Disegnare nuove mappe di speranza
| Disegnare nuove mappe di speranza | ||||||||
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| Lettre apostolique du pape Léon XIV | ||||||||
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| Date | 28 octobre 2025 | |||||||
| Sujet | importance capitale de l’éducation dans la vie de la personne humaine. | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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Disegnare nuove mappe di speranza (« Dessiner de nouvelles cartes d'espérance » en Italien) est une lettre apostolique de Léon XIV, signée le et publiée le , jour du 60e anniversaire de la déclaration conciliaire Gravissimum Educationis.
Elle a pour thème central l'importance capitale de l'éducation dans la vie de la personne humaine, que le pape considère comme l'une des plus hautes expressions de la charité.
Cette lettre apostolique rend hommage à la déclaration conciliaire de 1965 tout en l'actualisant face aux défis du numérique.
Présentation
Écrite en italien, la lettre apostolique comporte onze sections dont le préambule. Elle n'a pas de conclusion proprement dite, Léon XIV citant en avant-dernier paragraphe une exhortation de saint Paul pour clore son propos : « Brillez comme des astres dans le monde, en portant fermement la parole de vie » (Philippiens 2,15-16).
Contexte
La lettre apostolique est écrite dans la perspective du 60e anniversaire de la déclaration conciliaire de Vatican II, Gravissimum Educationis et publiée, jour pour jour, à la date de sa promulgation par Paul VI. Elle est signée la veille devant les étudiants des universités pontificales en la basilique saint Pierre, « sous le regard de Marie, Siège de la Sagesse », à qui le pape confie la mission d'éducation dans le dernier paragraphe de sa lettre apostolique. Cette signature publique marque l'ouverture du jubilé de l'éducation célébrée par une messe avec les étudiants[1].
Contenu
Le pape appelle la communauté enseignante à se recentrer sur la personne humaine et sa dimension spirituelle. Il met en avant l'humanisme intégral déjà présent dans la déclaration conciliaire de 1965 et rejette une approche mercantiliste ou utilitariste de l'éducation. Dans le même temps, il refuse le rejet des technologies et du numérique, innovations dont il affirme qu'elles font partie du dessein de Dieu[2].
1. Préambule
Léon XIV inscrit le texte dans la lignée de la déclaration conciliaire Gravissimum Educationis qui « a rappelé à l’Église que l’éducation n’est pas une activité accessoire, mais qu’elle constitue le fondement même de l’évangélisation : elle est la manière concrète dont l’Évangile devient un geste éducatif, une relation et une culture » (1.1). Mais elle doit se renouveler « dans un environnement éducatif complexe, fragmenté et numérisé » (1.2). L'héritage de 1965 a gardé toute sa force. Cependant les attentes d'il y a soixante ans se sont accrues, notamment par les situations d'urgence éducative que provoquent les guerres, les migrations, les inégalités et la pauvreté (1.3).
2. Une histoire dynamique
Le pape rappelle que l'Église est mère et enseignante (2.1). Il évoque l'enseignement des premiers temps, citant les Pères du désert et saint Augustin puis le monachisme qui a poursuivi cette oeuvre (2.2). Suit une généalogie des pédagogies développées par l'Église depuis la Ratio Studiorum jusqu'à Elizabeth Ann Seton (2.3).
3. Une tradition vivante
Léon XIV réaffirme que l'éducation chrétienne doit être « une oeuvre collective » et déclare s'inscrire dans le sillage de saint John Henry Newman qu'il proclame co-patron de la mission éducative de l’Église avec saint Thomas d’Aquin (3.1). Il expose en quoi éduquer est un acte d'espérance et rappelle que l'éducation est « l’une des plus hautes expressions de la charité chrétienne » comme il l'a développé dans son exhortation apostolique Dilexi te (3.2).
4. La boussole de Gravissimum educationis
Le pape réaffirme les fondamentaux de l'éducation chrétienne établis par la déclaration conciliaire (4.1), qui ne sont pas « des souvenirs du passé » mais « des repères immuables ». Il ajoute que « l’éducation catholique a pour mission de reconstruire la confiance dans un monde marqué par les conflits et les peurs » (4.2).
5. La centralité de la personne
Le pape enjoint les éducateurs à replacer la personne au centre de la formation selon la vision d'Abraham, c'est-à-dire « aider chacun à découvrir le sens de la vie, sa dignité inaliénable et sa responsabilité envers autrui » (5.1). Il insiste sur la nécessité d'une formation permanente des enseignants qui ne doit pas se résumer à des mises à jour techniques mais à un renouvellement fondé sur l'écoute (5.2). Il réaffirme que la famille est le premier lieu d'éducation (5.3).
6. Identité et subsidiarité
Léon XIV rappelle que l'importance de l'éducaton est déjà reconnue dans le cadre du principe de subsidiarité mais que le droit à l'éducation reste universel (6.1). Reprenant une expression de son prédécesseur, il souligne que l'éducation est une « chorégraphie » et appelle les éducateurs à oser « l'humanisme intégral » qui « aborde les questions de notre temps sans en perdre la source » (6.2).
7. Contemplation de la Création
Le pape place l'Église et les éducateurs devant leur responsabilité face aux enjeux écologiques (7.1 et 2) et les engage à développer une éducation à la paix dont il donne sa définition : « la paix n’est pas l’absence de conflit : c’est une force douce qui rejette la violence » (7.3).
8. Une constellation éducative
Dans cette section, Léon XIV évoque le monde de l'éducation catholique qui n'est pas une institution figée mais « un réseau vivant et pluriel » (8.1 et 2). Il insiste sur l'accueil qui doit être réservé aux élèves non croyants ou d'autres religions (8.3).
9. Explorer de nouveaux espaces
Le pape appelle à ne pas rejeter le numérique et l'intelligence artificielle mais à les aborder avec discernement et toujours au service de la personne humaine.
10. L'étoile polaire du pacte éducatif
Léon XIV relance le Pacte mondial de l'éducation institué par son prédécesseur, François, qu'il complète de trois priorités : l'encouragement à la vie intérieure, l'éducation à l'environnement numérique et l'éducation à la paix durable.
11. Nouvelles cartes de l'espérance
Dans cette section, Léon XIV revient sur la nécessité d'actualiser les propositions de Gravissimum Educationis pour faire face aux défis contemporains qu'il identifie : l’hyper-numérisation, la crise des relations, l’insécurité sociale et les inégalités (11.1). Il exhorte les éducateurs à éviter la polémique, à s'interroger sur leurs motivations et à privilégier la relation humaine plutôt que le programme (11.2). Il confie enfin la mission éducative de l'Église à Marie, en tant que Sedes Sapientiae et à tous les saints éducateurs (11.3).
Notes et références
- ↑ (it) Alessandro Di Bussolo, « Il Papa firma un documento sull'educazione "Disegnare nuove mappe di speranza" », sur Vatican News, (consulté le ).
- ↑ Mikael Corre (envoyé spécial permanent à Rome), « Léon XIV invite l'école catholique à rester ouverte à la formation spirituelle et religieuse », La Croix, no 43359, , p. 15 (lire en ligne, consulté le ).
Articles connexes
Liens externes
- (it) « Disegnare nuove mappe di speranza » (Lettre apostolique), sur Bureau de presse du Saint-Siège,
- « Lettre apostolique du pape Léon XIV sur l'éducation », sur Église catholique en France,
- Agence I.MEDIA, « Léon XIV dessine les contours de l’école catholique », sur Aleteia,
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