Eugène Moynier
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(à 76 ans) 8e arrondissement de Paris |
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Division 20 du cimetière de Montmartre (d) |
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Claude Eugène Moynier est un docteur en médecine né à Paris le et mort dans la même ville le .
Biographie
Eugène Moynier est le fils de Joseph Moynier (1789-1867), docteur en médecine, et de Marie Françoise Adèle Adam (1797-1886).
Il est reçu docteur en médecine en 1855. Il a été l'élève d'Armand Trousseau[1]. Il a exercé successivement comme interne à l'hôpital Necker, à la Charité, à Beaujon, à l'Hôtel-Dieu et aux Enfants-Malades. Il a été chef de clinique de la faculté à l'Hôtel-Dieu. Du mois d' à , il fut médecin-major de la garde nationale de la Seine et médecin attaché à l'exposition universelle de 1867
Il fut médecin des crèches. Son activité et ses qualités d'observation lui ont permis d'obtenir de nombreuses guérisons, en particulier dans la trachéotomie où sur quarante opérations pratiquées sur des enfants il a obtenu vingt cas de guérison dans la période extrême du croup.
Germain Sée, Jean Gaston Marie Blache, Eugène Moynier développent, avec le gymnaste Napoléon Laisné, une méthode issue de la gymnastique suédoise, appliquée à la guérison des enfants choréiques, et appelée « kinésithérapie » dès 1847[2].
Il a participé aux luttes contre les épidémies de choléra, de typhoïde et de variole.
Il a fait à la fois œuvre de praticien et de savant à partir de ses observations journalières.
Il a été membre de plusieurs sociétés savantes : la Société anatomique, la Société médicale d'émulation de Bruxelles, la Société de médecine de la Moselle, de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France. Il a rédigé de nombreuses publications dont certaines ont reçu des récompenses.
Eugène Moynier meurt le . Il est inhumé le au Cimetière de Montmartre 20e division[3].
Distinctions
Il a obtenu de nombreuses distinctions pour ses travaux, quatre médailles d'or, trois médailles d'argent, trois médailles de bronze attribuées par les facultés des académies de Paris, Bruxelles, de la Moselle et en Italie.
Il a reçu une mention honorable pour le premier prix Capuron traitant des accouchements de l'Académie de médecine en 1857[4],[5].
- Chevalier de l'ordre de Léopold, en 1861.
- Chevalier de la Légion d'honneur, en 1871[6].
- Commandeur du Nichan Iftikhar, en 1875.
- Commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique, en 1876.
- Ordre de la Couronne d'Italie, en 1884.
Publications
- De la chorée : thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 31 janvier 1855, Paris, Rignoux, (lire en ligne)
- Des Morts subites chez les femmes enceintes ou récemment accouchées, Paris, Librairie de Victor Masson, (lire en ligne)
- Compte rendu des cas de fièvre putride ou typhoïde observés dans le service de M. le professeur Trousseau, pendant le premier semestre de l'année 1859, Union médicale, (lire en ligne)
- « De l'Eschare au sacrum et des accidents qui peuvent en résulter », Moniteur des sciences médicales et pharmaceutiques,
- Compte rendu des faits de diphtérie observés dans le service de M. le professeur Trousseau pendant le premier semestre de l'année 1859, Paris, Typographie de Henri Plon, (lire en ligne)
- Des accidents graves qui surviennent dans le cours de la rougeole et de la scarlatine, Metz, Typographie de Jules Verronnais, (lire en ligne)
- Observations de trachéotomie pratiquée dans la période extrême du croup, (lire en ligne)
Notes et références
- ↑ Marie Boissière, « no 448. D'Armand Trousseau à Pierre-Fidèle Bretonneau », dans Bretonneau. Correspondance d’un médecin, t. 3 - La retraite (1841-1862), Tours, Presses universitaires François Rabelais, (ISBN 978-2-86906579-6, lire en ligne), p. 279-note 1
- ↑ Brier Pascal et Defrance Jacques, « La production de gymnastiques médicales pour les enfants malades hospitalisés au XIXe siècle : spécialisation médicale et différenciation des gymnastiques », Sciences sociales et sport, no 5, , p. 13-51 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Cimetière de Montmartre-Répertoire annuel d'inhumation : Lavalley-Paganon (1900-1904), p. 26
- ↑ Calames : Académie de médecine, prix Capuron 1855
- ↑ « Prix fondé par le docteur Capuron (Accouchements) », Mémoires de l'Académie impériale de médecine, t. 22, , p. XLII-XLVI (lire en ligne)
- ↑ Base Léonore : Moynier, Claude Eugène
Annexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Théophile de Lamathière, « Moynier (Eugène) », dans Panthéon de la Légion d'honneur, t. 11, Paris, Dentu (lire en ligne), p. 178-179, 362-363

Liens externes
- Ressource relative à la recherche :
- Base Léonore
- CTHS : MOYNIER Claude Eugène
- Geneanet : Claude Eugène Moynier
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