Félix González-Torres

| Naissance | |
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| Décès | |
| Pseudonyme |
Torres, Félix González- |
| Nationalité |
Américain |
| Activité |
artiste |
| Formation | |
| Représenté par |
Galerie David Zwirner (en) |
| Lieu de travail | |
| Mouvement | |
| Influencé par |
Sculpture, installations |
Felix González-Torres, né le à Guáimaro, à Cuba et mort le à Miami, est un artiste américain d'origine cubaine, figure majeure du minimalisme, de l'art conceptuel et de l'art protocolaire.
Il a grandi à Porto Rico avant de s'installer à New York en 1979 où il s’impose sur la scène artistique américaine à partir de 1990. Il fut représenté par la Andrea Rosen Gallery à New York et par Jennifer Flay à Paris, jusqu'à sa mort des suites du SIDA en 1996.
Démarche artistique
Pendant ses études à New York, il étudie la photographie à l'Institut Pratt et l’art au Whitney Museum of American Art[1]. Il découvre un ouvrage majeur, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique de Walter Benjamin, qui influencera durablement son travail : « j’ai toujours été très intéressé par les écrits de Walter Benjamin [...] je voulais faire un travail qui prenne en considération certaines de ses idées[2].» Le travail de Gonzalez-Torres témoigne d'une économie de moyens et d'une utilisation récurrente d'objets industriels et reproductibles, s'inscrivant dans la lignée du minimalisme.
Cependant, il combine subtilement expérience personnelle et prises de position politiques, réintroduisant la métaphore là où l'art minimal prônait la neutralité. Pour lui, l’expression artistique doit refléter la complexité d’un vécu, concept qu'il emprunte à Rainer Maria Rilke sous le nom de « mémoire du sang ». Ses œuvres évoquent ainsi la perte, la mort, le sida et les luttes sociales sans jamais sacrifier l'esthétique[3].
L'œuvre
Puzzles
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Il produit entre 1987 et 1992 64 photographies montées sur puzzles et exposées dans leur emballage plastique. Le puzzle désigne l’image comme un objet intime et fragile que l’on doit tenter de maintenir dans son intégralité. Ses souvenirs filtrent à travers les sous-titres de ses œuvres : Perfect Lovers, March 5th, Revenge... Le procédé lui permet de s'inscrire dans une lignée conceptuelle par l'emploi d'objets industriels reproductibles.
Panneaux publicitaires
À partir de 1989, il investit l’espace public avec des panneaux publicitaires. En 1992, il loue 24 panneaux à New York pour afficher une photo en noir et blanc d’un lit vide avec l’empreinte de deux têtes sur les oreillers. Témoignage à son amant défunt, cette œuvre silencieuse et polysémique déplace le débat privé (le deuil, l'intimité homosexuelle) sur la scène publique.
Piles et art protocolaire
Les « piles » sont des sculptures publiques constituées de tas d’objets (feuilles de papier ou bonbons). Dans la lignée de Robert Morris ou Carl Andre, González-Torres utilise un vocabulaire minimaliste mais y ajoute un **protocole de régénération**.
Le public est invité à s'approprier l'œuvre en prenant un bonbon ou une feuille. L'œuvre n'est pas le tas physique lui-même, mais l'instruction certifiée par l'artiste : le propriétaire a la responsabilité de réapprovisionner la pile pour maintenir son « poids idéal ». Cette dimension protocolaire permet à l'œuvre d'être dispersée et « sauvée » indéfiniment par le public[4].
Dans « Sans titre » (Portrait de Ross à LA), le tas de bonbons est une métaphore du corps de son compagnon et de la propagation du virus du sida. La consommation des bonbons devient un acte de communion tragique et politique.
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Untitled (Public Opinion) exposé au Palais de Tokyo -
Untitled (Blue Placebo), Musée d'Art contemporain Astrup-Fearnley -
Untitled (L.A.), Speed Art Museum -
Untitled (Portrait of Dad), National Portrait Gallery -
Untitled (Portrait of Ross in L.A.) Art Institute of Chicago
Voir aussi
Articles connexes
Notes et références
- ↑ « Paysages urbains », Quaderns d'arquitectura i urbanisme, no 228, janvier 2001, p. 154
- ↑ Conversation avec Hans-Ulrich Obrist pour Museum in progress, 1994.
- ↑ VISO, Olga M. « Pourquoi la beauté ? », Connaissances des arts, No 556, novembre 1999, p. 106
- ↑ Eric WATIER, "Felix Gonzalez-Torres : un art de la reproductibilité technique".
Liens externes
- (en) felixgonzalez-torres.com
- Ressources relatives aux beaux-arts :
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