Culture d'Ozieri
| Autres noms | Culture de San Michele |
|---|---|
| Lieu éponyme | Grotte de San Michele |
| Répartition géographique | Sardaigne |
|---|---|
| Période | Néolithique / Âge du cuivre |
| Chronologie |
vers à (Ozieri I) vers à (Ozieri II) |
Objets typiques
céramique
La culture d'Ozieri, anciennement dénommée culture de San Michele, est une culture préhistorique de la fin du Néolithique / âge du cuivre qui s'est développée en Sardaigne entre 4000 et Cette culture prénurargique est caractérisée par sa céramique et connue par ses villages et ses très nombreux hypogées (domus de janas) répartis sur tout le territoire sarde.
Origines et développement
Sur la base de comparaisons entre les céramiques d’Anghelu Ruju et d’autres du monde égéen, Antonio Taramelli avait émis l’hypothèse d’une forte composante orientale « […] dans la civilisation énéolithique de la Sardaigne »[1]. La culture d'Ozieri a été définie à partir des abondantes découvertes, réalisées à partir de 1914 dans la grotte de San Michele située à Ozieri, d'un type de céramique caractéristique[2], et qui jusqu'alors n'avait été retrouvé que de manière sporadique[3]. Des traces archéologiques de la culture d'Ozieri ont été retrouvées dans toute la Sardaigne et accessoirement de manière très limitée dans la Corse voisine[4]. Giovanni Lilliu rassemble l'ensemble de ces découvertes et définit une culture autonome, la culture d'Ozieri, qu'il rattache au Néolithique récent, hypothèse désormais globalement partagée par la communauté scientifique[1]. Bien que des influences extra-insulaires d'autres cultures méditerranéennes soient probables[1],[3], comme en témoignent des figurines en os présentant une forte similitude avec les idoles des Cyclades[5], la culture d'Ozieri trouve probablement son origine dans la culture de Bonuighinu et elle est étroitement liée au faciès culturel précédent de San Ciriaco[1],[3],[5],[6],[7]. De nombreux traits culturels qui vont largement se développer durant la période Ozieri sont déjà identifiables durant la période San Ciriaco, au premier rang desquels l'hypogéisme des domus de janas[1],[8].
Pour certains chercheurs, le faciès de San Ciriaco constituerait le moment initial du Néolithique récent, suivi d'un Ozieri « classique »qui ne dispraîtrait pas au Néolithique mais se prolongerait dans un horizon tardif dit « sub‑Ozieri » ou Ozieri II, correspondant aux débuts de l’âge du Cuivre[1]. La fouille des sites d'habitat préhistoriques de Su Coddu à Selargius et de Terramaini, dans les années 1980, ont conduit à la définition d'une dérivation du faciès Ozieri « classique » appelé dans un premier temps « sub-Ozieri »[9]. Ultérieurement, ces deux faciès culturels de la culture Ozieri ont été rebaptisés « Ozieri I » (vers à ) et « Ozieri II » (vers à ), les deux faciès étant partiellement contemporains[10]. La période Ozieri I est très bien documentée par un nombre important de datations au radiocarbone, dont les plus importantes sont celles de la tombe II de San Benedetto (Iglesias)[10].
L'archéologie Giuseppa Tanda a proposé d'identifier quatre phases chronologiques[1] :
- Phase I : période San Ciriaco, transition entre Néolithique moyen et Néolithique récent, ou phase finale du Néolithique moyen, ou phase initiale du Néolithique récent.
- Phase II : Ozieri, avec apparition de nouvelles formes vasculaires (vase‑panier, pyxide, tripode), de techniques et typologies décoratives absentes de la phase I, et d'une présence notable de statuettes en marbre ou en argile.
- Phase III : Ozieri, avec des décorations moins envahissantes, plus rigides.
- Phase IV : sub‑Ozieri, parfois avec des objets métalliques en cuivre ou en argent (âge du Cuivre).
La culture d'Ozieri correspond à la grande effervescence culturelle qui se manifeste tout au long du IVe millénaire av. J.-C. en Sardaigne, entre le Néolithique final (Ozieri I) et l'âge du cuivre ancien (Ozieri II). Des milliers de grottes funéraires, d’habitats, de menhirs, de complexes mégalithiques et de dolmens témoignent de la vitalité de cette culture et du fort accroissement démographique qui caractérise l’île entre 4100 et 3500 av. J.-C.[1] Diffusée dans toute l’île, mais avec des zones de plus forte densité (Sassari, Alghero, Oristano, Campidano) par rapport à d’autres où elle apparaît plus sporadique et rare, la culture d’Ozieri représente le moment le plus abouti de la préhistoire sarde[1].
Céramiques
La céramique de la culture d'Ozieri se distingue souvent par sa qualité, par la variété de ses formes et de ses décors[1]. Les céramiques de la culture d’Ozieri correspondent à l'apogée de la céramique préhistorique en Sardaigne préhistorique, tant par la variété typologique des formes que par la vivacité et l’exubérance de leur décoration. Durant la période Ozieri II, les céramiques conservent leurs formes classiques mais leur décor exubérant, qui avait marqué la première phase, semble s'atténuer au profit de la céramique peinte et certaines formes vasculaires, telles que les vases‑panier et les pyxides, typiques de l’Ozieri classique disparaissent[11],[12].
Typologie
À côté de vases traditionnels de la phase Bonu Ighinu–San Ciriaco (coupelles hémisphériques, bols carénés, vases globulaires à col distinct), apparaissent des formes entièrement nouvelles (vase‑panier, pyxide et tripode) qui évoquent d’autres contextes culturels du bassin oriental de la Méditerranée[11]. La grande variété des formes de vases indique une spécialisation des usages auxquels ils étaient destinés, qu'ils soient domestiques (paniers, amphores à col, vases sur trépied, bols) ou cultuels (pyxides à couvercle)[13].
Les vases‑panier présentent une forme tronconique et des parois au profil légèrement concave, tandis que les pyxides tendent à se resserrer vers l’ouverture et sont munies de couvercles ; tous deux sont généralement richement décorés, alors que le tripode, en tant que vase de cuisson, est en général lisse. On distingue des tripodes à pieds de forme trapézoïdale (probablement les plus anciens), à ruban triangulaire, avec une échancrure médiane et se terminant par des pointes dans la partie supérieure. Certains petits vases sont munis de quatre petits pieds et décorés de zigzags en relief (Cuccuru s’Arriu, Sa Ucca de Su Tintirriolu), tandis que certaines tasses ou pyxides présentent, sur le fond externe, trois appendices en forme de languette servant de pieds. Les formes les plus répandues sont les tasses carénées, les coupelles hémisphériques, les bols à calotte sphérique, les gobelets cylindroïdes ou tronconiques, les grands et petits vases ovoïdes ou piriformes à fond plat et à court col cylindrique ou tronconique, les amphores, les ollae, les plats, les plateaux et les poêlons. Les anses semblent jouer un rôle secondaire : dans la majorité des cas on observe des perforations verticales de suspension sur la carène, des excroissances ou des languettes perforées ou non. À l’exception de quelques formes en bouteille, il s’agit pour la plupart de vases à large ouverture, à fond plat (sauf les formes hémisphériques), et relativement bas par rapport à leurs dimensions générales[11].
- Céramiques de la culture d'Ozieri
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Vase de la période tardive dite « sub-Ozieri » (A Congiu). -
Céramiques de la grotte de San Michele.
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Vase avec décoration en spirale, provenant de Puisteris (Mogoro). -
Fragment de vase avec silhouette humaine.
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Vase avec représentation d'une scène de danse (Sa Ucca de su Tintirriolu (Mara).
L’argile est en général bien épurée, tandis que les surfaces, lissées à la spatule, polies et parfois engobées, présentent des couleurs noir, gris foncé, rouge corail, brun‑roussâtre, noisette... Les vases, modelés sans tour, sont presque toujours très réguliers, témoignant de la maîtrise technique des artisans, qui utilisaient probablement un support mobile. La cuisson des céramiques, peut‑être à feu ouvert, est assez soignée. Certains vases présentent des perforations destinées à un restauration avec agrafes en plomb, pratique encore rare mais qui connaîtra un grand développement dans les cultures successives, en particulier dans le monde nuragique[14].
Motifs décoratifs
Les décors tendent à recouvrir une grande partie de la surface du vase, parfois, pour les formes ouvertes, même l’intérieur et plus rarement, dans les vases‑panier ou les pyxides, également le fond plat. Parmi les techniques décoratives, la plus répandue est l’incision, suivie de l’impression sur l’argile encore fraîche, du graffito sur pâte cuite, de l’excision et de la décoration plastique (plus rare). Des effets chromatiques sont obtenus en opacifiant une partie de la surface en contraste avec le reste, poli. Les incisions sont parfois remplies d’une pâte rouge (ocre), plus rarement blanche ou jaune, afin de mettre en valeur le décor, surtout en contraste avec la surface noir‑polie ou rouge‑polie du récipient[14]. La décoration plastique se limite à des festons, excroissances, cordons en relief pincé, pastilles circulaires, nervures verticales ou en zigzag[14].
Les motifs récurrents sont géométriques ou libres, mais les figures zoomorphes et anthropomorphes ne manquent pas[14]. Les vases cultuels sont richement décorés avec des bandes en pointillés gravées et remplies de pâte colorée. Les motifs sont principalement géométriques (cercles et demi-cercles simples ou concentriques, spirales, triangles, serpentins chevrons) souvent associés pour composer des motifs plus complexes (étoiles)[14],[13]. On observe des faisceaux de segments dentelés disposés en demi‑cercles concentriques ou en festons, des bandes hachurées, des triangles remplis de points ou de hachures[14].
Dans les céramiques Ozieri, on trouve des demi‑cercles, des motifs en faucille ou en croissant lunaire qui, par comparaison avec des motifs analogues documentés dans certaines domus de janas, sont interprétés comme des corniformes. Sous une forme plus naturaliste, on observe des cornes bovines en relief sur un fragment provenant de Sa Ucca de Su Tintirriolu (Mara) et un bucrane aux larges cornes sur un vase de Sa Korona di Monte Majore (Thiesi). Il s’agit de motifs tout à fait similaires à ceux que l’on retrouve sculptés ou incisés dans les domus de janas. Une caractéristique de l’ornementation céramique de la culture d’Ozieri est la présence de représentations anthropomorphes. Les motifs anthropomorphes, incisés et incrustés de pâte blanche ou rouge, apparaissent sur des vases mais aussi sur un poids de métier à tisser de Conca Illonis (Cabras). Les figures apparaissent isolées, en couple, ou disposées en frise autour de toute la circonférence du vase, comme dans la tasse carénée de Sa Ucca de Su Tintirriolu[15].
Le schéma figuratif le plus répandu est celui en sablier, c’est‑à‑dire composé de deux triangles opposés par le sommet, mais on trouve aussi des figures au buste quadrangulaire. Des éléments filiformes représentent les bras, les jambes et le cou. Les mains et les pieds sont rendus en éventail, tandis que la tête est le plus souvent représentée par un cercle, parfois hachuré, ou un triangle pointe en bas. Les figures « en sablier », supposées féminines, comportent également des détails vestimentaires : une jupe évasée, en cloche ou en ballon (Sa Korona di Monte Majore–Thiesi) ou de larges plis (Serruggiu II–Cuglieri)[15]. Les représentations à figure humaine bien que schématiques semblent souvent se tenir la main comme si elles « dansaient une ronde »[13].
Habitat
Les très nombreux villages associés à cette culture se concentrent notamment dans la région d'Oristano et dans la très fertile plaine du Campidano. Les villages de cette période sont constitués de huttes (de forme circulaire, ovale ou à sub-quadrangulaire) regroupées de façon plutôt désordonnée.
Concernant l’habitat, on dispose principalement de deux sources d’information : les villages eux‑mêmes et les représentations d’éléments architecturaux dans les hypogées funéraires. Le lien entre l’architecture des maisons et sa représentation dans les domus de janas est confirmée dans l’établissement de Serra Linta (Sedilo), où les cabanes sont caractérisées par une pièce rectangulaire annexée à une autre semi‑circulaire ; ce schéma planimétrique est fidèlement reproduit dans de nombreuses domus de janas. On le retrouve également dans une représentation topographique identifiée sur la paroi d’un abri sous roche à Frattale (Oliena), où l’on reconnaît aussi les plans de cabanes circulaires, elliptiques, rectangulaires simples ou à deux pièces rectangulaires adjacentes[16].
Le type architectural le mieux étudié, bien attesté dans les villages du Campidano, est la sous‑structure creusée dans le banc rocheux naturel, généralement constitué d’argiles ou de marnes. Souvent désignée dans la littérature sous le nom de « fond de cabane »[17], il s’agit en réalité de la base d’une structure pouvant avoir des formes et des usages différents : habitation, puits, silo, structure de combustion, dépotoir. Dans ce type de village, l’usage de l’argile crue est attesté pour la réalisation des élévations (briques), pour le renforcement (clayonnage) et pour le revêtement (enduit) des parois réalisées en matériaux végétaux. Les données concernant les structures entièrement construites en élévation, dotées d’un soubassement de pierres, sont plus rares ; toutefois de nombreuses indications proviennent des représentations à l’intérieur des domus de janas, et en particulier pour l’emploi du bois. On y trouve la représentation du soubassement, des portes et fenêtres pourvues de montants et linteaux, de piliers, de lésènes, de plafonds plats, coniques, semi‑coniques, à un ou deux versants. L’aménagement de l’espace domestique est évoqué par d’autres détails tels que le foyer, les niches, les banquettes[16].
Ces habitats ont livré des fragments de céramique et quelques, objets d'usage quotidien[18].
Économie domestique
Cette population néolithique vit essentiellement de l'agriculture, de l'élevage, de chasse et de pêche[5] sans encore pratiquer une exploitation intensive des ressources[19].
Les premiers indices de développement de la métallurgie et les premiers objets en métal sont documentés sur plusieurs sites de l'île[20],[7]. Les premiers objets métalliques (en cuivre et en argent) apparaissent en nombre réduit dans la phase Ozieri I mais la quantité des découvertes augmente dans l’Ozieri II. Le cadre général de la métallurgie du IVe millénaire av. J.-C. montre une activité de faible ampleur, caractérisée par des procédés technologiques simples, principalement destinés à la production d’éléments de collier, d’anneaux, de poinçons et d’alênes[21].
Parmi les activités artisanales, les activités de tressage, de filage et de tissage sont indirectement attestés en Sardaigne par des dalles portant des empreintes de nattes, des fusaïoles, des poids de métier à tisser et par des représentations symboliques qui y sont liées. Les poids, en argile crue ou en terre cuite, constituent un indicateur important tant de la technologie du tissage que de la persistance de traditions néolithiques, dont les modalités demeurent presque inchangées au cours de l’époque prénuragique[21].
Des figurines féminines en os ont été découvertes dans de nombreux sites.
Le mobilier lithique de la culture d'Ozieri comprend des outils majoritairement taillés dans l'obsidienne du mont Arci[22] et de longues lames de silex de la région de Perfugas[23].
Sites funéraires et cultuels
Les vestiges liés aux pratiques funéraires et cultuelles de la culture d'Ozieri sont nombreux[3] et variés. Deux phénomènes caractérisent la sphère funéraire du monde prénuragique : l’hypogéisme et le mégalithisme, reflet de deux idéologies apparemment différentes, qui suivent des parcours parallèles mais parfois convergents[24].
La période correspond à l'apogée du développement des domus de janas. Durant l’Ozieri I, l’hypogéisme atteint son plein développement, avec plus de 3000 domus de janas réparties sur une grande partie du territoire insulaire, avec une incidence plus forte dans la Sardaigne nord‑occidentale. Elles constituent une évolution autonome et particulière par rapport au cadre européen et méditerranéen du phénomène[24]. Les tombes de la culture d'Ozieri ont livré un riche répertoire symbolique (sculptures, gravures et peintures) et de nombreuses statuettes de la « déesse-mère »[3].
La période d'Ozieri se caractérise aussi par l'essor en Sardaigne du mégalithisme[25], qui apparaît selon des modalités et des rythmes analogues en Sardaigne et en Corse. Par rapport au phénomène des domus de janas, les différences sont substantielles : dans la distribution géographique, qui n’est ni aussi vaste ni aussi diffuse que celle des grottes artificielles ; dans l’impact sur le paysage, souligné par la présence de menhirs ; dans le rituel funéraire, marqué par l’inhumation individuelle. Et pourtant, malgré ces différences, l’hypogéisme et le mégalithisme se croisent et s’intègrent notamment sur le site de Pranu Muttedu Goni. L’association d’éléments mégalithiques aux tombes hypogéiques, ou leur présence dans les zones adjacentes, est attestée dans d’autres contextes, dont la chronologie n’est pas toujours certaine. Parmi les exemples les plus monumentaux se distingue la nécropole à domus de janas de Montessu (Villaperuccio), l’une des plus vastes de l’île. Des éléments « mégalithiques » complètent les domus de janas, et une tombe du type allée couverte, distincte architecturalement des hypogées, fut intégrée dans l’aire de la nécropole durant la phase Ozieri II[26].
Dans le nord de l'île, la première phase de construction de la plate-forme monumentale de Monte d'Accoddi est datée de la fin de la période d'Ozieri[27].
Notes et références
- Moravetti 2017, p. 65.
- ↑ Taramelli A., Porro A., 1915, La grotta di S. Michele in Ozieri in provincia di Sassari, Bullettino di Paletnologia Italiana, vol. 41, p. 97-123
- Melis 2018, p. 22.
- ↑ Guilaine J., 1997, Ozieri et le Néolithique français, in Campus L., La cultura di Ozieri, la Sardegna e il Mediterraneo nel IV e III millennio a.C., Atti del 2o convegno di studi, Ozieri, 15-17 ottobre 1990, Edizioni Il Torchieto, Ozieri, p. 165-184
- Depalmas A., Melis M. G., Tanda G., 1998, La Sardaigne, in Guilaine J. (dir.), Atlas du Néolithique européen. L’Europe occidentale, ERAUL, Paris, p. 343-394
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- ↑ Melis 2017, p. 83.
- ↑ (en) Maria Grazia Melis, « Monte d’Accoddi and the end of the Neolithic in Sardinia (Italy) », Documenta Praehistorica, vol. XXXVIII, , p. 216 (DOI https://doi.org/10.4312/dp.38.16)
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- Moravetti 2017, p. 67-68.
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- ↑ Lo Schiavo F., 1989, Le origini della metallurgia ed il problema della mettallurgia nella cultura di Ozieri, in Dettori Campus L., La cultura di Ozieri, problematiche e nuove acquisizioni, Atti del I convegno di studio, Ozieri, gennaio 1986-aprile 1987, Edizioni il Torchietto, Ozieri, p. 279-294
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- Melis 2017, p. 89.
- ↑ Melis 2018, p. 23.
- ↑ Melis 2017, p. 90.
- ↑ Melis 2018, p. 25.
Annexes
Bibliographie
- (it) Maria Grazia Melis, « L’eredità del Neolitico. La Sardegna tra il IV e il III millennio a.C. », dans Alberto Moravetti, Paolo Melis, Lavinia Foddai, Elisabetta Alba, La Sardegna preistorica : Storia, materiali monumenti, Carlo Delfino Editore, , 500 p. (ISBN 9788893610827), p. 83-95
- Paolo Melis, La Sardaigne préhistorique, Carlo Delfino editore, , 22-29 p. (ISBN 978-88-9361-117-6), p. 53-60
- (it) Alberto Moravetti, « Ceramiche decorate della cultura di Ozieri », dans Alberto Moravetti, Paolo Melis, Lavinia Foddai, Elisabetta Alba, La Sardegna preistorica : Storia, materiali monumenti, Carlo Delfino editore, , 500 p. (ISBN 9788893610827), p. 65-81
Articles connexes
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