Ettela'at

Ettela'at
Titre original
(fa) اطلاعات
Formats
Langue
Fondateur
Abbas Massoudi (en)
Date de création
Pays
Éditeur
Abbas Salehi (en)
Site web
Logotype

Ettelā'āt (en persan : اطلاعات, Informations) est un quotidien iranien. Le journal publie aussi Ettelā'āt International (en persan : ﺍﻃﻠﺎﻋﺎﺕ ﺑﻴﻦ المللى), l'unique quotidien international en persan, mais également la Revue de Téhéran, le seul mensuel iranien en langue française. Il publia aussi de 1935 à 1979 le Journal de Téhéran, quotidien en langue française.

Histoire

Le journal a été fondé en , ce qui fait de lui le plus ancien quotidien de langue persane[1]. Le logo qui apparaît sur le deuxième numéro est conservé sur toutes les publications ultérieures. Il est à l'origine l'organe d'une agence de presse, Markaz-e Eṭṭelâʿât-e Irân, la première en Iran, créée en 1923 par cinq jeunes journalistes, dont Abbas Massoudi[1]. Le journal devient vite populaire. Malgré une brève interdiction en 1929 pour une critique du système judiciaire, il est considéré comme un quotidien semi-officiel, proche du régime. En 1935, il acquiert une presse rotative, la première du genre en Iran. En 1941, lorsque les Alliés envahissent l'Iran, Ettela'at publie un éditorial, avec le soutien du gouvernement, pour condamner l'occupation[1]. Dans les années 1940, il doit compter avec la concurrence du populaire Kayhan[2]. Après le coup d'État contre Mossadeq en 1953, il adopte une ligne conservatrice, devenant un journal quasi officiel[1]. À la mort de son fondateur en 1974, c'est son fils Farhad Massoudi qui prend la relève[1].

Lors de la révolution islamique, Ettela'at, le , publie un pamphlet contre les religieux qui s'opposent au régime et calomnie l'ayatollah Khomeyni. Cet article provoque la colère du clergé et des séminaristes qui descendent dans la rue. Les heurts avec la police sont brutaux et contribuent à l'amplification du mouvement révolutionnaire[3]. Le journal participe à la grève de la presse en , puis contre la loi martiale. Il reparaît le avec un énorme titre, le même que Kayhan[4] : « Le Shah est parti »[1]. Le , pendant la révolution iranienne, la propriété de ce journal est transférée à la Fondation des déshérités (Bonyad-e Mostazafen va Janbazan)[5]. Sa direction est confiée à un religieux, Mahmoud Doaï[1]. Sa version en anglais, Tehran Journal, qui paraissait depuis 1954, devient après 1979 le Tehran Times. Le Journal de Téhéran, en français, cesse de paraître en 1979[1]. La Revue de Téhéran est créée en 2005[6].

Références

  1. (en-US) Nassereddin Parvin, « EṬṬELĀʿĀT », sur Encyclopaedia Iranica, (consulté le )
  2. (en-US) « KAYHAN », sur Encyclopaedia Iranica (consulté le )
  3. (en) Ervand Abrahamian, Iran between two revolutions, Princeton University Press, (ISBN 978-0-691-10134-7, lire en ligne), p. 505
  4. « « Le shah est parti » : 40 ans plus tard, retour sur la révolution iranienne », sur Middle East Eye édition française (consulté le )
  5. (en) Iran after the 1979 Revolution, Iran Chamber Society.
  6. « Qui sommes-nous ? - La Revue de Téhéran | Iran », sur www.teheran.ir (consulté le )

Liens externes

  • icône décorative Portail de la presse écrite
  • icône décorative Portail de l’Iran et du monde iranien