Esperanza Martínez García

| Naissance | Villar del Saz de Arcas |
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| Pseudonyme |
Sole |
| Activité |
| Parti politique |
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Esperanza Martínez García, née le 27 avril 1927 à Atalaya de Villar del Saz de Arcas, Cuenca, est une combattante antifranquiste espagnole qui a appartenu au maquis sous le nom de Sole.
Biographie
Ses parents, Matilde García et Nicolás Martínez Rubio, habitent un hameau, Atalaya, proche de Villar del Saz de Arcas, dans la région montagneuse de Cuenca[1]. Tous deux sont de convictions républicaines. Sa mère meurt pendant un accouchement. Son père, après la Guerre civile espagnole, apporte son aide aux maquis de l'Agrupación guerrillera de Levante y Aragón (AGLA)[2].
Avec ses sœurs et Remedios Montero Martínez, elles deviennent des messagers du maquis. Mais lorsqu'en 1947 est promulguée une loi du banditisme et du terrorisme pour combattre le maquis, elles décident de rejoindre la guérilla aux côtés de leur père. Elle intègre ainsi, en décembre 1949, le secteur 5 d'AGLA avec ses sœurs Amadora, connue sous le nom de Rosita, et Ángela, dite Blanca, âgées respectivement de 19 et 17 ans, et leur père. Remedios Montero Martínez, dite Celia, de 23 ans, les rejoint avec son père Eustaquio Montero Cotillas et son frère Fernando Luis, de 18 ans[3],[4].
En 1950, Esperanza Martínez García adhère au Parti communiste d'Espagne (PCE). Son père et son beau-frère sont assassinés, tout comme les frères et le père de Remedios Montero. Elles décident d'abandonner la lutte armée et fuient vers la France. Elle revient cependant à la demande du PCE pour recruter des guérilleros. Le 25 mars 1952, après avoir été dénoncée par un contact, et sous la fausse identité de Consuelo Pallares Olivares, elle est arrêtée dans un train à Miranda de Ebro[5].
Elle est soumise à deux conseils de guerre, à Valence et à Burgos. Le premier la condamne à vingt ans et un jour de prison pour un délit de « banditisme et terrorisme », le second à vingt-trois ans, quatre mois et un jour pour « espionnage et communisme ». Elle est détenue dans la Prison Modelo de Valence, dans la prison pour femmes de Ventas, dans la Prison de Carabanchel (Madrid), dans la Prison de Burgos et à Alcalá de Henares. Dans cette dernière elle retrouve sa sœur Amadora, Remedios Montero et Carmen Orozco.
Après sa mise en liberté provisoire le 25 février 1967, Esperanza Martínez García va à Manresa et ensuite à Saragosse, pour rencontrer les femmes du Mouvement démocratique des femmes qui l'avaient aidée lorsqu'elle était à Alcalá. Une fois installée là, elle fait la connaissance de Manuel Gil. Leur union est le premier mariage civil de la ville. La cérémonie a lieu dans la prison où son mari, membre des Commissions Ouvrières, accomplissait une peine de trois ans[6].
Reconnaissances
Esperanza Martínez García est nommée fille adoptive de Saragosse en 2016[7].
En 2018, la Fondation 14 Avril lui a décerné le prix des Valeurs Républicaines[8].
En 2022 la fédération d'Associations pour la Mémoire historique de la région de Murcie accorde le Prix Mémoire historique de la région de Murcie à la Guérilla antifranquiste et remet le prix aux deux derniers survivants: Esperanza Martínez García “Sole”, de l'AGLA, présidente de l'Association Archive, guerre et exil (AGE) et Francisco Martínez López “Quico”, membre du Comité directeur d'AGE et président d'honneur d'AGE País Valencià (AGEPV)[9].
Legs
- Son témoignage fait partie du premier chapitre du Troisième Livre, Femmes de la résistance, de Témoignages de femmes dans les prisons franquistes de Tomasa Cuevas[10].
- En 2001, elle témoigne dans le film de Javier Corcuera La guerrilla de la memoria[11].
- Ce témoignage fait aussi partie du livre d'Esther López Barceló, publié en 2008, Témoignage de la mémoire, dont un chapitre lui est consacré[12].
- En 2010 ses mémoires sont publiées sous le titre Guerrilleras, la ilusión de una esperanza.
Références
- ↑ (es) Esperanza Martínez, Guerrilleras: la ilusión de una esperanza, Latorre Literaria, (ISBN 978-84-933199-6-0)
- ↑ (es) « Sole, la única guerrillera antifranquista que sigue viva », www.publico.es, (consulté le )
- ↑ (es) « Listado de mujeres que actuaron en la guerrilla antifranquista », www.elsaltodiario.com (consulté le )
- ↑ (es) « La incorporación de las mujeres a la guerrilla conquense - Memoria Democrática UCLM » (consulté le )
- ↑ (es) « MARTINEZ GARCIA, Esperanza « SOLE » ; « Consuelo PALLARES OLIVARES » - [Los de la sierra 1936-1975] », losdelasierra.info (consulté le )
- ↑ (es) Zero Grados, « Esperanza Martínez ‘Sole’, guerrillera antifranquista », Zero Grados, (consulté le )
- ↑ (es) « Esperanza Martínez Hija Adoptiva Pilar 16 Foto Pablo Ibáñez AraInfo (1) », AraInfo · Diario Libre d'Aragón (consulté le )
- ↑ (es) « Martínez Garcia, Esperanza – Con Nombre & Apellidos » (consulté le )
- ↑ (es) Asociación Age, « AGE - Archivo, Guerra y Exilio (Contacto: age@derechos.org) : Premio Memoria Histórica de la Región de Murcia a la Guerrilla Antifranquista », AGE - Archivo, Guerra y Exilio (Contacto, jueves, 9 de junio de 2022 (consulté le )
- ↑ (es) Tomasa Cuevas, Jorge J. Montes Salguero, Tomasa Cuevas et Tomasa Cuevas, Testimonios de mujeres en las cárceles franquistas, Instituto de Estudios Altoaragoneses, Diputación de Huesca, (ISBN 978-84-8127-150-8, OCLC ocm57749154, lire en ligne)
- ↑ (es) « La guerrilla de la memoria (película 2002) - Tráiler. resumen, reparto y dónde ver. Dirigida por Javier Corcuera », La Vanguardia, (consulté le )
- ↑ (es) « Testimonio de la Memoria, de Esther López BarcelóForo por la Memoria - Federación Estatal de Foros por la Memoria » (consulté le )
Liens externes
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