Concepción Cáceres

Concepción Cáceres
Biographie
Naissance
Décès
Surnoms
La Princesa de Puente Genil, La Pasionaria de Puente Genil
Nationalité
Allégeance
Activité
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Idéologie
Conflit

Concepción Cáceres Jurado, née en 1886 à Puente Genil et décédée dans cette même ville en 1936, est une sage-femme espagnole, fusillée à l'arrivée des troupes franquistes, au début de la guerre civile espagnole.

Biographie

Concepción Cáceres Jurado est née en 1886 dans une famille de caractère libéral. Elle s'est formée comme sage-femme, profession qu'elle exerce à Puente Genil et dans les environs[1]. Elle s'est mariée avec le socialiste Marcos Deza Montero le à l'église de Jesús. En tant que sage-femme, elle prenait soin de femmes de toutes provenances sociales. Mais fidèle à ses idées socialistes, elle se faisait payer selon les ressources de chaque femme[2],[3].

En 1930, elle fait l'objet d'une procédure engagée contre elle par le maire de Puente Genil, Antonio Romero Jiménez. Concepción Cáceres a dénoncé le fait devant le Collège des sages-femmes de Cordoue, qui l'a soutenue, comme en témoigne la presse de l'époque. En 1933, elle est accusée d'être la meneuse d'un groupe de femmes de gauche qui ont lapidé d'autres femmes membres du groupement Action féminine. La nouvelle est rapportée dans le quotidien catholique El Defensor de Cordoba, journal conservateur qui s'opposait frontalement au gouvernement républicain[4],[5],[6].

Elle fut surnommée « La Princesa » et « La Pasionaria de Puente Genil », vraisemblablement en raison de ses qualités oratoires et de son activisme politique. On lui a reproché d'avoir brodé le drapeau avec lequel défilait le Corps de métier des maçons lors de la Journée internationale des travailleurs. Elle a aussi défilé avec le drapeau républicain lors de la parade qui fêtait l'avènement de la Seconde République[7],[8]. D'après son dossier, elle aurait défilé « vêtue uniquement du drapeau »[9].

Puente Genil est prise par les troupes insurgées, à la tête desquelles était le commandant Antonio Castejón Espinosa, le . Ces troupes sont parties de Séville le avec l'objectif de prendre la localité. L'occupation a été rapide et la répression a commencé aussitôt[10].

Cáceres Jurado a été accusée d'être socialiste, et pour cette raison arrêtée chez elle et fusillée[11]. Son compagnon, Marcos Deza Montero, lui, a pu fuir à temps.

Reconnaissance et postérité

  • À Puente Genil, une rue porte son nom[12],[13].
  • En 2017, la maison de la culture de Puente Genil consacre une exposition de photos aux femmes remarquables de la commune, où figure Concepción Cáceres Jurado[14].

Bibliographie

  • Dolores Ruiz Berdún (es) et Alberto Gomis Blanco (es). Compromiso social y género: la historia de las matronas en España en la Segunda República, la Guerra Civil y la Autarquía (1931-1955). Mairie d'Alcalá de Henares, (ISBN 978-84-15005-44-5).

Références

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Concepción Cáceres » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ « Proyecto "Conocimiento QR" Puente Genil », sur www.conocimientoqr.es (consulté le )
  2. ↑ (es) « La huella de las matronas en el callejero español - Revista Matronas », Enfermería21 (consulté le )
  3. ↑ « Marcos Deza Montero | Todos los Nombres », www.todoslosnombres.org (consulté le )
  4. ↑ (es) Ministerio de Cultura y Deporte, « La voz : diario gráfico de información: Año XI Número 4059 - 1930 noviembre 30 », prensahistorica.mcu.es, (consulté le )
  5. ↑ (es) Ministerio de Cultura y Deporte, « La voz : diario gráfico de información: Año XI Número 4036 - 1930 diciembre 4 », prensahistorica.mcu.es, (consulté le )
  6. ↑ (es) Ministerio de Cultura y Deporte, « El defensor de Córdoba : diario católico: Año XXXV Número 11404 - 1933 noviembre 14 », prensahistorica.mcu.es, (consulté le )
  7. ↑ (es) El Día de Córdoba, « Mujer, matrona y revolucionaria », El Día de Córdoba, (consulté le )
  8. ↑ « Matronas víctimas de la Guerra Civil española », asclepio.revistas.csic.es (consulté le )
  9. ↑ (es) « Las matronas depuradas durante el franquismo » (consulté le )
  10. ↑ (es) « La fosa numero 21 », Memoria Pública, (consulté le )
  11. ↑ « Las matronas depuradas durante el franquismo | Asociación para la Recuperación de la Memoria Histórica » [archive du 9 de febrero de 2022], memoriahistorica.org.es (consulté le )
  12. ↑ (es) « Calle Matrona Concepción Caceres - Callejero de Puente Genil - Callejero.net », puente-genil.callejero.net (consulté le )
  13. ↑ « La huella de las matronas en el callejero español », matronas hoy,‎ (lire en ligne)
  14. ↑ (es) « Puente Genil expone unas fotografías de mujeres relevantes de su historia reciente como homenaje » (consulté le )

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