Eugène Paulus

Eugène Paulus
Biographie
Naissance
Décès
(à 53 ans)
Châtelet
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Distinction

Eugène Paulus, né le à Châtelet et mort le à Châtelet, est un céramiste d'art, sculpteur et enseignant belge.

Biographie

Eugène Auguste Paulus est né le dans une famille d'artistes de Châtelet. Il est le fils de Sylvain Paulus, sculpteur, professeur de dessin et de sculpture à l'École industrielle, commerciale et de dessin de Châtelet et d'Émilie Stradiot. Il est le frère cadet de Pierre Paulus, artiste peintre et céramiste. Louise, sa sœur cadette est dessinatrice et une excellente pianiste[1].

Il reçoit sa formation artistique à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles où il apprend le dessin et la sculpture. Diplômé en 1904, il devient le collaborateur du sculpteur Charles Van der Stappen et travaille avec lui notamment pour la réalisation de la Fontaine des chimères à l'Exposition universelle de Bruxelles de 1910[2].

Monument aux morts 1914-1918 de Châtelet.

Revenant ensuite à Châtelet, il prend la succession de son père comme professeur de dessin artistique et de construction, de modelage et de sculpture à l'École industrielle et commerciale et de dessin de Châtelet[3]. De même, il enseigne au collège de Thuin. L'artiste-peintre Gustave Camus et le sculpteur Jules Vanderstock ont suivi les cours d'Eugène Paulus à l'École industrielle de Châtelet, l'un pour le cours de dessin et l'autre pour le cours de modelage.

Avec son frère Pierre Paulus, il participe à la renaissance de l'art de la céramique en grès de Bouffioulx. Vers 1910, ils inaugurent une fabrique de pièces uniques de poterie en grès flammé à décor géométrique en gris argenté sur fond brun[4]. Il a en effet mis au point une nouvelle formule de grès flammés et décorés dont les plus belles pièces sont acquises pour la collection du prince Napoléon-Jérôme Bonaparte.

Étant également sculpteur, il a réalisé la sculpture du monument construit sur le plan de l'architecte Nicolas Pourbaix dédié aux morts de la Première Guerre mondiale de Châtelet et inauguré en 1921[5].

Bas-relief en grès flammé, hôtel de ville de Châtelet.

Il a exposé ses œuvres à Châtelet (1916), Bruxelles, Gand, Anvers, Monza (1923 et 1930), Paris (1925), Charleroi (1927) et Budapest (1927). À l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris de 1925, il présente des grès au grand feu et des vases décorés de motifs précieux. La duchesse de Vendôme y a acquis certaines de ses œuvres[6]. Il a aussi présenté ses grès à l'Exposition internationale des Arts décoratifs de Monza en 1930.

En 1928, il est nommé professeur à l'Institut supérieur des arts décoratifs de Bruxelles.

Bas-relief en grès flammé, hôtel de ville de Châtelet.

D'un tempérament discret, il est resté longtemps dans l'ombre de son célèbre frère, Pierre Paulus.

Il décède des suites d'une longue maladie le à Châtelet[7].

Sélection d'œuvres

  • Fontaine des chimères, bronzes, Exposition universelle de Bruxelles de 1910.
  • Bas-reliefs, grès flammés, façade de l'hôtel de ville de Châtelet.
  • Tête de hiercheuse, grès.
  • Monument aux morts de Châtelet, bronze, 1921.

Hommages et distinctions

À l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris de 1925, il obtient la médaille d'or[7].

En , ses grès reçoivent une médaille d'or à l'Exposition internationale des Arts décoratifs de Monza (Italie).

Ses œuvres ont été exposées à la centennale du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles[8].

La distinction suivante lui a été décernée par le roi Albert Ier de Belgique[7] :

Notes et références

  1. Chantal Lemal-Mengeot, Nouvelles biographie nationale - Volume 4, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, , 408 p. (lire en ligne), p. 289-290
  2. « Chronique artistique - Nos artistes », Gazette de Charleroi,‎ , p. 2 (lire en ligne Inscription nécessaire)
  3. La Vie Wallonne, Liège, La Vie Wallonne, (lire en ligne), p. 277
  4. Académie royale d'archéologie de Belgique, Fondation universitaire de Belgique, La céramique à Boufifoulx, Bruxelles, Académie royale d'archéologie de Belgique, (lire en ligne), p. 215
  5. « Nécrologie - Eugène Paulus », Journal de Charleroi,‎ , p. 3 (lire en ligne Inscription nécessaire)
  6. « Nos artistes », Gazette de Charleroi,‎ , p. 2 (lire en ligne Inscription nécessaire)
  7. « Le céramiste Eugène Bouffioulx », L'Indépendance belge,‎ , p. 2 (lire en ligne Inscription nécessaire)
  8. « Mort du sculpteur Eugène Paulus », Le Soir,‎ , p. 3 (lire en ligne Inscription nécessaire)

Voir aussi

Bibliographie

  • Marianne Fauconnier & Jean Claude Migeot : Sel et Feu, Les grès d’art de Bouffioulx et de Châtelet de 1900 à 1960, 1995,  p. 135
  • C.Engelen/M.Marx, Sculpture in Belgium, II, Br. 2002; Pas II, 2002

Articles connexes

Liens externes

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