Cui Rong

Cui Rong
Naissance

Comté de Quanjie, préfecture de Qizhou, Empire chinois
Décès
(à 53 ans)
Lieu de décès inconnu
Nom dans la langue maternelle
崔荣 (Cui Rong)
Nom de naissance
崔融 (Cui Rong)
Autres noms
nom de courtoisie : Ancheng (安成)
Nationalité
Activités
Autres activités
Famille
Cui clan of Qinghe (en)
Père
Cui Xianjie (崔县解) (vice-magistrat du comté de Yijun)
Enfants
Cui Qiao (d)
Cui Yuxi (d)
Distinction
seigneur du comté de Qinghe (河县子)
titre posthume : Wen (谥号“文”), le sage.

Cui Rong (chinois : 崔荣 ; chinois traditionnel : 崔融 ; pinyin : Cuī Róng ; Wade : Ts'ui Jung) (653-706), avec le prénom de courtoisie Ancheng (安成) est un fonctionnaire et un poète chinois des dynastie Tang et dynastie Zhou. Selon l’Ancien livre des Tang, Cui Rong vient du comté Quanjie, préfecture de Qizhou[1], (aujourd’hui Zhangqiu, Shandong). Il fait partie du groupe les « Quatre amis de la littérature » (文章四友)[2]. Il meurt en 706.

Ses ancêtres

Il est important de mentionner ses origines. Ses ancêtres appartiennent à une puissante famille aristocratique du Nord durant les périodes Sui et Tang, renommée pour ses nombreux talents littéraires et intellectuels. Plusieurs d’entre eux ont réussi les examens impériaux, ont été premiers ministres et ont joué un rôle important à la cour et dans le monde littéraire[3].

Biographie

Cui Rong naît en 653[2] dans une famille avec une excellente tradition familiale et une riche culture. Il réussit les examens impériaux des huit disciplines[2] et devient jinshi en 676. Sous le règne de Zhongzong alors prince héritier, Cui Rong est lecteur officiel et rédacteur principal des mémoires et des demandes pour la cour de l’Est[4] vol. 68. En août 680, lorsque Zhongzong est destitué, ses partisans sont tous exécutés, mais Gaozong pardonne aux autres serviteurs de la cour de l’Est et ils retrouvent leur poste, Cui Rong en fait partie[2]. En 681, il est nommé chef de la porte du palais, puis érudit académicien à la bibliothèque Chongwen[4] vol. 68. Il fréquente les poètes de cour Li Jiao, Su Weidao, Du Shenyan, et il forme avec eux le groupe des « Quatre amis de la littérature »[a 1],[5].

Pendant la période Shengli (697-700), Cui Rong est promu et passe du poste de militaire à Weizhou au poste de secrétaire adjoint, puis il occupe les fonctions de secrétaire droit et secrétaire littéraire[6]. En 700, il est nommé chef de district de Wuzhou, avant d’être rappelé comme directeur au ministère du Culte. La même année, il irrite Zhang Changzong — le favori de l’impératrice Wu Zetian[a 2] — et il est dégradé au poste de gouverneur de Yuanzhou, mais bientôt, sous le règne de l’ère Chang’an de Wu Zetian (vers 701), il est rappelé comme directeu de l’académie impériale chargé de rédiger les édits impériaux[4] vol. 68. Par la suite, il est promu, en 702 au poste de chercheur à la Bibliothèque du Phénix tout en assumant la tâche d’historien officiel dans la compilation de l’histoire nationale[4] vol. 68. Deux ans plus tard, Cui Rong devient adjoint au bureau des cérémonies, tout en continuant à rédiger les édits impériaux. Comme Rong écrit avec élégance et raffinement, les grandes œuvres officielles lui sont souvent confiées par ordre impérial[4] vol. 68 , [7] vol. 114, bio 39. Deux ans plus tard, pour sa contribution à la précompilation des annales des règnes de Wu Zetian, il est titré « seigneur du comté de Qinghe ». En rédigeant l’éloge funèbre pour l’impératrice Wu (morte en décembre 705), il s’épuise à penser intensément, tombe malade et meurt brusquement en 706[8].

L’empereur Zhongzong (r. de 705-717), en reconnaissance des services de lecteur impérial de Cui Rong lui décerne à titre posthume le poste d’inspecteur de Weizhou et lui attribue le nom posthume « Wen » (文), le lettré[a 3].

Descendance

Les descendants de Cui Rong comptent plusieurs personnalités politiques remarquables. Son fils Cui Qiao a été ministre des Rites, son petit-fils Cui Yi a été sous-secrétaire au ministère de l’Eau et conseiller du prince héritier, et deux autres descendants ont occupé la fonction de premier ministre sous les empereurs Tang Xuanzong et Tang Zhaozong.

Poésie

Cui Rong écrit avec une élégance exquise, sans égal à son époque. Ayant vécu à l’époque de l’impératrice Wu Zetian (r. de 690-705) et occupant un poste à la cour, l’expérience de Cui Rong et son style littéraire ne peuvent échapper aux aléas de ce genre de vie: il suit la tendance en écrivant des œuvres de louange vantant les mérites et flattant les courtisans. Parce qu’il a eu une courte expérience militaire, Cui Rong a écrit quelques poèmes frontaliers dont La lune sur les montagnes de la frontière (voir ci-dessous), poèmes appartiennent au genre de poésie de frontière.

Œuvres

  • Poésie complète des Tang (全唐詩) : conserve un volume de ses poèmes et quatre volumes de ses écrits[8].
  • Etc.

Poème

La lune sur les montagnes de la frontière (关山月)

Chinois

月出西海上,
气逐边风壮。
万里照关山,
苍茫非一状。

汉兵开郡国,
胡马窥亭障。
夜夜闻悲笳,
征人起南望。

Traduction libre

La lune se lève sur la mer de l’Ouest,
Son éclat suit les vents puissants des frontières.
Elle éclaire dix mille lis de cols et de monts,
Le paysage est vaste et changeant.

Les soldats Han établissent leurs commanderies,
Les chevaux des Hu guettent les tours de guet.
Chaque nuit on entend les lamentations des cors,
Les conscrits se lèvent et regardent vers le sud.


Notes et références

Notes

  1. Les Quatre amis de la littérature (文章四友) sont les poètes du début de la dynastie Tang, 李峤 (Li Qiao), 苏味道 (Su Weidao), 崔融 (Cui Rong) et 杜审言 (Du Shenyan). Ils étaient tous des lettrés officiels de la cour, occupant de hautes fonctions, et écrivaient abondamment des poèmes de cour dans les jardins impériaux, pavillons et terrasses, ce qui leur permit de se faire remarquer en leur temps par leurs écrits.
  2. Zhang Changzong était un fonctionnaire et un général très influent sous l’impératrice Wu Zetian. Il est l’un des favoris de l’impératrice. Avec son frère Zhang Yizhi, il a gagné un grand pouvoir lors règne de Wu Zetian. Tous deux ont été promus à plusieurs reprises et ont exercé une forte influence politique avant d’être tués lors d’un coup d’État en 705 qui mit fin au règne de Wu Zetian.
  3. Les noms et titres posthumes sont attribués par la cour impériale.

Références

  1. (zh) Zhao Ying (赵瑩), Liu Xu (刘昫); Zhang Zhao (张昭), Jia Wei (贾纬), Zhao Xi (赵熙), et autres sous les Jin postérieurs, Ancien livre des Tang (c : 旧唐书; t崔融传), Shuju,‎ ordonné en 941, achevé en 945
  2. (zh) Chen Guanming, « 文章四友”年谱, 崔融年谱 (Chronologie des Quatre amis de la littérature), Chronologie de Cui Rong », Recueil d’articles scientifiques de l’Institut de recherche sur les textes classiques de l’Université normale de Tianjin, Département de chinois de l’Institut normal de Yantai, vol. 4,‎ , p. 60-70
  3. (zh) « 出身于“崔氏家族”的济南诗人崔融 (Cui Rong, poète originaire de Jinan, issu de la famille Cui.) », sur Sohu.com, Hebei,‎ (consulté le )
  4. (zh) Peng Dingqiu, 全唐詩 (Poésie complète des Tang), Pékin, Zhonghua Shuju,‎ (ISBN 9787101017168)
  5. (zh) Hu Jing (dir.), Chen Youjin, Wang Furen et coll., 文学百科大辞典 (Dictionnaire encyclopédique de la littérature), Pékin, Huá Líng Press,‎ , p. 386
  6. (zh) « 崔融 (Cui Rong) », sur Baike.baidu, Pékin,‎ (consulté le )
  7. (zh) Ouyang Xiu, Song Qi et d’autres (dynastie Song du Nord), 新唐書 (Nouveau livre des Tang),‎ année 1060, tableau 12, généalogie des premiers ministres, famille Cui divisée en 10 branches
  8. (zh) 中国文学家大辞典 (Grand dictionnaire des littéraires chinois), vol. Tang et cinq dynasties, Pékin, Maison d’édition Zhonghua,‎

Liens externes

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