Exposition historique de l'art belge 1830-1880

Exposition historique de l'art belge 1830-1880
Type Exposition artistique
Localisation Bruxelles
Date d'ouverture
Date de clôture
Organisateur(s) Commission d'organisation des fêtes du 50e anniversaire de l'indépendance nationale
Site web Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

L'Exposition historique de l'art belge 1830-1880 est une exposition des œuvres les plus remarquables produites par des artistes belges depuis l'indépendance de la Belgique en 1830, destinée à célébrer le cinquantenaire de l’Indépendance belge. Elle a lieu du au à Bruxelles[1].

Organisation

Le ministre de l'Intérieur et la Commission d'organisation des fêtes du 50e anniversaire de l'indépendance nationale sont chargés de mettre en œuvre l'exposition[2]. L'exposition est financée par l'État belge. Les œuvres font partie des collections publiques ou privées.

Le baron Henri t'Kint de Roodenbeke est le président de la Commission directrice de l'exposition historique de l'art belge, assisté par un représentant du ministère de l'intérieur, de la ville de Bruxelles, de responsables des beaux-arts et d'artistes. Victor Stiénon est le secrétaire de la Commission directrice des musées royaux[1].

Le , l'exposition est inaugurée en même temps que le nouveau Palais des Beaux-Arts (actuellement Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique) dû à l'architecte Alphonse Balat, rue de la Régence à Bruxelles par le roi Léopold II et la reine Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine ainsi que Philippe de Belgique, comte de Flandre et son épouse Marie de Hohenzollern-Sigmaringen, comtesse de Flandre[1],[3].

Contexte

Le départ des volontaires liégeois pour Bruxelles de Charles Soubre, œuvre exposée.

L'exposition s'inscrit dans les festivités du cinquantenaire de l'Indépendance belge. Depuis sa création en 1830, la Belgique est à la recherche d’une identité culturelle, recherche qui s’intensifie, dès 1880, lors des célébrations du cinquantenaire du pays et de l’Exposition historique de l’art belge 1830-1880.

En réaction aux influences étrangères, en particulier françaises, l'école belge se met en évidence par des sujets tirés entre autres de l'histoire belge ancienne ou récente, de l'art flamand, de la représentation de paysages proprement belges et par le ralliement progressif au réalisme identifié comme courant artistique national[4].

Catalogue

Couverture du catalogue de l'exposition.

Le catalogue propose 1 602 numéros qui comprennent des peintures (portraits, scènes de genre, paysage, marines), aquarelles, dessins, cartons, miniatures, gravures, lithographies, peintures sur émail et sur porcelaine, sculptures, gravures en médaille, architecture et ouvrages exécutés et placés dans les monuments publics.

Parmi les artistes belges exposés, figurent : Louis Artan, Théodore Baron, Polydore Beaufaux, Alfred Stevens, Joseph Stevens, François Stroobant, Théodore Canneel, Alexandre Thomas, Gustave Wappers, Félicien Rops, Jean-Baptiste Madou, François Lamorinière, Henri Leys, Joseph Lies, Hippolyte Boulenger, Armand Dandoy, Alexandre Markelbach, Pierre Jean Van der Ouderaa, Antoine Wiertz, Auguste Chauvin, Victor Fassin, Albert Glibert, Jean-Mathieu Nisen, Charles Soubre, Léon Philippet, Émile Delperée, Charles-Philogène Tschaggeny, François-Joseph Navez, Jean-François Portaels, Ernest Slingeneyer, Philippe-Jacques van Bree, Joseph Stallaert, Louis Dubois, Henri Dillens, Joseph Quinaux, Jacques Rosseels, Eugène Smits, Charles de Groux, Théodore Fourmois, Louis Gallait, Fanny Geefs, Guillaume Geefs, André Hennebicq, Édouard Fiers, Antoine Van Ysendyck, Constant Jehotte, Johan Bernhard Wittkamp, Jean-André Laumans, Léon Frédéric, Xavier Mellery, Pierre Puyenbroeck, Jean Van den Kerckhove, Charles Van der Stappen, Charles Wiener, Jean-Baptiste Martens et Paul De Vigne.

Références

  1. « Fonds FEHAB - Fonds Exposition historique de l'Art belge (1830-1880) », sur Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (consulté le )
  2. ↑ Catalogue de l'exposition historique de l'art belge 1830-1880, Bruxelles, Félix Callewaert père, (lire en ligne)
  3. ↑ « Exposition historique de l'art belge 1830-1880 », Journal de Bruxelles,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  4. ↑ Benjamin Foudral, « Symbolisme belge et discours nationaliste », sur Encyclopédie d'histoire numérique de l'Europe (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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