateaux sont tous deux composés d’un épais cailloutis villafranchiens et d’argile rouge, sur des sables et marnes bleues du Pliocène.

Orographie et géologie

La zone géographique de l’appellation clairette-de-bellegarde est localisée au sud-est de la « costière » sur laquelle se fonde la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée costières-de-nîmes. Elle fait partie de ce plateau caillouteux couvert par le diluvium alpin qui s’inscrit entre la Vistrenque (dépression de Nîmes suivie par le Vistre), au nord-ouest, les plaines du Gardon et du Rhône, à l’est, et la plaine de la Camargue, au sud.

Les plateaux sur lesquels est implanté le vignoble (Coste Rouge et Coste Canet) sont tous deux composés d’un épais cailloutis villafranchiens (appelé localement « gress ») et d’argile rouge, sur des sables et marnes bleues du Pliocène.

La composition du sol, alliée à l'ensoleillement exceptionnel, permet aux eaux de pluie de s'infiltrer dans la couche de cailloux, de se rassembler dans les ravinements des terrains imperméables sous-jacents et de former une nappe phréatique discontinue. Cette disposition offre à la vigne une alimentation en eau régulière tout au long de l'année, évitant ainsi aux ceps la sécheresse estivale. Les galets servent également la vigne, ils emmagasinent la chaleur du soleil pendant la journée et la restitue pendant la nuit.

Climatologie

Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout exceptionnel :

  • le mistral assainit le vignoble ;
  • la saisonnalité des pluies est très marquée ;
  • les températures sont très chaudes pendant l'été.

La moyenne des températures les plus basses de l'ensemble de l'année 2007 est de 10,4 °C. La moyenne des températures les plus élevées de cette même année 2007 est de 19,9 °C. Les quatre mois de juin, juillet, août et septembre, toujours de l'année 2007 donnent une moyenne de 28,5 °C. En été des pics réguliers à plus de 35 °C ne sont pas exceptionnels. Météo France a relevé la température là plus élevée à 40,6 °C le (Sur la période 1971 - 2000).

Moyennes des relevés à Nîmes de 1961 à 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 10,3 11,9 14,7 17,8 21,9 26,2 29,8 28,9 25,3 20 14 10,7 19,3
Moyenne 6,3 7,7 9,9 12,8 16,6 20,5 23,7 23 20 15,4 10 6,9 14,4
Minimale moyenne 2,4 3,4 5,1 7,8 11,2 14,9 17,7 17,2 14,7 10,8 5,9 3 9,5
Précipitations
Hauteur (mm) 67,7 70,7 55,9 59,2 60,9 38,6 25,3 51,6 66,8 131,9 69,2 64,1 761,9
Ensoleillement
Heures 143,5 147,4 203,1 227,6 267,8 310,2 353,8 315,3 236,6 186,8 143,9 133 2 668,9
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Nîmes de 1961 à 1990[5].


Encépagement

Feuille de clairette B.

Le seul cépage autorisé est la clairette B[2].

Méthodes culturales

La production approche 450 hectolitres par an en 2024 pour une surface d'environ 10 hectares.

Vins

Production

Les données de production des années récentes, telles que publiées par les Douanes, sont[1] :

Année clairette de bellegarde
superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha)
2020 5,5 185 33
2021 5,5 270 49
2022 6,4 234 37
2023 6,7 332 50
2024 9,5 448 47

Le rendement visé par le cahier des charges est de 60 hl/ha et le rendement butoir est de 68hl/ha[3].

Type de vins et gastronomie

Ce vin blanc sec élaboré uniquement à base de clairette est apte à vieillir. Traditionnellement il est consommé en accompagnement d'un plateau de fruits de mer, de poissons ou de fromage de chèvre. Il se boit frais entre 7° et °C.

Commercialisation

Deux bouteilles de clairette.

Principaux producteurs

Caveau de dégustation et cuves de stockage de la cave coopérative de Bellegarde.

Notes et références

  1. « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
  2. Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris.
  3. « Cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée « CLAIRETTE DE BELLEGARDE » »
  4. Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  5. (fr) « Climatologie mensuelle à Nîmes », sur infoclimat.fr (consulté le )

Voir aussi

Liens externes

Articles connexes

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