Collectif Féministes Révolutionnaires

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| Fondation |
2016 |
|---|---|
| Origine |
Répression des mobilisations contre la loi travail Rassemblements féministes lors de cette mobilisation |
| Sigle |
CFR |
|---|---|
| Zone d'activité |
Surtout Île-de-France, peut entretenir des liens avec d'autres groupes FR en France et ailleurs |
| Type | |
| Forme juridique |
association |
| Domaine d'activité |
Luttes sociales, féministes, queer et autres |
| Objectif |
Égalité entre les êtres humains (en passant par la libération des femmes et des minorités sexuelles et de genre) révolution sociale Abolition des systèmes d'oppression (dont le patriarcat) |
| Méthode |
Événements militants et culturels, grève féministe, organisation de caisses de soutien, de veilles féministes, de maraudes, manifestations pacifiques, manifestations houleuses, Pink Blocs |
| Pays |
| Membres |
Au moins des centaines |
|---|---|
| Idéologie | |
| Positionnement | |
| Site web |
Le Collectif Féministes Révolutionnaires (CFR) ou les Féministes révolutionnaires d'Île-de-France, sont un collectif féministe révolutionnaire, anticapitaliste, antiraciste, en faveur des luttes LGBTQIA+ et plus largement intersectionnel francilien. Fondées en 2016 à Paris, après la répression des mobilisations contre la loi travail, d'autres groupes influencés ou similaires se créent dans leur sillage.
À partir de leur fondation, elles s'engagent dans un militantisme marqué par une diversité de pratiques, recouvrant l'organisation d'activités militantes comme des ateliers éducatifs, des initiatives de soutien aux travailleuses grévistes ou espaces queers, voire même l'aide à la restauration d'une cathédrale bâtie par un artiste mais aussi à des rassemblements plus revendicatifs, par exemple lors du mouvement des Gilets jaunes ou de certaines manifestations menées de concert avec d'autres groupes d'extrême gauche.
De manière générale, elles augmentent en nombre pendant leur première décennie, se développent et se fraient une place au sein de l'extrême gauche française. Si l'organisation débute comme une force marginale à sa fondation, en 2025, elle est capable d'empêcher le collectif Némésis de participer à la manifestation du 8 mars, un événement notable de l'histoire du féminisme contemporain en France marquant l'accroissement de son influence au sein du mouvement féministe.
Leurs rassemblements réunissent entre des centaines et des milliers de personnes et elles sont créditées comme ayant largement contribué au développement des pratiques militantes du Pink Bloc ou de la grève féministe en France.
Histoire
Fondation et premières années (2016-2019)
Le groupe des féministes révolutionnaires de région parisienne naît en 2016 à la suite du mouvement social contre la loi Travail, où de nombreuses militantes se retrouvent et commencent à organiser des actions communes, comme des assemblées générales (AGs) non mixtes Femmes et minorités de genre, à se politiser ensemble, à échanger, etc[1],[2],[3],[4].
Dans le cadre de la loi Travail, elles soutiennent que cette nouvelle loi est dommageable pour les travailleurs, les femmes mais aussi les personnes queer[3]. Vers la fin de l'année 2016, elles participent aux mobilisations contre le projet d'interdiction de l'IVG en Pologne ; certaines d'entre elles scandent : « enceintes ou avortées, c'est à nous de décider »[5].
En 2017, elles participent à la manifestation féministe du 8 mars, puis, en juin, aux manifestations du Front social contre la politique d'Emmanuel Macron[6],[7].
En 2019, les féministes révolutionnaires font partie du mouvement des Gilets jaunes, où elles sont parfois remarquées en tête de cortège[8]. En juin de la même année, elles participent à une journée de bénévolat pour aider la cathédrale érigée par l'artiste Jean Linard à Neuvy-Deux-Clochers[9].
Développement et actions (première moitié des années 2020)
2020
L'année suivante, les Féministes révolutionnaires mènent des journées de soutien aux femmes de chambre grévistes de l'hôtel Ibis Batignolles[4]. Lors d'une soirée menée avec les femmes de chambres grévistes, elles discutent de la manière de les aider et des problèmes les affectant[4].
2021
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En 2021, certaines d'entre elles participent à la marche lesbienne du 26 avril, réunissant plus de 10,000 personnes à Paris uniquement[10],[11],[12].
2022
Elles manifestent lors du 8 mars, à la fois à Paris et dénoncent les positions politiques affichées par Macron, qui se présenterait comme soutien de la cause des femmes tout en n'agissant pas du tout dans cette direction, selon elles[13]. Une féministe révolutionnaire y exprime au Monde son mécontentement contre le fait que la sécurité serait le sujet que tous les candidats politiques développeraient, tandis que les femmes seraient oubliées[13].
Des slogans disant « Le cis-tème capitaliste tue, féministes révolutionnaires dans la rue » sont repris à Bruxelles[14].
2023
En 2023, les féministes révolutionnaires participent à la journée internationale des femmes de nouveau, comme chaque année[15].
En novembre, elles participent à la manifestation féministe menée contre les violences sexistes et sexuelles (VSS)[16]. En résumant leur pensée au sujet de la situation, elles déclarent[16] :
Le gouvernement Macron n'a rien fait pour protéger les victimes. Au contraire, leur politique favorise [les violences], en nous appauvrissant, ce qui entretient les violences.
2024
L'année suivante, les féministes révolutionnaires mènent une manifestation en novembre dirigée contre les violences faites aux enfants et aux bébés, qui seraient les « grands oubliés » des luttes sociales[17]. Cette manifestion est organisée par le Collectif enfantiste et le CFR se joint à cette organisation[17].
2025 : expulsion de Némésis à Paris et mobilisations en France

En janvier, elles organisent l'événement « Retour de flamme : résistance féministe face à l’extrême droite », qui réunit plus d'un millier de personnes et rassemble de nombreuses organisations[18].
Lors de la journée internationale des femmes, les militantes entrent en conflits avec le collectif fémonationaliste Nemesis, qui cherche à occuper des espaces dans les manifestations féministes pour se légitimer[19],[20],[21]. Elles refusent catégoriquement de marcher aux côtés de celles-ci, et sont critiquées par Bruno Retailleau, alors ministre d'Intérieur proche de l'extrême droite, qui met en place un cordon de sécurité de CRS près du rassemblement de Némésis afin de les protéger si elles cherchent à se mêler à la manifestation féministe[19].
Les militantes du groupe fémonationaliste se réunissent et cherchent à rejoindre la manifestation principale, mais les féministes révolutionnaires refusent de la lancer[19]. Elles utilisent en particulier leur camion afin de diffuser des messages disant : « Ceci est un message à l'attention de toutes les manifestantes et les manifestants. Des militants d'extrême droite essaient de s'infiltrer dans la manifestation » et qu'elles ne se mettront pas en mouvement tant que ce risque se maintiendrait, ce qui retarde la manifestation de deux heures mais force les membres du groupe d'extrême droite à rebrousser chemin devant l'hostilité de la foule et l'impossibilité de le faire[19].
En mai, elles participent au village antifasciste organisé à Paris[22].
2026

En 2026, l'organisation participe avec d'autres à la journée internationale des femmes, à laquelle elles donnent une orientation anticoloniale et anti-impérialiste suite à la guerre lancée contre l'Iran par Donald Trump et au génocide des Palestiniens en cours[23].
En avril, elles organisent un rassemblement consacré à l'anarcha-féminisme et à la figure d'Emma Goldman[24].
Autres collectifs et actions
Féministes révolutionnaires de Nantes (2020 ? - 2025)
En 2020, les Féministes révolutionnaires de Nantes participent à la journée internationale des femmes en organisant un rendez-vous avec le collectif Tous en grève[25]. Lors de ce rassemblement, elles appellent « à une grève de 24 heures du travail rémunéré, des tâches domestiques et de soins, grève de l’éducation et grève de la consommation »[25]. Plus tard dans la soirée, elles mènent une marche en non-mixité[25]. En septembre, elles sont entre 300 et 400 à manifester dans les rues de la ville pour réclamer une rentrée féministe et sociale[26].
Le mois suivant, les Féministes révolutionnaires de Nantes manifestent aux côtés de Nantes Révoltée, SapphoGang et d'autres organisations féministes et d'extrême gauche nantaises[27]. Cette manifestation s'oppose aux mobilisations lancées par la Manif' pour tous contre la loi bio-éthique[27].
En juin 2022, les féministes révolutionnaires de Nantes mènent des rassemblements « Défense du droit à l’IVG »[28] et en juin 2025, elles participent un front commun contre Pierre-Édouard Stérin[29].
Féministes révolutionnaires de Poitiers (?-présent)
En 2025, les féministes révolutionnaires de Poitiers (FRAP) organisent une manifestation qui « mobilise très fortement », selon La Nouvelle République[30].
Féministes révolutionnaires de Nîmes (années 2020)
En 2023, à Nîmes, des conflits se produisent lors du rassemblement de la journée internationale des femmes, entre, d'un côté, des membres de la Confédération nationale du travail (CNT), la principale organisation anarcho-syndicaliste en France et des féministes révolutionnaires non affiliées avec le collectif[31], qui sont souvent anarcha-féministes et critiquent le fait que les syndicats cherchent à s'emparer de la cause des femmes, et de l'autre, l'intersyndicale qui essaie de garder le contrôle de la manifestation[31].
Finalement, l'intersyndicale, dépassée par les nombres des féministes révolutionnaires en question, décide de les laisser passer devant[31]. Elles sont décrites par le commandant de gendarmerie comme « incontrôlables, car sans leader »[31].
Pratiques et pensée
Pratiques
Horizontalité des structures et autogestion
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L'organisation est marquée par un refus du caractère hiérarchique des organisations (partis, syndicats, etc) traditionnelles de gauche et par une attention particulière à la pratique de l'autogestion militante[1].
Soutien de la « grève féministe »
Les militantes réutilisent et développent largement le concept et la pratique de la grève féministe[1]. Il s'agit d'une interruption de travail, recouvrant à la fois le travail salarié, domestique et reproductif et vue comme une « interruption [immédiate] de tous les rapports de pouvoir qui nous assujettissent »[1].
Moyens de propagande
Le collectif publie son propre journal, intitulé Tant qu’il le faudra et est remarqué comme disposant d'une présence au sein des lycées, universités ou quartiers populaires en Île-de-France[1].
Pensée
Féminisme et anti-capitalisme, un modèle pour la pensée intersectionnelle du CFR
Un des aspects principaux du CFR, qui explique aussi sa fondation, est l'idée que les luttes féministes ne doivent pas délaisser les luttes anti-capitalistes[1]. Le constat que font certaines des fondatrices, alors influencées par le féminisme marxiste, selon lequel un certain nombre d'organisations ou revendications féministes auraient perdu ce caractère révolutionnaire, est en effet une des raisons idéologiques centrales de la fondation du collectif[1].
La pensée du groupe fait ainsi une auto-critique de certains aspects du mouvement féministe plus général, en particulier ses tendances libérales ou conservatrices[1].
Convergence des luttes
En se fondant sur cette première orientation matérialiste et révolutionnaire, qui articule leur pensée, les féministes révolutionnaires l'élargissent à toutes formes et systèmes de domination ou d'oppression, une position philosophique et politique connue sous le nom d'intersectionnalité ou de convergence des luttes[1]. Ainsi, les féministes révolutionnaires se veulent à la fois féministes, queer, antiracistes, anticapitalistes, anti-islamophobes, anti-classistes, etc[1],[2].
Postérité
Rôle de délimitation au sein du mouvement féministe en France
Les Féministes révolutionnaires sont remarquées par la journaliste et chercheuse en études du genre Léane Alestra, comme étant l'une des organisations féministes principales, avec Kessem et NousToutes, à entreprendre de s'opposer aux tentatives de récupération menées par le collectif d'extrême droite Némésis dans la première moitié des années 2020, cette question étant l'un des problèmes politiques importants traversant le mouvement féministe en France pendant cette période[32].
Selon Politis, l'influence gagnée par les Féministes révolutionnaires depuis leur fondation se manifeste dans le fait qu'elles sont capables, en 2025, d'exclure Némésis de la manifestation de la journée internationale des femmes - ce que Politis note comme étant un événement marquant l'exclusion définitive de Némésis du mouvement féministe ; leur action serait donc déterminante dans cet instant notable du mouvement féministe français contemporain[19],[33].
Influence sur l'extrême gauche en France
Selon L'Humanité, elles font pleinement partie de la « relève » qui se produit au sein des mouvements d'extrême gauche dans la première partie du XXIe siècle et est caractérisée par une forte pénétration des militantes et sujets féministes au sein de l'extrême gauche française[15]. Par ailleurs, elles s'impliquent de manière significative dans le développement et la propagation de la pratique des Pink Blocs en France, une stratégie inspirée par celle du black bloc, importante dans les luttes sociales au moins depuis les manifestations de 1999 à Seattle[3],[34].
Soutien aux autres organisations visées par la répression du « tournant autoritaire français » (2017-?)
Dans le cadre du « tournant autoritaire français », pour reprendre la terminologie utilisée par les chercheurs Julien Talpin et Antonio Delfini afin de désigner la période ouverte par le premier quinquennat de Macron qui se caractérise par une attitude de l'État français particulièrement répressive à l'égard des associations et groupes d'extrême gauche et matérialisée par les interdictions (parfois invalidées par la justice) de Nantes Révoltée, du Bloc Lorrain, de la GALE, des Soulèvements de la Terre ou de la Jeune Garde, les féministes révolutionnaires apportent leur soutien à certaines de ces organisations, comme la Jeune Garde, après leur dissolution[35],[36].
Références
- Bantigny 2025, p. 375-378.
- « D'où vient-on ? », sur Les Féministes Révolutionnaires, (consulté le )
- « Pink bloc : Ces LGBT qui se mobilisent et défilent contre la politique Macron », sur TÊTU (consulté le )
- Timothée de Rauglaudre, « Un collectif queer organise deux soirées en soutien aux grévistes de l'hôtel Ibis Batignolles », sur TÊTU, (consulté le )
- ↑ « IVG : rassemblement à Paris contre le projet d'interdiction en Pologne », sur Le Parisien, (consulté le )
- ↑ Irène Despontin Lefèvre, « Négocier sa position en et hors ligne en terrain féministe: Retour sur une approche (n)ethnographique auprès du collectif #NousToutes (2018-2021) », Communication, vol. vol. 40/2, , p. 21 (ISSN 1189-3788 et 1920-7344, DOI 10.4000/communication.18019, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le Front social et les luttes écologistes se forment face à Macron », sur Reporterre, le média de l'écologie - Indépendant et en accès libre, (consulté le )
- ↑ Alain Rebetez, « Et si on allait voir ce qui a changé chez les « gilets jaunes » ? », Le Matin, , p. 2
- ↑ « L‘association assure une série d’événements », Le Berry Républicain, (lire en ligne)
- ↑ « Manifestation de lesbiennes "racisées", entre hétérophobie et sectarisme », sur Valeurs actuelles, (consulté le )
- ↑ « "Marche lesbienne" à Paris : plusieurs milliers de personnes défilent en faveur de la PMA pour toutes », sur Franceinfo, (consulté le )
- ↑ Hélène Guinhut, « « PMA reportée, gouines révoltées » : pour la première fois, les lesbiennes marchent seules - Elle », sur Elle, (consulté le )
- Cécile Bouanchaud, « Dans le cortège du 8-Mars, les manifestantes dénoncent le « bla-bla-bla » du quinquennat d’Emmanuel Macron », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Quelque 4.800 personnes manifestent pour les droits des femmes à Bruxelles », sur La Libre.be, (consulté le )
- « À Paris, les féministes et la relève », sur L'Humanité, (consulté le )
- Virginie Ballet, « Manifestation contre les violences faites aux femmes : «Il est temps que le gouvernement nous écoute» », Libération, (lire en ligne)
- « La révolution enfantiste est en marche » : on est allé au rassemblement « contre les violences faites aux enfants et aux ados », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
- ↑ « Coordination féministe : 25 janvier, face au fascisme, contre-attaque féministe », sur Union communiste libertaire (UCL) (consulté le )
- Michel Soudais, « 8 mars 2025 : « Le jour où le mouvement féministe a repoussé l’extrême droite » », sur POLITIS, (consulté le )
- ↑ Bérangère Lepetit, « « Pas question de marcher avec elles » : la manifestation du 8 Mars perturbée par la présence de l’extrême droite », sur Le Parisien, (consulté le )
- ↑ « 8 mars : 250 000 personnes dans la rue en France pour défendre les droits des femmes », sur L'Humanité, (consulté le )
- ↑ « Village antifasciste », sur L'Agenda Militant Indépendant (consulté le )
- ↑ Hugo Boursier, « 8 mars : féministes, faisons front contre l’extrême droite et les soutiens du génocide ! », sur POLITIS, (consulté le )
- ↑ « Anarchisme et féminisme : regards croisés », sur Paris Luttes, (consulté le )
- « Nantes. Trois manifestations de femmes ce week-end », Ouest-France, (lire en ligne)
- ↑ « Nantes. « La rentrée sociale sera féministe » scandent 300 à 400 manifestantes dans le centre-ville », Ouest-France, (lire en ligne)
- « Nantes. Loi bioéthique : manif contre et contre manif organisées en même temps ce samedi », Ouest-France, (lire en ligne)
- ↑ « Déstockage mercredi au Grand T », Presse Océan,
- ↑ « À Nantes, un front commun contre Stérin, malgré la préfecture », sur POLITIS, (consulté le )
- ↑ « À Poitiers, une mobilisation très forte pour les féministes révolutionnaires qui appellent à la grève », sur La Nouvelle République, (consulté le )
- « Nîmes : une "grève féministe" chaotique », sur Midi Libre (consulté le )
- ↑ Sophie Kloetzli, « “Le collectif Némésis se voit comme un cheval de Troie pour le fascisme” », sur Bon Pote, (consulté le )
- ↑ « 7 et 8 mars 2026, anatomie d’une victoire féministe », sur Problematik, (consulté le )
- ↑ Francis Dupuis-Déri, Les nouveaux anarchistes: de l'altermondialisme au zadisme, Textuel, coll. « Petite encyclopédie critique », (ISBN 978-2-84597-750-1), p. 66-67
- ↑ Julien Talpin, L'État contre les associations: Anatomie d'un tournant autoritaire, Paris, Textuel, , 240 p. (ISBN 978-2386290909), p. 214-215
- ↑ « « Désormais, on sait à quelle violence on va être confrontés » : face à la montée de l’extrême droite, les antifas misent sur l’unité », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Ludivine Bantigny, Nous ne sommes rien, soyons toutes ! Histoire de femmes en lutte et de luttes féministes, de la Révolution à nos jours, Paris, Seuil, (ISBN 978-2-02-157921-5)
Liens externes
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