Diocèse de la Loire-Inférieure
Le diocèse de la Loire-Inférieure ou diocèse du département de la Loire-Inférieure est un des quatre-vingt-six diocèses constitutionnels créés en 1790, au début de la Révolution française, par l'Assemblée nationale constituante. La constitution civile du clergé () établit en effet, entre autres, l'identité territoriale des diocèses constitutionnels et des départements, circonscriptions administratives créées au début de 1790.
Son territoire est donc celui du département de la Loire-Inférieure (depuis 1957, Loire-Atlantique). Le siège épiscopal est Nantes, comme dans l'ancien diocèse qui datait de la fin de l'Antiquité.
Il change de nom à la suite du concordat de 1801, reprenant le nom traditionnel de « diocèse de Nantes », mais conservant le territoire du département.
Histoire
Création du diocèse constitutionnel et transferts de paroisses (1790)
La restructuration des diocèses catholiques dans la France révolutionnaire entraîne des transferts de paroisses. Dans le cas du diocèse de Nantes d'avant la Révolution, il s'agit de changements moins importants que dans d'autres départements (par exemple, les Côtes-du-Nord).
L'ancien diocèse de Nantes perd :
- des paroisses rattachées au diocèse du Morbihan :
- Pénestin (qui dépendait auparavant de la paroisse d'Assérac)
- Camoël
- Férel
- La Roche-Bernard
- Nivillac
- Saint-Dolay
- Théhillac
- des paroisses rattachées au diocèse d'Ille-et-Vilaine :
- Sainte-Anne-sur-Vilaine (paroisse du Fougeray)
- Grand-Fougeray (paroisse du Fougeray)
- La Dominelais (paroisse du Fougeray)
- Teillay
- des paroisses rattachées au diocèse de Maine-et-Loire :
- La Prévière
- Freigné
- La Cornuaille
- La Varenne
- Champtoceaux
- Saint-Sauveur-de-Landemont
- Landemont
- Saint-Christophe-la-Couperie
- Saint-Laurent-des-Autels
- Le Fuilet
- Drain
- Liré
- Tillières
- Saint-Crespin-sur-Moine
- Montfaucon (regroupant notamment les paroisses de : Saint-Germain-de-Montfaucon et de Saint-Georges-de-Montfaucon)
- La Renaudière
Il s'agit dans ce cas de paroisses qui faisaient partie des marches d'Anjou et de Bretagne.
- des paroisses rattachées au diocèse de la Vendée :
Inversement, le diocèse de la Loire-Inférieure reçoit :
- des paroisses transférées depuis le diocèse de Rennes :
- des paroisses transférées depuis le diocèse de Luçon :
Conséquences du concordat de 1801
Le concordat de 1801, conclu entre le premier consul Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII (alors que la constitution civile du clergé, non négociée, n'avait pas été reconnue par son prédécesseur, Pie VI), maintient le principe de l'identité territoriale entre départements et diocèses français, mais autorise l'utilisation officielle des noms traditionnels, qui renvoient à la ville siège épiscopal, qui est souvent, mais pas toujours, le chef-lieu du département[1].
Le diocèse de la Loire-Inférieure reçoit donc le nom de « diocèse de Nantes », qui est encore en usage actuellement.
Sources
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Diocèse de Nantes » (voir la liste des auteurs).
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
Notes et références
- ↑ Sièges épiscopaux qui sont aussi chefs-lieux de département : Nantes, Angers, Tours, Rennes, Vannes, Paris, Périgueux, Bordeaux, etc.
Sièges qui ne sont pas chefs-lieux : Luçon (Vendée), Reims (Marne), Sées (Orne), Saintes (Charente-Maritime), etc.
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