Famille Desclée

Desclée
Image illustrative de l’article Famille Desclée

Origine Drapeau de la Belgique Belgique
Allégeance Drapeau de la Belgique Belgique
Pays Belgique

Les Desclée et Desclée de Maredsous sont une famille de la noblesse belge[1]. Leur nom est lié aux premières entreprises belges de production et de distribution de gaz et d'électricité, ainsi qu'aux maisons d'édition et d'impression Desclée (Tournai) et Desclée de Brouwer (Bruges) [2].

Histoire

Originaire de Péruwelz, dans le Tournaisis, la famille Desclée remonte à Pierre Disclé, décédé en 1697. Son fils Pierre, né en 1651, est le père des auteurs des deux lignes de la famille. Les descendants de la première ligne résident à Basècles, Bernissart, Blaton, Condé-sur‑l’Escaut (Nord) et Lens (Pas-de-Calais). Ceux de la seconde ligne demeurent à Péruwelz et à Valenciennes. Leurs descendants créent au niveau de la cinquième génération six branches distinctes : celle de Pommerœul, celle de Tournai et de Maredsous, celle de Dour, celle de Renaix, celle de Paris et celle de Péruwelz. De ces différentes branches, seules subsistent aujourd’hui la branche des barons Desclée et des Desclée de Maredsous, et celle de Péruwelz.

La branche des barons Desclée est issue de François Desclée (1800 – 1842), époux de Julie Semet, tandis que celle des Desclée de Maredsous l’est de son frère Henri-Philippe Desclée (1802 – 1873), époux d’Appoline Semet.

Dès 1834, les frères Desclée se lancent dans l’éclairage public par le gaz de nombreuses villes : Roubaix, Tourcoing, Courtrai, Bruges et le Tournaisis.

Desclée Frères (Cuivrerie Saint Eloi) - intérieur du magasin, rue du Curé à Roubaix.

À la fin de la première guerre mondiale, les différentes sociétés productrices de gaz sont converties pour produire de l’électricité. Au milieu du XXe siècle, elles sont toujours présidées par des membres de la famille. C’est l’époque où plusieurs Intercommunales comme Simogel et Interbrugse sont mises sur pied, et la société EBES [3] est créée, constituée entre autres de la Société Henri Desclée et Cie. En 1977, la société Electrobel absorbe les diverses sociétés Desclée.

Si les Desclée sont initialement connus pour l’éclairage des villes, ils le sont également par les éditions : la Société Saint-Jean l’Évangéliste est fondée à Tournai en 1872 par Henri-Philippe Desclée et ses deux fils Henri (1830 – 1917) et Jules (1833 – 1911). Ces derniers fondent ensuite en 1877 avec leur beau-frère, Alphonse de Brouwer, la Société Saint-Augustin à Bruges et la maison d’édition Desclée de Brouwer.

Revue de l'Art chrétien, publiée par la Société Saint-Augustin.

Enfin, en 1872, Henri-Philippe acquiert le domaine de Maredsous [4]. Son souhait est de voir s’établir une abbaye bénédictine sur le site. Les premiers moines s’installent en 1872 au château de Maredsous et en 1876 dans les nouveaux bâtiments. La famille qui a financé la construction de l’abbaye en restera propriétaire jusqu’en 1924, année au cours de laquelle elle l’offrira à l’asbl Abbaye de Maredsous. Cette branche fondatrice du monastère sera autorisée à joindre à son nom celui de Maredsous.

Abbaye de Maredsous

Dans la branche de Paris, il faut citer l’artiste dramatique et comédienne Aimée-Olympe Desclée (1836 – 1874), célèbre interprète entre autres des œuvres d’Alexandre Dumas fils. Elle fit l’admiration de Napoléon III et de Victor-Emmanuel II. Elle est enterrée dans le cimetière du Père Lachaise à Paris.

Dans la branche cadette de Péruwelz, citons le lieutenant général Alfred Desclée (1886 – 1953) et Émile-Henri Desclée (1863 – 1927) qui travailla en Chine à la création d’une ligne de chemin de fer par le groupe Empain.

Il faut également mentionner, parmi les membres de la famille, René Desclée (1868 – 1953) qui fut pionner de la photographie et la chanteuse Muriel Desclée connue sous le nom de Muriel Dacq.

Généalogies

  • Pierre Desclée (1763-1807), x Marie Dujardin (1770-1804), est à l'origine des deux branches suivantes[5].

Branche des barons Desclée

  • François Desclée (1800-1842), x Marie Semet (1798-1879).
    • Florimond Desclée (1832-1877), x Céline du Bus (1833-1904).
      • Henriette Desclée (1866-1922), x Louis de Halleux (1858-1940). Avec des descendants.
      • Anne-Marie Desclée (1873-1932), x Fernand du Bus de Warnaffe (1869-1931). Avec des descendants.
    • Edmond Desclée (1835-1880), x Marie Bécasseau (1843-1927).
      • Paul Desclée (voir ci-dessous).
      • René Desclée, avocat et photographe.
        René Desclée, avocat et photographe.

Paul Eugène Desclée (Tournai, Jette, ) était ingénieur des mines et docteur en droit. En 1902, il fut admis à la noblesse héréditaire belge. En 1890, il épousa Magdeleine Dumon (1870-1960), fille d'Henri Dumon, industriel, conseiller municipal de Tournai et sénateur. Ils eurent un fils, dont la descendance subsiste encore aujourd'hui.

Branche des Desclée de Maredsous

  • Henri-Philippe Desclée (1802-1873), x Appoline Semet (1805-1837). Il fut le fondateur de l'abbaye de Maredsous.
    • Henri Desclée (1830-1917), x Louise de Brouwer (1841-1927).
      • Claire Desclée de Maredsous (1869-1945), x Jean de Halleux (1868-1936). Avec des descendants.
      • Joseph Desclée de Maredsous (1873-1959), x Élisabeth Vercruysse (1882-1944). Il obtint l'autorisation d'ajouter Maredsous au nom de famille en 1928.
        • Henri Desclée de Maredsous (1908-1944).
        • Marie-Anne Desclée de Maredsous.
        • Marc Desclée de Maredsous.
        • Hadelin Desclée de Maredsous.
    • Jules Desclée (1833-1911), x Julie de Brouwer (1844-1880).
      Jules Desclée en uniforme de zouave pontifical.
      • Benoît Desclée de Maredsous (voir ci-dessous).
      • Vincent Desclée de Maredsous.
      • Gérard Desclée de Maredsous.

Benoît Desclée de Maredsous (Tournai, – ibid., ), conseiller communal de Tournai, obtint en 1928 l'autorisation d'ajouter Maredsous à son nom de famille et fut incorporé à la noblesse héréditaire belge en 1914. Il épousa Anne-Marie Capelle (1891–1976), fille du baron Léon Capelle, diplomate, à Bruxelles en 1914. Ils eurent six fils et une fille, dont le banquier Jules Desclée de Maredsous, dont la descendance perdure encore aujourd'hui.

Notes et références

  1. Marc Belvaux, Les Desclée & Desclée de Maredsous, Association royale, Office généalogique et héraldique de Belgique, (ISBN 978-2-87018-103-4, lire en ligne)
  2. Sofie VAN HOONACKER, Histoire de la maison d'édition et d'imprimerie Desclée De Brouwer, mémoire de master non publié, Université catholique de Louvain, 1984.
  3. Renaat DUSAUCHOIT, Energie pour Bruges. De Desclée-de Brouwer à l'EBES, Bruges, EBES, 1989.
  4. Ursmer BERLIÈRE, Les terres et seigneuries de Maredsous et Maharenne, Maredsous, Abbaye de Saint-Benoît, 1920.
  5. Maurice HOUTART, 'Généalogie Desclée', dans : Annuaire de la noblesse de Belgique, Bruxelles, 1913.
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