Dai Shulun

| Naissance | Nanyao de Jintan, à Runzhou, Empire chinois |
|---|---|
| Décès |
(à 57 ans) Lieu de décès inconnu |
| Sépulture |
Jintan County (d) |
| Nom dans la langue maternelle |
戴叔伦 (Dai Shulun) |
| Nom de naissance |
戴叔倫 (Dai Shulun) |
| Autres noms |
nom de courtoisie : Yougong 幼公 |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Père |
Dai Shenyong (d) |
| Enfants | |
| Parentèle |
Dai Shulun (chinois : 戴叔伦 ; chinois traditionnel : 戴叔倫 ; pinyin : ; Wade : Tai Shu-lun) (732-789) avec le prénom de courtoisie Yougong (幼公), parfois appelé Cigong (次公), est un fonctionnaire et un célèbre poète chinois de la dynastie Tang. Originaire du village Nanyao de Jintan, à Runzhou (aujourd’hui dans la ville de Changzhou, Jiangsu)[1], il occupe divers postes provinciaux, notamment celui de préfet de Fuzhou dans le Jiangxi et celui de commissaire militaire de frontière de Rongzhou dans le Guangxi[2]. Il meurt en 789.
Biographie
Né en 732 dans une famille de reclus[a 1], Dai Shulun est originaire de Jintan, à Runzhou[3]. Il est studieux et d’une intelligence surpassant celle des autres. Dès son jeune âge, il étudie la littérature et l’histoire sous la direction de l’écrivain et érudit célèbre Xiao Yingshi. Il est doté d’une mémoire exceptionnelle : « lisant une fois les œuvres des diverses écoles de pensée sans jamais les oublier[a 2] »[4]. En 756, pour échapper aux troubles militaires de la révolte d'An Lushan (755-763), Dai Shulun s’enfuit avec ses proches dans la région de Poyang au Jiangxi. Sa famille se retrouve dans la gêne financière, et pour échapper à la pauvreté, il doit embrasser une carrière officielle[5]. Une source dit qu’il aurait obtenu son diplôme de jinshi probablement en 757[4].
Au début de l’ère Guangde (763-764), Dai Shulun occupe la fonction de correcteur au département du Secrétariat impérial. En 766, il sert sous Liu Yan, ministre des Finances et commissaire au sel et au fer pour toutes les régions. Puis il est nommé censeur impérial du transport dans le Hunan. Par la suite, il est envoyé pour superviser la levée des impôts dans la région de Jingnan à Kuizhou. En 780, il est transféré comme magistrat du comté de Dongyang et l’année suivante, il entre au service du prince héritier de Hunan, Li Gao, gouverneur militaire du Jiangxi pour tenir le poste de secrétaire. Il reçoit le titre de directeur de bureau au ministère des Rites[6]. En 784, il est nommé préfet de Fuzhou par intérim[1] et durant son mandat, ses actions administratives sont remarquables, et il est un excellent fonctionnaire local: « Lorsque Gao mena la campagne contre Li Xilie (781-786), il laissa Shulun diriger les affaires de la préfecture, l’essayant comme préfet de Fuzhou… Peu après il obtint la charge réelle. Au bout d’un an, un édit impérial loua ses mérites[a 3]. »[1]. En novembre 785, il reçoit le titre de chef de bureau[a 4] au ministère des Fonctionnaires et est anobli comme baron du district de Qiao[4]. En 786, il est accusé à tort et interrogé, mais son innocence est rapidement reconnue[4]. En 788, il est nommé à la fois préfet et commandant militaire de Rongzhou : « En la 5e année de Zhenyuan, on institua pour la première fois la fête de Zhonghe. L’empereur composa un poème, les ministres l’imitèrent, et un édit ordonna d’en copier un exemplaire pour l’offrir à Dai Shulun à Rongzhou ; tout l’empire l’en honora[a 5]. »[7]. Puis, Dai démissionne pour cause de maladie[8]. Il meurt en 789. Il a été l’un des disciples les plus remarquables de l’école de l'érudit Xiao Yingshi.
Poésie
Dai Shulun excelle dans les vers régulés à cinq caractères et les quatrains. Ses poèmes reflètent largement les divers aspects de la vie sociale de son époque : les souffrances causées par la guerre, la laideur du monde, la compassion pour les difficultés du peuple, la nostalgie de la vie natale, et le désir d’une vie pastorale[5]. Il est réputé pour la finesse et la subtilité dans la description des états d’âme, la clarté des images, l’association émotion-paysage, l’originalité des sujets, des idées ingénieuses[5]. Par ailleurs, Dai Shulun s’est aussi intéressé à la théorie poétique et à la création littéraire, ayant écrit un traité intitulé « Théorie de la poésie », aujourd’hui perdu[8]. Il a aussi écrit des poèmes appartenant au genre poésie de frontière.
Poème
Herbes aux frontières (边草); Chanson sur l’air de : Chanson taquine (调皮歌)
| Chinois
边草,边草,边草尽来兵老。 |
Traduction libre
Herbes de frontières, herbes de frontières, les herbes de frontière s’épuisent quand les soldats vieillissent. |
Notes et références
Notes
- ↑ Son grand-père Dai Xiuyu et son père Dai Shenyong étaient des lettrés qui ont vécu toute leur vie retirés et qui ont refusé de devenir fonctionnaires
- ↑ Traduction libre de « 诸子百家过目不忘. »
- ↑ Traduction libre de « 皋討李希烈,留叔倫領府事,試守撫州刺史……俄即真。期年,詔書褒美. »
- ↑ Titre honorifique connu sous le nom de Langzhong.
- ↑ Traduction libre de « 貞元五年,初置中和節。御製詩,朝臣奉和,詔寫本賜戴叔倫於容州,天下榮之. »
Références
- (zh) Ouyang Xiu, Song Qi et d’autres (dynastie Song du Nord), 新唐書 (Nouveau livre des Tang), section biographie de 戴叔倫, vol. rouleau 143,
- ↑ (en) Victor Cunrui Xiong, Historical Dictionary of Medieval China, Londres, The Scarecrow Press, , 731 p. (ISBN 9780810862586), p. 105
- ↑ (en) Where the World Does Not Follow: Buddhist China in Picture and Poem, Wisdom Publications, (ISBN 978-0861713097), p. 141
- (zh) « 戴叔伦 (Dai Shulun) », Pékin, (consulté le )
- (zh) « 戴叔倫 (Dai Shulun) », sur Sohu.com, Hebei, (consulté le )
- ↑ (zh) 傅璇琮 (Fu Xuanzong), 唐代诗人丛考 (Études groupées sur les poètes de la dynastie Tang), Pékin, Éditions Zhonghua, (ISBN 7101035965)
- ↑ (zh) 李肇 (Li Zhao), 唐國史補 (Supplément à l’Histoire officielle des Tang.), vol. 卷下 (volume inférieur), Chang'an (capitale), entre 810 et 821 (dynastie tang)
- (zh) plusieurs contributeurs, 中国大百科全书 (Encyclopédie de Chine), biographie de戴叔伦 (Dai Shulun), 中国大百科全书出版社,
- ↑ auteurs sous la direction de Rémi Mathieu, Anthologie de la poésie chinoise, Lonrai, Gallimard, coll. « La Pléiade », , 1547 p., p. 427
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷268: Poésie complète des Tang (全唐詩), volume 268 : poèmes de Dai Shulun.
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷269: Poésie complète des Tang (全唐詩), volume 269 : poèmes de Dai Shulun.
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