Le combat de La Touche a lieu le , pendant la Chouannerie.
Déroulement
Ce combat est rapporté dans les mémoires de l'officier chouan Toussaint du Breil de Pontbriand qui le place à la date du [Note 1]. D'après son récit, les républicains de Fougères sont informés ce jour-là de la présence des chouans au village de La Touche, à l'ouest du bourg de Landéan[1],[2],[3]. Guidée par des patriotes, une colonne sort de Fougères pendant la nuit, espérant les prendre par surprise[1],[2],[3]. Les chouans se retranchent dans les maisons et résistent une heure, avant de tenter une sortie[1],[2],[3]. La plupart réussissent à se sauver mais dix d'entre eux, dont un chef, le capitaine Bouéton, fils d'un vitrier de Fougères, sont tués[1],[2],[3].
« Une colonne de huit cents Républicains sortit de Fougères pendant la nuit et marcha sur la paroisse de Landéan, où l'on avait vu des Royalistes armés ; les guides qui les conduisaient ne les avaient pas trompés ; ils cernèrent le village de la Touche, où soixante soldats de du Boisguy avaient couché ; ceux-ci se défendirent plus d'une heure dans les maisons, mais, voyant leur perte infaillible, ils sortirent tous ensemble en faisant un feu terrible à droite et à gauche, et parvinrent ainsi à percer la colonne ennemie et à se sauver, mais ils perdirent dix hommes, dont un, nommé Bouéton, l'aîné, fut vivement regretté[2]. »
Christian Le Bouteiller, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères, , 839 p..
Paul-Marie du Breil de Pontbriand, Un chouan, le général du Boisguy : Fougères-Vitré, Basse-Normandie et frontière du Maine, 1793-1800, Paris, Honoré Champion éditeur, (réimpr. La Découvrance, 1994), 509 p. (lire en ligne).