Collectif Golem

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Juives et Juifs révolutionnaires (d) |
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Le Collectif Golem est un collectif antiraciste et sioniste de gauche fondé le en France. Il est également présent en Belgique depuis .
Le collectif milite également contre la colonisation israélienne en Cisjordanie et pour un cessez-le-feu permanent à Gaza dans le cadre de la guerre qui s'y déroule. Il entend peser sur la prise en compte de l'antisémitisme au sein de la gauche radicale.
Fondation et composition
Le Collectif Golem est fondé le par des militants juifs de gauche, sous l'impulsion de l'avocat, membre de la Ligue des droits de l'homme (LDH)[1] et ancien membre de l'Union des étudiants juifs de France[2] Arié Alimi, le formateur à la lutte contre l'antisémitisme Jonas Pardo, et Jonas Cardoso[1].
Il compte également parmi ses membres fondateurs des militants issus de collectifs juifs antiracistes préexistants tels que Juives et Juifs révolutionnaires (JJR), l'Organisation révolutionnaire antiraciste antipatriarcale juive et le Réseau d'action contre l'antisémitisme et tous les racismes (RAAR)[3].
Il revendique à sa fondation 150 membres inscrits et réunit des juifs et des non-juifs se réclamant de la gauche antiraciste[4]. Deux mois plus tard, le collectif affirme compter plus de 350 membres[2], fédérés via une messagerie instantanée[1]. Il tire son nom d'une créature de la mythologie juive censée protéger les juifs contre les pogroms[3].
En , le collectif ouvre une antenne en Belgique[5].
Actions
Le lendemain de sa fondation, une cinquantaine de ses militants tentent de bloquer la participation du Rassemblement national et de Reconquête à la Marche contre l'antisémitisme à Paris, estimant ces partis antisémites, avant d'être repoussés par la police. L'action vise également à dénoncer l'absence d'une partie de la gauche, en particulier de La France insoumise, à ce rassemblement[4].
Lors d'un meeting de Sarah Knafo pour les élections municipales de 2026 à Paris, six militants de Golem sont expulsés de force après avoir perturbé l'événement. Quatre d'entre eux sont plaqués au sol et menottés à l'aide de bracelets en plastique, un usage de la force jugé illégal par le professeur de droit pénal Olivier Cahn. L'équipe de campagne de Knafo affirme que la sécurité a agi conformément à ses attributions[6].
Il mène également des actions de collage nocturne à Paris ainsi que des formations contre l'antisémitisme au sein d'organisations de gauche[2].
Orientation politique
Le collectif entend lutter contre toute forme de racisme, y compris l'antisémitisme, l'islamophobie et la xénophobie[1]. Ayant émergé dans le contexte de la guerre à Gaza, il milite contre la colonisation israélienne en Cisjordanie, pour un cessez-le-feu permanent à Gaza et la libération des otages du Hamas[2].
Il se donne pour objectifs de peser sur la prise en compte de l'antisémitisme au sein de la gauche radicale et à combattre les courants réactionnaires au sein de la minorité juive. En désaccord avec les collectifs antisionistes comme Tsedek ! ou l'Union juive française pour la paix, Golem refuse de défiler aux côtés d'organisations qu'il juge porteuses de discours antisémites, telles qu'Urgence Palestine. Ses militants considèrent que l'antisémitisme repose sur un « fantasme de puissance » propre à contaminer les discours anti-impérialistes et campistes[3].
Si le collectif affiche initialement l'ambition de réunir des Juifs « sionistes, asionistes et antisionistes », à partir de , la grande majorité de ses membres non sionistes quittent le groupe, à la suite de tensions internes décrites comme des dynamiques de harcèlement, après une première vague de défections de féministes et de militants queers en [7].
Références
- Marius Veillerot, « Marche contre l’antisémitisme : qu’est-ce que le collectif Golem, qui a barré la route à l’extrême droite ? »
, sur Le Parisien, (consulté le )
- Agence France-Presse, « Collage nocturne avec le Golem, collectif juif de gauche contre l'antisémitisme »
, sur L'Express, (consulté le )
- Anne Waeles, « Depuis le 7 octobre, la grande fracture des juifs de gauche »
, sur Le Monde des religions, (consulté le )
- Capucine Licoys, « Antisémitisme : Golem, un collectif de militants juifs mobilisés contre le RN »
, sur La Croix, (consulté le )
- ↑ « Belgique : le collectif Golem accuse le gouvernement de réduire le budget d’un organisme de lutte contre l’antisémitisme »
, sur The Times of Israël, (consulté le )
- ↑ Elsa de La Roche Saint-André, « Des coups et un militant menotté : que sait-on de l’exfiltration brutale du collectif Golem au meeting de Sarah Knafo ? »
, sur Libération, (consulté le )
- ↑ Sarah Benichou et Tal Madesta, « Depuis le 7-Octobre, des voix juives de gauche en ébullition »
, sur Mediapart, (consulté le )
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