Edmond Lambrichs

Edmond Lambrichs
Les membres de la Société libre des beaux-arts, peinture d'Edmond Lambrichs (1868). De gauche à droite, assis : Huberti, Boudin, de Groux, Van Camp, Bouré, Verwée, C. Meunier, Dubois (tenant une copie de L'Art libre et de L'Art Universel). Debout : Lambrichs, Artan de Saint-Martin, Rops, Raeymaeckers, J.B. Meunier, Smits, Baron, de la Charlerie.
Biographie
Naissance
Décès
(à 57 ans)
Bruxelles
Nationalité
Formation
Activité
Conjoint
Eugénie Beauvois (d)
Autres informations
Membre de
Maîtres

Edmond Lambrichs, né à Saint-Josse-ten-Noode le et mort à Bruxelles le , est un peintre belge.

Lié à Félicien Rops, il est l'un des fondateurs de la Société libre des beaux-arts de Bruxelles, regroupant des artistes défendant le réalisme.

Biographie

Famille

Edmond (Edmond Alphonse Charles) Lambrichs, né à Saint-Josse-ten-Noode le , est le fils de Charles François Joseph Lambrichs (1802-1845), négociant, et de Marie Louise Pauline Lemonnier (1805-1884). Il épouse en premières noces à Saint-Josse-ten-Noode le Marie Isabelle Schepmans (1838-1876) qui meurt à la suite de brûlures causées par un morceau de charbon embrasé échappé du fourneau de sa cuisine. Le couple est parent de trois filles[1]. Edmond Lambrichs se remarie à Schaerbeek le avec Eugénie Adolphine Marie Fulvie Beauvois (1858-1928), artiste peintre. Le couple a un fils, Charles Lambrichs, architecte, père de l'écrivain Georges Lambrichs (1917-1992) et de l'architecte Marcel Lambrichs (1917-1986)[2],[3].

Carrière

Edmond Lambrichs, issu d'une famille aisée, est formé à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, il est l'élève des peintres François-Joseph Navez et Charles de Groux. Il parfait sa formation à Paris et réalise une aquarelle, copiée au Louvre, représentant Le Cuirassier de Théodore Géricault que madame O'Connell, artiste alors en vogue, apprécie favorablement, encourageant le jeune homme à persévérer[4].

Il expose pour la première fois au Salon de Bruxelles de 1854[5]. Il bénéficie du soutien des peintres Charles de Groux et de Charles Goethals qui lui procurent l'opportunité de réaliser plusieurs portraits dans les milieux aristocratiques[4].

En 1868, Edmond Lambrichs est l'un des fondateurs de la Société libre des beaux-arts de Bruxelles, fondée le et active jusqu'en 1876. Les membres de ce groupe prônent le réalisme. Particulièrement lié à Félicien Rops, les deux artistes correspondent et Edmond Lambrichs réalise un Portrait de Madame Félicien Rops en 1875[6].

Il obtient une médaille à l'Exposition universelle de 1873 à Vienne et à l'Exposition internationale de Londres (1874). Il est aussi représenté au Salon de Paris de 1875, à l'Exposition de la Société philomathique de Bordeaux de 1878, de même qu'à l'Exposition historique de l'art belge 1830-1880 à Bruxelles[7].

Edmond Lambrichs meurt, à l'âge de 57 ans, rue du Marteau no 9 à Bruxelles le [8].

Œuvre

Caractéristiques

Il est connu pour ses portraits de facture réaliste. Son dessin, parfois rudimentaire, est compensé par son talent de coloriste[4].

Il signe : E. Lambrichs Signature

Collections muséales

Références

  1. Rédaction, « La Ville », L'Indépendance belge,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  2. « État-civil de Saint-Josse-ten-Noode », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  3. « État-civil de Schaerbeek », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  4. Rédaction, « La Ville », L'Indépendance belge,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  5. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1854, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 163 p. (lire en ligne), p. 73.
  6. Apolline Malevez, « Vu et être vu. La Société libre des beaux-arts et les salons triennaux », sur koregos.org, (consulté le ).
  7. Catalogue de l'exposition historique de l'art belge 1830-1880, Bruxelles, Félix Callewaert père, , 304 p. (lire en ligne), p. 63
  8. « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  9. « Edmond Lambrichs », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).
  10. « Portrait de Madame Félicien Rops », sur collections-musee-rops.be, (consulté le ).

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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