Eugène Louis Hugues Méquet

| Membre du Conseil d'amirauté (d) | |
|---|---|
| Préfet maritime de Brest |
| Baron de l'Empire (d) |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 74 ans) Mortain |
| Nationalité | |
| Activité |
| Grade militaire |
Vice-amiral () |
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| Distinctions |

Eugène Louis Hugues, 3e baron Méquet et de l'Empire, né à Cherbourg[1] le et mort à Mortain le , est un amiral français[2].
Biographie
Issu d'une famille de marins originaires d'Agon-Coutainville, il est le fils du contre-amiral Hugues Olive Méquet, 1er baron Méquet et de l'Empire, et d'Anne Rosalie Josèphe Le Traon de Kerquidan[3],[4] et cousin du contre-amiral Amédée-César Méquet qui fut préfet maritime de Lorient.
Il fait ses études aux collèges de Vendôme et de Lorient. Après avoir été élève à l'école navale de Brest, il devient aspirant de 2e classe en 1828, puis aspirant de 1re classe en 1830. La même année, il prend part à l'expédition d'Alger et en 1831, il assiste à l'attaque de l'embouchure du Tage en 1831.
Enseigne de vaisseau en 1833, il est adjoint au lieutenant de vaisseau François Thomas Tréhouart, commandant de la Recherche pour retrouver les traces de la Lilloise disparue dans les mers d'Islande et du Groenland. À la suite de cette rude et difficile campagne, il est décoré de la Légion d'honneur[5],[6].
Lieutenant de vaisseau en 1840, il reçoit ensuite le commandement suprême des côtes du Gabon. Il est chargé de réprimer la traite négrière et contribue à l'établissement du comptoir de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire. Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1847.
Capitaine de frégate en 1852, il participe à partir de 1854 à la guerre de Crimée. Après avoir commandé en second le vaisseau Henri IV, il est envoyé à terre pour prendre part à l'attaque de Sébastopol. Il y commande une batterie de marine et fait preuve d'un grand sang-froid et d'un courage qui lui valent d'être promu capitaine de vaisseau et chevalier de l'ordre du Bain, le . De retour en France, il devient membre du conseil des travaux de la marine, commandant du Christophe-Colomb. Chef d'état-major de la division d'Orient en 1859, commandeur de la Légion d'honneur en 1860, membre adjoint du conseil d'Amirauté en 1864, contre-amiral en 1865, major général à Brest et commandant en chef de la division des Antilles en 1867[2].
Lors du siège de Paris par les armées prussiennes, il prend le commandement du 8e secteur de l'enceinte fortifiée et organise la résistance des forts de Vanves et de Montrouge qui souffriront beaucoup des bombardements en janvier 1871. Grand officier de la Légion d'honneur, le , il est appelé, quelques mois plus tard, au Conseil d'amirauté[7],[8].
Vice-amiral en 1874, préfet maritime de Brest de 1874[9], il passe dans le cadre de réserve en 1877[10],[11].
La rue des Amiraux Mecquet ainsi que l'impasse du Méquet à Agon-Coutanville rendent hommage à cette famille d'amiraux anoblie par Napoléon. Avec l'appui de l'Impératrice Eugénie, le premier canot de la station de secours de Groix fut nommé Amiral Méquet[12],[13],[14],[15]. Un prix Vice-Amiral Méquet fut créé et permit de doter des stations maritimes en équipements et canots de secours au long XIXème siècle jusqu'à la moitié du XXème siècle[16].
Vie familiale
Il épouse Charlotte Anne Marie Victoire Millet (née le - Sourdeval), fille du général de brigade et baron d'Empire Théodore François Millet. Ils eurent 2 enfants :
- Marie Rosalie Charlotte Eugénie, qui épousa le colonel de génie Louis Poncet, chevalier de la Légion d'honneur.
- Gabrielle
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur en 1833
Officier de la Légion d'honneur en 1847
Commandeur de la Légion d'honneur en 1860
Grand officier de la Légion d'honneur le [17]
Titres
Bibliographie
- Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, 1866-1877
- Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Paris, Tallandier, 2002, p. 365
Notes et références
- ↑ Cherbourg-Octeville en 2000, puis commune déléguée dans Cherbourg-en-Cotentin depuis 2016.
- ↑ « Généalogie de Eugène Louis Hugues MÉQUET », sur Geneanet (consulté le )
- ↑ « Généalogie de Eugène Louis Hugues MÉQUET », sur Geneanet (consulté le )
- ↑ Eugène Louis Hugues Mequet (3eme Baron Mequet et de l'Empire), Voyage en Islande et au Groenland exécuté pendant les années 1833 et 1836 sur la corvette La Recherche dans le but de découvrir les traces de La Lilloise / publié par ordre du gouvernement, journal du voyage par M.Eugène Mequet enseigne de Vaisseau, Arthus Bertrand, éditeur - Paris - France. Paris, (lire en ligne)
- ↑ Eugène Louis Hugues Mequet (3eme Baron Mequet et de l'Empire), Voyage en Islande et au Groenland exécuté pendant les années 1833 et 1836 sur la corvette La Recherche dans le but de découvrir les traces de La Lilloise / publié par ordre du gouvernement, journal du voyage par M.Eugène Mequet enseigne de Vaisseau, Arthus Bertrand, éditeur - Paris - France. Paris, (lire en ligne)
- ↑ « Siège de Paris 1870. LETTRE DU GÉNÉRAL TROCHU, Gouverneur de Paris, À L'AMIRAL MÉQUET, commandant le 8e secteur, Paris le 26 novembre 1870. 18999-8 », sur www.bertrand-malvaux.com (consulté le )
- ↑ « Siège de Paris 1870. LETTRE DU GÉNÉRAL TROCHU, Gouverneur de Paris, À L'AMIRAL MÉQUET, commandant le 8e secteur, Paris le 26 novembre 1870. 18999-8 », sur www.bertrand-malvaux.com (consulté le )
- ↑ « Liste des préfets maritimes de Brest | SOCIETE DES MEMBRES de la LEGION D'HONNEUR du FINISTERE Nord » (consulté le )
- ↑ « Liste des préfets maritimes de Brest | SOCIETE DES MEMBRES de la LEGION D'HONNEUR du FINISTERE Nord » (consulté le )
- ↑ « Ecole Navale / Espace tradition / Officiers célèbres », sur parcoursdeviesdanslaroyale.fr (consulté le )
- ↑ « Les 150 ans de la station fêtés en juin », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ « Sauvetage en mer. Les 150 ans du premier canot », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ « Groix. Les 50 ans de la SNSM et les 150 ans de l'Amiral-Mecquet », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ Rédaction de Ouest France, « La station de secours en mer de Groix a 150 ans », journal, (lire en ligne
)
- ↑ Jean-Louis GUEGADEN, « Le naufrage du vapeur Saint-Jean 1899 », sur KBC Penmarch V13 (consulté le )
- ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
Liens externes
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