Jean-Louis Archangé

Jean-Louis Archangé
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière d'Orsay (d)
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Maître
Œuvres principales
Théâtres des Barres (d)

Jean-Louis Archangé, né le à Orsay et mort le à Paris, est un architecte français.

Biographie

Né dans une dépendance du château d'Orsay[1] le , Jean-Louis Archangé est le fils d'Anne Archangé, née Montanger, et de Jean-Louis Archangé († 1775), arpenteur royal juré[2].

Élève de Louis de Règemortes à l'Académie royale d'architecture, Archangé remporte le prix d'émulation organisé par cette institution en [3],[4] et en [5].

Plans et élévations du théâtre des Barres, au Havre.

Entre 1781 et 1787[6], Archangé est chargé par le prince Charles-Jules de Rohan-Rochefort de reconstruire son château de Rochefort (détruit en 1801).

Entre 1787 et 1789, il édifie au Havre le théâtre des Barres (ou théâtre de la Citadelle) pour Mademoiselle Montansier et Bourdon de Neuville. Ce grand bâtiment, rebaptisé théâtre de la République après la Révolution, sera détruit par un incendie en 1810 et ne sera pas reconstruit, malgré les propositions d'Archangé[7].

Architecte du prince de Bourbon-Conti, propriétaire de l'hôtel de Rothelin-Charolais, Archangé entre, après la Révolution, au service de l'héritier du prince, le chevalier Desgraviers[8].

En 1825, Archangé a fait l'acquisition de la maison située au no 90 de la rue de Richelieu[9]. Il y meurt le , à l'âge de 82 ans[10]. Par son testament, il lègue à sa commune natale la majeure partie de sa fortune et y établit cinq fondations, dont des écoles d'enseignement mutuel, des apprentissages, une rosière, un hospice et des services religieux[1].

Notes et références

  1. Hippolyte Nazet, « La rosière d'hier. Orsay et ses bienfaiteurs », Le Gaulois, 12 mai 1874, p. 3.
  2. Archives départementales de l'Essonne, état civil d'Orsay, paroisse Saint-Martin, registre BMS de 1750 (vue 108 sur 168).
  3. Henry Lemonnier, Procès-verbaux de l'Académie royale d'architecture (1671-1793), t. VIII, Paris, 1924, p. 138 (consultable en ligne sur Gallica).
  4. Mercure de France, décembre 1772, p. 162 (consultable en ligne sur Gallica).
  5. Henry Lemonnier, Procès-verbaux de l'Académie royale d'architecture (1671-1793), t. VIII, Paris, 1924, p. 166 (consultable en ligne sur Gallica).
  6. Mémoires et documents publiés par la Société archéologique de Rambouillet, 1898, p. 45 et 427 (consultable sur Gallica).
  7. Charles Vesque, Histoire des théâtres du Havre (1717 à 1872), Le Havre, 1875, p. 37 (consultable sur Gallica).
  8. Jules-Félix Vacquier, « Hôtel de Charolais », Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie du VIIe arrondissement de Paris, avril 1910, p. 41 (consultable sur Gallica).
  9. Auguste Vitu, La Maison mortuaire de Molière : d'après des documents inédits, avec plans et dessins, Paris, Lemerre, 1882, p. 246 (consultable sur Gallica).
  10. Archives de Paris, état civil reconstitué, actes de décès du 26 au 28 octobre 1832 (vue 32 sur 51).

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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