Créole français de Grenade

Créole français de Grenade
Pays Grenade
Région Grenade, Carriacou, Petite Martinique, Trinité
Nombre de locuteurs 2 300 (en 2004)[1]
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle Drapeau de Grenade Grenade

Le créole français de Grenade est une variante du créole antillais[1]. À Grenade et parmi les Grenadiens, il est appelé patois ou kéyòl-la-gwinad. Cette langue est également parlée à Carriacou, Petite Martinique et Trinité (sous une forme légèrement différente appelée créole français trinidadien.

Histoire

Après plusieurs tentatives infructueuses de colonisation de l'île par les Européens en raison de la résistance des Caribes qui y résidaient, la colonisation française commence en 1649 et se poursuit pendant le siècle suivant. Le , la Grenade est cédée aux Britanniques en vertu du traité de Paris. La domination britannique se poursuit jusqu'en 1974 (à l'exception d'une brève prise de contrôle française entre 1779 et 1783). La langue commence à disparaître dans les années 1940 et 1950. Depuis, la plupart de la population parle le créole anglais de Grenade, mais certaines communautés conservent le créole (en particulier les personnes âgées).

Quelques mots et expressions

  • Bébé : idiot[2] ;
  • Bondjé ! : bon Dieu ![2] ;
  • Disabill (littéralement « dishabile ») : négligé ou délabré[3] ;
  • Dou-dou (doux) : chéri(e), un terme affectueux[2] ;
  • Djoukoutou : mot qui renvoie à « même quelqu'un d'aussi insignifiant que toi »[2] ;
  • Flambo : flambeau[2] ;
  • Fet : fête[2] ;
  • Galé : galeux[2] ;
  • Ladjabless : La Diablesse : une femme diabolique issue du folklore caribéen[4] ;
  • Lougarou : loup garou ;
  • Shado beni (chardon béni) : Eryngium foetidum, une herbe utilisée pour la cuisine ;
  • Soungoo : sans goût[2] ;
  • Takté : tacheté (en parlant de la peau ou d'un fruit)[2]
  • Tébé : débat[2] ;
  • Too-tool-bay ; totalement bête[4] ;
  • Toot bagay (tout bagage) : tout et rien[2] ;
  • Zagada : lézard (en parlant d'une espèce généralement trouvée à Grenade, en Amérique du Sud, et dans les autres îles caribéennes[5].

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Grenadian Creole French » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) « Saint Lucian Creole (Grenada) », sur Ethnologue.
  2. (en) Marise La Grenade-Lashley, Mwen Ka Alé: The French-lexicon Creole of Grenada: History, Language and Culture, Aventine Press, , 154 p. (ISBN 978-1593309039, lire en ligne).
  3. ↑ (en) « A (Very) Private Resident's View of The Grenadian by Rex vs. Government of Grenada », sur nowgrenada.com (consulté le ).
  4. (en) Alister Hughes, « The Influences of French Creole on the Grenadian "Language" », sur Montray Kréyol (consulté le ).
  5. ↑ (en) Paul Crask, Grenada, Carriacou and Petite Martinique, Bradt Travel Guides, , 1re éd. (ISBN 978-1841622743, lire en ligne), p. 27.

Annexes

Bibliographie

  • (en) Marguerite-Joan Joseph, Lingering Effects of an Ancient Afro-Romance Language on Common Speech in the Caribbean Island of Grenada (2012).
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