Combat d'Ancenis

Combat d'Ancenis
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Château d'Ancenis, dessin de Thomas Drake et lithographie d'Henri Daniaud, 1860.
Informations générales
Date
Lieu Ancenis
Issue Victoire des patriotes
Belligérants
Républicains Paysans et mineurs révoltés
Commandants
• Julien Gaudin • Isidore Blondin d'Esigny
Forces en présence
Inconnues 4 000 à 5 000 hommes[1]
1 canon[1]
Pertes
2 morts[1] 12 morts[1]

Chouannerie

Batailles

Révoltes paysannes (1792-1793)
Coordonnées 47° 22′ 24″ nord, 1° 10′ 55″ ouest
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Combat d'Ancenis
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Combat d'Ancenis
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Combat d'Ancenis

Le combat d'Ancenis se déroule le dans la ville d'Ancenis (alors en Loire-Inférieure), à la suite d'une révolte paysanne contre la levée en masse lors de la Pré-Chouannerie. Il oppose les forces armées républicaines à des paysans et des mineurs insurgés. Les révoltés, après avoir conquis et pillé plusieurs bourgs patriotes, tentent de prendre Ancenis, mais sont repoussés par les gardes nationaux aidés des habitants.

Contexte

Le 24 février 1793, pour pallier le départ de l'armée des Volontaires nationaux, qui affaiblit énormement les armées républicaines, la Convention nationale décide d'une levée en masse dans toute la France. Début mars, les populations civiles s'opposent à cette conscription forcée, principalement en Bretagne, en Poitou et en Anjou ; les 10 et , l'insurrection y devient générale[2],[3]. La révolte est massive dans la Loire-Inférieure où la quasi-totalité des paroisses entrent en rébellion.

Une centaine de paysans s'emparent en premier lieu du bourg patriote de Saint-Mars-la-Jaille où un commissaire, Mathurin Terrier, est capturé et blessé par la foule. Dès lors l'insurrection s'étend ; le lendemain les insurgés, menés par René Gourdon, un ancien soldat de l'armée royale, se rassemblent à La Rouxière, et de là, au nombre de plusieurs milliers, marchent sur Varades. Les gardes nationaux locaux tentent de défendre la place mais ils sont rapidement mis en fuite, laissant un mort à la tour de la Verrerie, et abandonnant leur canon aux insurgés qui s'emparent de la petite ville[1].

Les paysans sont ensuite renforcés par les mineurs qui auparavant se sont rendus maîtres de Montrelais. Les insurgés retournent ensuite sur Montrelais, puis partent sur Saint-Herblon, où la demeure du prêtre constitutionnel est pillée, avec l'intention d'attaquer Ancenis ; de plus en plus d'hommes rejoignent au passage la troupe des révoltés. Ces derniers s'emparent du bourg patriote de Mésanger qui est livré au pillage ; un médecin est tué, d'autres patriotes sont blessés. Cependant des paysans rencontrent Isidore Blondin d'Esigny, ancien officier de cavalerie[4] ; ils décident de le mettre à leur tête pour prendre Ancenis, au grand dam de Gourdon[1].

Le combat

Le , les paysans et mineurs, au nombre de 4 000 à 5 000, avec 1 canon, 8 tambours et un drapeau rouge pris aux gardes nationaux de Varades, se présentent devant Ancenis défendue par les gardes nationaux et des habitants de la ville dirigés par l'administrateur Julien Gaudin. Un messager, Michel Vénard, se présente alors aux autorités de la ville porteur d'une lettre contenant les revendications des insurgés qui réclament : la fin de la conscription militaire, le retour des prêtres réfractaires, une baisse des impôts mobiliers, la restitution des armes saisies, une livraison de pain et quelques autres mesures économiques. Les autorités refusent et gardent prisonnier le messager[1].

Les insurgés passent alors à l'attaque au nord de la ville ; les gardes nationaux se replient alors à l'intérieur de la ville où ils luttent plus efficacement. Après 5 heures de combat, les insurgés abandonnent la partie et se replient. Les combats ont fait 12 morts du côté des révoltés et 2 morts du côté des patriotes[1].

Références

  1. Péan 2008, p. 163-176.
  2. Martin 2014, p. 37.
  3. Gras 1994, p. 16.
  4. René marquis de Belleval, Nobiliaire de Ponthieu et de Vimeu, Librairie B. Deflorenne, (lire en ligne), p. 181

Bibliographie

  • Yves Gras, La guerre de Vendée : 1793-1796, Paris, Economica, , 192 p. (ISBN 2-7178-2600-9).
  • Jean-Clément Martin, La guerre de Vendée 1793-1800, Paris, Points, coll. « Points Histoire », , 368 p. (ISBN 978-2-7578-3656-9)
  • Pierre Péan, Une blessure française : les soulèvements populaires dans l'Ouest sous la Révolution, 1789-1795, Paris, Fayard, , 325 p. (ISBN 978-2-213-63566-8), p. 163-176.
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