Eta Piscium
Alpherg
| Ascension droite | 01h 31m 29,010s[1] |
|---|---|
| Déclinaison | +15° 20′ 44,97″[1] |
| Constellation | Poissons |
| Magnitude apparente | +3,62 (3,83 / 7,51)[2],[3] |
Localisation dans la constellation : Poissons ![]() | |
| Type spectral | G7IIIa[4] |
|---|---|
| Indice U-B | +0,75[2] |
| Indice B-V | +0,97[2] |
| Indice R-I | +0,50[2] |
| Variabilité | suspectée[5] |
| Vitesse radiale | +13,78 ± 0,17 km/s[6] |
|---|---|
| Mouvement propre |
μα = +27,14 mas/a[1] μδ = −2,64 mas/a[1] |
| Parallaxe | 9,33 ± 0,72 mas[1] |
| Distance |
350 ± 30 al (107 ± 8 pc) |
| Magnitude absolue | −1,52[7] |
| Masse | 3,78 ± 0,16 M☉[8] |
|---|---|
| Rayon | 26,48 ± 2,15 R☉[8] |
| Gravité de surface (log g) | 2,32 ± 0,21[9] |
| Luminosité | 457 L☉[8] |
| Température | 4 915 ± 25 K[9] |
| Métallicité | [Fe/H] = −0,12 ± 0,03[9] |
| Âge | 220 ± 30 Ma[8] |
| Composants stellaires | η Psc A, η Psc B |
|---|
| Compagnon | η Psc B[10],[11] |
|---|---|
| Demi-grand axe (a) | 1,228 ± 0,144″ |
| Excentricité (e) | 0,469 ± 0,053 |
| Période (P) | 850,5 ± 66,5 a |
| Inclinaison (i) | 58,5 ± 2,5° |
| Argument du périastre (ω) | 86,9 ± 4,0° |
| Longitude du nœud ascendant (Ω) | 32,8 ± 2,0° |
| Époque du périastre (τ) | 2 040,3 ± 66,9 a |
Désignations
Eta Piscium (η Psc / η Piscium, Êta des Poissons), également nommée Alpherg, est une étoile binaire de la constellation des Poissons. Sa magnitude apparente combinée est de +3,62[2], ce qui en fait l'étoile la plus brillante de la constellation. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, le système est distant d'environ 350 années-lumière de la Terre[1]. Il s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +14 km/s[6].
Nomenclature
η Piscium, romanisé Eta Piscium, est la désignation de Bayer de l'étoile. Elle porte également la désignation de Flamsteed de 99 Piscium[12].
Alpherg est le nom propre approuvé pour Eta Piscium par l’Union astronomique internationale (UAI)[13]. C’est l’arabe الفرغ al-Farġ « l'Encolure » ou « le Déversoir » du Dalou, c'est-à-dire du Seau du Puits. Ce nom vient du fait que, dans le ciel arabe traditionnel, la XXVIe des manāzil al-qamar ou « stations lunaires », formée par le couple α et β Peg, peut être nommée المقدّم الفرغ al-Farġ al-Muqaddam, « l’Ouverture Antérieure », ou الأوّل الفرغ al-Farġ al-Awwal, « l’Ouverture Première », et la XXIVIe, formée par le couple γ et δ Peg, الفرغ المٶخّر al-Farġ al-mu’aḫḫar, « l’Ouverture Postérieure », ou الفرغ الثاني al-Farġ al-ṯānī, « l’Ouverture Seconde », ce qui donne, autour de l’an mil, dans les premières listes latines des stations, Garlafaum et Alfargalifer. La première attestation de ce nom semble figurer dans la littérature astrologique sous la forme Al Pherg chez Vivian E. Robson (1923)[14], repris par Christian Nitschelm (1990)[15].
Kullat Nunu. C'est en se référant aux premiers ouvrage sur l’astronomie mésopotamienne que Richard Hinckley Allen (1899) donne le nom Kullat nūnu, « the Cord of the Fish » pour η Psc[16]. Selon les codes actuels, cette étoile se nomme MÚL.KUR ša DUR nu-nu, soit « l’étoile brillante du Poisson »[17], ce qui donne, en transcription reconnue Rikis Nūni, « le Cordon du Poison ». Kullat Nunu circule toujours dans les catalogues.
Notons toutefois que le nom le plus ancien de cette étoile est Anunītu, manifestation de la déesse Ištar dans son rôle de protectrice de l’Euphrate (voir les Tables astronomiques dites « Douze fois Trois »)[18], ce qui se retrouve dans le mythe grec d’Aphrodite transformée en poisson par Zeus pour la sauver du monstre Typhon qui la poursuit avec son fils Éros sur le srives de l’Euphrate[19].
Caractéristiques
Eta Piscium est une binaire visuelle résolue pour la première fois en 1878 par l'astronome Sherburne Wesley Burnham. Ses deux étoiles tournent l'une autour de l'autre selon une période orbitale d'approximativement 850 ans, une excentricité de 0,47 et selon un demi-grand axe de 1,2 seconde d'arc[10].
Sa composante primaire, désignée Eta Piscium A, est une étoile géante jaune de type spectral G7IIIa[4] et de magnitude apparente de +3,83[3]. Elle est environ 3,8 fois plus massive que le Soleil et on estime qu'elle est âgée de 220 millions d'années[8]. Son rayon est autour de 26,5 fois plus grand que le rayon solaire[8], elle est 475 fois plus lumineuse que le Soleil[8] et sa température de surface est de 4 915 K[9].
Son compagnon, Eta Piscium B, est quant à lui une étoile de magnitude 7,51[3]. Eta Piscium est une étoile variable suspectée, avec une variation de luminosité rapportée entre les magnitudes 3,59 et 3,65[5]. Elle est occasionnellement citée comme une variable de type Beta Canis Minoris[10], ce qui paraît improbable pour une géante de type G.
Notes et références
- (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2, , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752, lire en ligne).
- (en) D. Hoffleit et W. H. Warren Jr., « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050, (Bibcode 1995yCat.5050....0H, lire en ligne).
- (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6, , p. 3466 (DOI 10.1086/323920
, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le ).
- (en) Philip C. Keenan et Raymond C. McNeil, « The Perkins catalog of revised MK types for the cooler stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 71, , p. 245 (DOI 10.1086/191373
, Bibcode 1989ApJS...71..245K).
- (en) N. N . Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: NSV and supplement », Astronomy Reports, vol. 61, no 1, , p. 80 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S).
- (en) Alessandro Massarotti et al., « Rotational and radial velocities for a sample of 761 HIPPARCOS giants and the role of binarity », The Astronomical Journal, vol. 135, no 1, , p. 209–231 (DOI 10.1088/0004-6256/135/1/209
, Bibcode 2008AJ....135..209M).
- ↑ (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
- (en) J. Maldonado, E. Villaver et C. Eiroa, « The metallicity signature of evolved stars with planets », Astronomy & Astrophysics, vol. 554, , p. 18, article no A84 (DOI 10.1051/0004-6361/201321082, Bibcode 2013A&A...554A..84M, arXiv 1303.3418, lire en ligne)
- (en) C. Soubiran, N. Brouillet et L. Casamiquela, « Assessment of [Fe/H] determinations for FGK stars in spectroscopic surveys », Astronomy & Astrophysics, vol. 663, , article no A4 (DOI 10.1051/0004-6361/202142409, Bibcode 2022A&A...663A...4S, arXiv 2112.07545, lire en ligne).
- (en) Z. Cvetković et B. Novaković, « Eight new and three recalculated orbits for binaries », Astronomische Nachrichten, vol. 331, no 3, , p. 304 (DOI 10.1002/asna.200911250
, Bibcode 2010AN....331..304C).
- ↑ (en) « Sixth Catalog of Orbits of Visual Binary Stars », sur www.astro.gsu.edu, United States Naval Observatory (consulté le ).
- (en) * eta Psc -- Double or Multiple Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
- ↑ (en) IAU, « Star Names », Site « IAU », List of January 1st, 2021. »
- ↑ (en) Vivian E. Robson, « The Fixed Stars And Constellations In Astrology, Lonon : Cecil Palmer, 1923, p. 138. »
- ↑ (fr/en) Christian Nitschelm, Catalogue des étoiles nommées : noms et caractéristiques = Catalogue of named stars : names and characteristics, Geneva : Geneva Observatory, 1989, s.v. Piscium.
- ↑ (en) Richard Hinckley Allen, Star-names and their meaning, New York & al., G. E. Stechert, 1899, réed. st. Star Names, Their Lore an Meaning, New-York: Dover Publications, 1963, p. 343.
- ↑ Roland Laffitte, « Les étoiles de comput dites normales dans les Journaux astronomiques (652-61 av. J.-C.), édités par Abraham Sachs & Hermann Hunger. », sur URANOS: www.uranos.fr.
- ↑ Roland Laffitte, « Les Tables astronomiques Douze fois Trois ».
- ↑ Paul-Louis van Berg, « Vénus et le catastérisme des Poissons zodiacaux », in Corpus Cultus Deae Syriae (CCDS), Volume 2 sources littéraires, pp. 76-86
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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