Classe Floréal
| Classe Floréal | ||||||||
Le Vendémiaire en 2003. | ||||||||
| Caractéristiques techniques | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type | Frégate | |||||||
| Longueur | 93,5 m | |||||||
| Maître-bau | 14 m | |||||||
| Tirant d'eau | 4,4 m | |||||||
| Déplacement | 2 950 tonnes | |||||||
| Propulsion | 4 moteurs diesels SEMT Pielstick 1 propulseur d'étrave |
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| Puissance | 8 800 ch | |||||||
| Vitesse | 20 nœuds (37 km/h) | |||||||
| Caractéristiques militaires | ||||||||
| Armement | 1 canon de 100 mm CADAM 2 canons de 20 mm F2 4 mitrailleuses de 12,7 mm 2 missiles MM38 (débarqués en 2015) |
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| Embarcations | 4 x embarcations légères dont 1 EDO et 1 ETRACO | |||||||
| Aéronefs | 1 x hélicoptère Dauphin ou Panther 2 drones Aliaca |
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| Rayon d'action | 9 000 nautiques à 15 nœuds | |||||||
| Autres caractéristiques | ||||||||
| Électronique | Radar de veille air DRBV-21C (Mars) 2 x radars de navigation Racal Decca RM1290 Radar DRBN-34A Intercepteur radio Saïgon 2 x lance-leurres Dagaie Récepteurs Navstar et Syracuse 2 |
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| Équipage | 11 officiers, 36 officiers mariniers et 42 quartiers-maîtres et matelots | |||||||
| Histoire | ||||||||
| Chantier naval | Chantiers de l'Atlantique | |||||||
| A servi dans | ||||||||
| Période de construction |
1990 - 2003 | |||||||
| Période de service | 1992 - présent | |||||||
| Navires construits | 8 | |||||||
| Navires en activité | 8 | |||||||
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La classe Floréal est un type de frégates légère construites en France à 8 exemplaires dans les années 1990 et mise en service dans la Marine nationale française et la Marine royale marocaine.
Histoire
À la fin des années 1980, les conflits de grande envergure semblaient peu probables avec la fin de la guerre froide. La Marine nationale considérait alors que ses avisos n'étaient plus adaptés aux conflits de basse intensité et a demandé un nouveau type de navire plus adapté au nouvel environnement géopolitique mondial. Le programme initial visant à remplacer à la fois les 9 aviso-escorteurs de la Classe Commandant Rivière et les 17 A69 de la Classe d'Estienne d'Orves dont certains sont déployés en outre-mer se scinde alors en deux, avec un programme amenant à la création des Classe La Fayette et un autre amenant la Classe Floréal[1]. Une des principales missions de ces navires est de pouvoir assurer la surveillance de la zone économique exclusive (ZEE) de la France, d'une étendue de 12 000 000 km2. Les choix techniques se portent sur des bateaux embarquant un hélicoptère, mais peu sophistiqués, dépourvus de sonars, moins chers et plus faciles à construire.
Fruit d'une expression de besoins datant de 1987, le projet est lancé en avec l’emploi d'un chantier civil, les Chantiers de l'Atlantique, pour construire les six unités. Les deux premières sont commandées le , les deux suivantes le et enfin les deux dernières en . Pour la première fois ce chantier applique une des règles de construction des bateaux civils, la construction par « blocs ». Les frégates de la classe La Fayette profitent aussi de ce nouveau savoir-faire. Autre nouveauté, cette classe répond aux normes civiles des bateaux transportant des passagers, cloisons étanches, fourniture d'énergie ou règles de sécurité.
Les frégates de surveillance sont basées dès leur admission au service actif dans les territoires ultra-marins avec les Floréal et Nivôse à la Réunion , le Vendémiaire en Nouvelle Calédonie, le Prairial à Tahiti et le Ventôse à la Martinique pour y assurer leurs missions de surveillance des espaces océaniques, de lutte contre les trafics illicites et la piraterie, le contrôle des zones économiques exclusives, la police de la navigation et la surveillance des pêches. Leurs missions variées permettent à la France d’assurer la protection de ses intérêts dans son vaste espace maritime outre-mer[2]. Seule une frégate, le Germinal est restée un temps en France métropolitaine en étant basée initialement à Brest d'abord pour l'école navale de la Marine en tant que conserve de la Jeanne d'Arc entre et avant d'opérer au large de la Bretagne comme patrouilleur. Le Germinal est ensuite une première fois transféré quand il intègre l'escadre de Méditerranée à Toulon le qu'il quitte le pour rejoindre la Martinique où il opère avec le Ventôse[3].
Deux autres bâtiments, Mohammed V et Hassan II sont commandés par la marine royale marocaine en et sont entrés en service en 2002 et 2003 avec de légères modifications par rapport aux navires français, notamment le remplacement de la tourelle d'artillerie principale par une OTO Melara de 76 mm, sans les canon de 20 mm modèle F2 sur le toit du hangar ni l'imposant radar DRBV-21[4].
Construction et tests
La construction a lieu aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire où la coque et les systèmes « civils » sont installés, puis les essais à la mer réalisés. Une fois cette étape franchie les frégates sont armées par la DCNS à Lorient. Il ne s'écoule ainsi que 4 ans entre la mise sur cale de la première unité le Floréal et la mise en service de la sixième le Germinal.
Caractéristiques
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D'une longueur de 93,5 m, large de 14 m, les frégates de surveillance Floréal déplacent 2 950 t à pleine charge et sont entièrement réalisées en acier. Leur motorisation CODAD est assurée par quatre Diésels 6PA6 L280 construits chez SEMT Pielstick d'une puissance unitaire de 2 200 chevaux (1 618 kW) qui entrainent deux lignes d'arbres d'hélices à pas variable Lips. Un propulseur d'étrave Ulstein de 202 kilowatts (275 ch) pour faciliter les manœuvres et un groupe électrogène Baudouin 12P15.2 de 350 kW pour la production électrique complètent le système. Pouvant atteindre une vitesse maximum de 20 nœuds, leur réservoir leur permettant de franchir jusqu'à 10 000 nautiques à 15 noeuds. L'équipage est constitué d'une centaine de marins incluant le détachement aérien.
Armement
Initialement, elles étaient équipées d'un système de combat comprenant deux missiles antinavires Exocet MM38 d'une portée de 42 km, une tourelle principale de 100 mm modèle 68/55 CADAM, deux canons de 20 mm F2, et de quatre mitrailleuses de 12,7 mm[2].
Électronique
Les équipements de surveillance incluent un radar de veille aérienne DRBV-21C monté sur la mature principale et deux radars de navigation Racal Decca 1290 dont un à l'arrière de la plateforme pour l'approche aérienne. Un système d'interception des communications ARBG-1A Saïgon, un autre de guerre électronique CSF ARBR 16A, ainsi des lance leurres électromagnétiques Dagaie pour la lutte anti-missiles complètent son équipement.
Aéronefs et embarcations
Les frégates de surveillance possèdent une plateforme pour hélicoptère de 30 m x 15 m permettant de poser un Super Puma de 5 t ainsi qu'un hangar de 10 m x 15 m pour une Alouette III mais qui accueille ensuite un Dauphin ou bien un Panther après le désarmement des dernières Alouette III en [5]. À leur construction elles sont aussi équipées d'une vedette de servitude installée sur un bossoir à tribord, ainsi que de deux embarcations, une sous grue à bâbord de la superstructure et une dans une niche à tribord sous la plateforme hélicoptère.
Rénovation

Les Floréal sont modifiées tout au long de leur carrière, avec l'ajout entre les deux cheminées arrière d'un imposant radome protégeant un radar de navigation DRBN-34A, la modification du bossoir tribord avec le retrait de la vedette de servitude, remplacée par une embarcation de drome opérationnelle de nouvelle génération, ou encore l'ajout d'antennes de communications satellites. L'ancienne conduite de tir Najir fut également remplacée en par des EOMS-NG (Electro-Optical Multifunction System de Nouvelle Génération) de Safran[6]. Concernant l'armement, en 2015 lorsque les missiles MM 38 sont arrivés en fin de vie (expiration des poudres propulsives et explosifs après une première rénovation en ) les deux rampes ont été débarqués sans être remplacées car considérés comme inutiles pour les missions de ces frégates en zone à faible risque. Les Floréal étaient les derniers navires de la Marine nationale à embarquer la version MM38 du missile[7].
Depuis un système de drone Survey Copter Aliaca (comprenant deux drones) permettant d'augmenter les capacités de surveillance des navires, équipe les frégates[8]. Les frégates de surveillance à travers la stratégie d'anonymisation des navires de la Marine nationale perdent le numéro de coque et leur nom au grès de leur arrêt technique comme les 2 frégates basées aux Antilles en [9].
Un temps évoquée, la mise en œuvre de 2 affûts Systèmes Intégrés Mistral Bi-munitions pour l’AutoDéfense (SIMBAD) pour missile MBDA Mistral mer-air à très courte portée (5 kilomètres) est abandonnée.
Remplacement

La consolidation des capacités de la Marine nationale, évoquée par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, interviendrait après 2029, au moment où le Germinal atteindrait 35 ans d'âge[10]. Les corvettes Gowind étant jugées trop chères[11], le projet en vue est l'European Patrol Corvette (EPC) « hauturier, rustique et pas cher ». Cependant, en 2024, les Gowind sont à nouveau évoquées comme candidates potentielles[12].
En avec l'actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030, le Chef d'état-major de la Marine précise que 3 frégates de classe Floréal seront désarmées d'ici atteignant les 40 années de service, les trois autres devant dépasser les 45 ans. A cette date, 3 navires issus du programme EPC offrant l'autonomie des Floréal avec un armement amélioré par rapport à leur prédécesseurs prendront le relai. Le modèle de corvette hauturière et le calendrier de renouvellement complet des 6 frégates doit être établi dans la prochaine LPM[13].
Opérations

Ces navires sont en opérations permanentes, leur mission étant essentiellement de temps de paix.
- Prise d'otage du Ponant dans le golfe d'Aden en avril 2008 ;
- Opération Azalée de neutralisation de Bob Denard aux Comores ;
- Sierra Leone en 1995 ;
- Somalie en 1993.
Navires de la classe Floréal
Marine française
Les navires de la classe Floréal portent tous des noms de mois du calendrier républicain.
| Indicatif visuel | Nom | Mise sur cales | Mise à l'eau | Mise en service | Désarmée | Base navale |
|---|---|---|---|---|---|---|
| F730 | Floréal | Port de la Pointe des Galets | ||||
| F731 | Prairial | Papeete | ||||
| F732 | Nivôse | Port de la Pointe des Galets | ||||
| F733 | Ventôse | Fort-de-France | ||||
| F734 | Vendémiaire | Nouméa | ||||
| F735 | Germinal | Fort-de-France |
Marine marocaine
Galerie
-
Ventôse en escale à Curaçao. -
Hassan II en entretien à Concarneau. -
Germinal au large de Fort-de-France. -
Le Nivose devant Juan de Nova en 2020.
Notes et références
- ↑ « La Fayette : Il y a 20 ans, la France inventait la frégate furtive », sur Mer et Marine, (consulté le )
- « Frégates de surveillance », sur ministère des Armées
- ↑ « La frégate Germinal quitte Brest et rejoint sa nouvelle base toulonnaise », sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « Classe Frégate Floréal », sur Chantiers de l'Atlantique (consulté le )
- ↑ « L'Alouette III quitte le service actif après 60 ans de bons et loyaux services au sein de la Marine nationale », sur Air et Cosmos, (consulté le )
- ↑ « Coup de jeune pour l’artillerie des frégates Floréal, avec une nouvelle conduite de tir », sur lignesdedefense.ouest-france.fr, (consulté le )
- ↑ « Les frégates de surveillance évoluent », sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « Marine nationale : deux premières frégates de surveillance équipées de mini-drones Aliaca », sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « perdent le numéro de coque et leur nom », sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ Chantiers de l’Atlantique : le maintien en condition opérationnelle des frégates de surveillance prolongé de trois ans.
- ↑ (fr)Jean-Jacques Mercier, « Les Floréal sont de toutes saisons », DSI-Technologies, no 13, , p. 46-47 (ISSN 1953-5953)
- ↑ Laurent Lagneau, « La Marine nationale envisage de remplacer les frégates de type Floréal par des corvettes Gowind », (consulté le )
- ↑ « Actualisation de la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 : audition de l’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine », sur Assemblée Nationale,
Annexes
Bibliographie
- Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8 et 2-221-09744-0)
- Alain Boulaire, La Marine française : De la Royale de Richelieu aux missions d'aujourd'hui, Quimper, éditions Palantines, , 383 p. (ISBN 978-2-35678-056-0)
- Rémi Monaque, Une histoire de la marine de guerre française, Paris, éditions Perrin, , 526 p. (ISBN 978-2-262-03715-4)
Articles connexes
- Liste des frégates françaises
- Histoire de la marine française depuis 1789
- Liste des navires construits aux Chantiers de l'Atlantique
- Histoire de la construction navale dans l'estuaire de la Loire
- Liste des navires de la Marine Nationale
Liens externes
- « Floréal (F 730) », sur Marine nationale
- Portail de la Marine française

