Eugène Dubreuil

Eugène Dubreuil
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière d'Orsay (d)
Nationalité
Formation
Activité
Parentèle
Jean-Louis Archangé (oncle maternel)
Autres informations
Distinction
Œuvres principales
Vue de la sépulture.

Eugène Dubreuil, né le à Maule et mort le à Paris, est un architecte français.

Biographie

Né à Maule le , Eugène Dubreuil est le fils de Marie Anne Louise Dubreuil, née Archangé, et de Justin Antoine Dubreuil, officier de la Maréchaussée. Son parrain est le prince Eugène Hercule Camille de Rohan-Rochefort (1737-1816), représenté au baptême du nouveau-né par l'oncle maternel de celui-ci, l'architecte Jean-Louis Archangé (1750-1832)[1].

Élève de l’École des Beaux-Arts de Paris en 1805, Dubreuil deviendra architecte des bâtiments civils et architecte des bâtiments de la couronne. Nommé architecte du château de Saint-Cloud après la mort de Maximilien Joseph Hurtault (1824), il a notamment édifié la caserne des gardes du corps du roi Charles X (1825-1827). Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le . Sous la Monarchie de Juillet, il est l'architecte préféré du roi Louis-Philippe[2]. Il a travaillé aux châteaux de Saint-Cloud, de Meudon, de Saint-Germain-en-Laye et de Fontainebleau (entre 1834[3] et 1840)[4] ainsi qu'à la manufacture royale de Sèvres.

Chambranle de cheminée néo-Renaissance en porcelaine de Sèvres, exécuté en 1838 par Klagmann pour le château de Fontainebleau d'après les dessins de Dubreuil[5].

Habitant au no 31 puis au no 41 de la rue d'Angoulême-Saint-Honoré, Eugène Dubreuil y meurt, à l'âge de 80 ans, le [6]. Célibataire, il a légué une rente de 500 francs aux pauvres de son arrondissement[7], des sommes importantes aux œuvres sociales de la commune d'Orsay[8] et le reste de sa fortune à sa gouvernante, Marie-Geneviève Taniès (1807-1894)[9]. Cette dernière lèguera plus de cinq millions de francs à la ville de Paris, qui emploiera une partie de cette somme, conformément aux volontés de Mlle Taniès, à la fondation de l'Orphelinat Dubreuil, situé à Orsay, rue de Chartres, et destiné à accueillir des orphelines du 8e arrondissement[10]. Cet établissement deviendra par la suite une maison d'enfants à caractère social, le Centre éducatif Dubreuil.

Notes et références

  1. ↑ Archives départementales des Yvelines, état civil de Maule, paroisse Saint-Vincent, registre BMS de 1782 (vue 89 sur 161).
  2. ↑ Huguette Meunier, « Un roi "passionné de la truelle" » (recension de l'exposition Louis-Philippe à Fontainebleau. Le roi et l'histoire), L'Histoire, janvier 2019.
  3. ↑ Le Moniteur universel, 3 mars 1834, p. 460.
  4. ↑ L'Abeille de Fontainebleau, 22 novembre 1895, p. 6.
  5. ↑ Alexandre Brongniart et Denis Désiré Riocreux, Description méthodique du musée céramique de la Manufacture royale de porcelaine de Sèvres, Paris, 1845, p. 417 et pl. VII (consultable en ligne sur Gallica)
  6. ↑ Archives de Paris, état civil du 8e arrondissement, registre des décès de 1862, acte no 1047 (vue 4 sur 31).
  7. ↑ Eugène Auguste Aimé Marescot du Thilleul, L'Assistance publique à Paris. Ses bienfaiteurs et sa fortune mobilière, Paris, 1904, p. 35.
  8. ↑ Le Constitutionnel, 15 mai 1874, p. 3.
  9. ↑ Le Petit Journal, 21 novembre 1894, p. 3.
  10. ↑ Conseil municipal de Paris, Rapport présenté par M. Davrillé des Essards, au nom de la 5e Commission (1), sur l'acceptation et la répartition des legs Taniès et Aggémoglu, Paris, 1896, p. 1-7 (consultable sur Gallica).

Voir aussi

Bibliographie

  • Louis Thérèse David de Pénanrun, Edmond Augustin Delaire et Louis François Roux, Les Architectes élèves de l'école des beaux-arts : 1793-1907, Paris, coll. « Librairie de la construction moderne », , 2e éd. (lire en ligne), p. 246.

Liens externes

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