Désiré Haine
Désiré Haine, né à Ixelles le et mort à Auderghem le , est un peintre, aquarelliste, dessinateur et géomètre belge.
Biographie
Famille
Désiré (Désiré Victor Félix) Haine, né rue Dillens no 36 à Ixelles le , est le fils de Victor Eusèbe Haine (1864), employé, puis directeur de la société de décoration Vanderborght, et de Louise Basteyns (1864)[1].
Formation
Désiré Haine commence ses études d'architecture, puis il étudie le dessin à l'Académie d'Ixelles, de 1916 à 1917 et à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles de 1920 à 1921. Il y retourne en 1950, pour se former auprès de Charles Swyncop[2],[3].
Carrière
Établi à Namur en 1930, Désiré Haine étudie le fusain auprès de l'artiste néerlandais André Idserda durant quelque dix ans. Ensuite, il vit et travaille aux Pays-Bas, dans la forteresse de Rheinbach en Allemagne et en France. En 1947, il s'installe au site du Prieuré du Rouge-Cloître à Auderghem et co-fonde le groupe « Artes Bruxellae » qui perpétue l'art d'Alfred Bastien. Résidant dans l'ancienne infirmerie de l'abbaye, sa petite maison au confort rudimentaire devient un lieu de réception d'artistes, de musiciens et de poètes[3].
Il est également membre de la Société belge des peintres de la mer qui organise des salons annuels destinés à promouvoir la vie maritime et à diffuser les œuvres des artistes contemporains en rapport avec les thèmes du monde de la mer. Désiré Haine expose dans ce cadre dans les années 1960[4].
Au cours de sa carrière, Désiré Haine reçoit de nombreuses distinctions, dont le Prix et la Médaille d’or du concours national de peinture en 1964, le Prix Auguste Oleffe en 1969 et le Prix triennal d’Ixelles en 1970[2].
Le , Désiré Haine meurt à l'âge de 89 ans à Auderghem[2].
En , une exposition présente une sélection d’œuvres originales de Désiré Haine, afin de rendre hommage à l'un des artistes qui ont marqué l’histoire et le paysage artistique de Rouge-Cloître[2].
Œuvre
Caractéristiques
Son champ pictural couvre essentiellement les peintures de paysages, les portraits et les natures mortes. Dans ses grandes toiles aux nuances bleues assourdies, la sensibilité profonde de l'artiste l'emporte sur tout rappel anecdotique. Il est aussi connu pour ses dessins au fusain et ses aquarelles[5].
Réception critique
En , lorsque Désiré Haine expose ses œuvres au 32e salon de la Société belge des peintres de la mer, Paul Caso, le critique du quotidien Le Soir écrit :
« Nous avons le plaisir de découvrir le très remarquable envoi de M. Désiré Haine. Il réussit à nous faire oublier la réalité anecdotique de la Bretagne, pour nous révéler, à travers ses états d'âme, le climat envoûtant. Voici un art essentiellement plastique, qui ramène chaque sujet à la vérité de la peinture, qui est avant tout la conquête en profondeur de l'espace[5]. »
Références
- ↑ « État-civil d'Ixelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- « Expo Désiré Haine », sur rouge-cloitre.be, (consulté le ).
- Paul Caso 1964, p. 2.
- ↑ Rédaction, « Les peintres de la mer », L'Indépendance belge, no 39, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- P.C., « Les peintres de la mer », Le Soir, no 62, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Paul Caso, « Désiré Haine au Rouge-Cloître », Le Soir, no 305, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
Liens externes
- Archives conservées par : Archives d'Architecture Moderne (AE_10598)
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- « Expo Désiré Haine », sur rouge-cloitre.be, (consulté le ).
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