Enfants-sans-Souci

Enfants-sans-Souci
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Les Enfants-sans-Souci, également appelés les Sots, étaient une confrérie joyeuse de Paris[1]. C'étaient, d'après Petit de Julleville, « les anciens célébrants de la Fête des Fous, jetés hors de l'Église par les Conciles indignés, et rassemblés sur la place publique, ou dans le prochain carrefour, pour y continuer la fête ». Ils étaient habillés, comme les fous de cour, mi-partie en jaune, mi-partie en vert ; ils avaient sur la tête un chapeau garni de grelots et surmonté d'oreilles d'âne ; à la main, ils tenaient une marotte.

Les sots étaient probablement des étudiants pauvres, mais ils paraissent, à certaines dates, s'être presque confondus avec les Basochiens ou Clercs de la Basoche. À la tête de cette société était le Prince des sots[2], le poète Jean Delespine ; la seconde dignité était celle de Mère-Sotte, titre que portait le poète Pierre Gringore ou Gringoire[3]. On trouve aussi à partir de 1602 Dame Gigogne, ou la mère Gigogne, rôle tenu par un homme.

Les Enfants-sans-Souci jouèrent des soties et aussi des farces et des moralités, jusqu'au XVIIe siècle.

Notes et références

  1. Dominique Boutet et Armand Strubel, La littérature française du Moyen Âge, PUF, coll. « Que sais-je ? », , 128 p. (ISBN 9782130457503, lire en ligne Accès payant), partie VII, chap. III (« L’âge d’or du théâtre médiéval »), p. 104
  2. Sara Beam, « Les notables catholiques et la marginalisation de la culture populaire au XVIe siècle », Histoire urbaine, vol. n° 25, no 2,‎ , p. 105–125 (ISSN 1628-0482, DOI 10.3917/rhu.025.0105, lire en ligne [archive du ], consulté le )
  3. Allem, p. 49,57.

Voir aussi

Bibliographie

  • Maurice Allem, Anthologie poétique française : XVIe siècle, t. I, Paris, Garnier-Flammarion, , 383 p.

Liens externes

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