Fernando Rospigliosi

Fernando Rospigliosi
Illustration.
Rospigliosi en 2024.
Fonctions
Président du Congrès de la République
(intérim)
En fonction depuis le
(7 mois et 11 jours)
Président José Jerí
José María Balcázar
Prédécesseur José Jerí
Premier vice-président du Congrès de la République
En fonction depuis le
(9 mois et 25 jours)
Président José Jerí
Lui-même (intérim)
José María Balcázar
Prédécesseur Patricia Juárez
Membre du Congrès péruvien
En fonction depuis le
(2 ans, 7 mois et 16 jours)
Élection 11 avril 2021
Groupe politique FP
Prédécesseur Hernando Guerra García
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Lima (Pérou)
Nationalité Péruvienne
Parti politique FP
Diplômé de Université pontificale catholique du Pérou

Image illustrative de l’article Fernando Rospigliosi

Fernando Rospigliosi, né le à Lima, est un homme d'État péruvien, membre du parti fujimoriste Force populaire. Il est président du Congrès par intérim depuis le .

Biographie

Formation et carrière professionnelle

Né le , il est diplômé en sociologie de l'Université pontificale catholique du Pérou. Il exerce ensuite comme enseignant, analyste politique et journaliste[1].

Parcours politique

Débuts à gauche

Son engagement politique débute, de 1968 à 1980, au sein de l'Avant-garde révolutionnaire. Il codirige l'hebdomadaire Amauta. Par la suite, il devient critique de la corruption d'État et du populisme[1].

Ministre de l'Intérieur

Il est ensuite ministre de l'Intérieur de 2001 à 2004 sous l'administration du président Alejandro Toledo, et dirige également le Conseil national du renseignement. Il porte une réforme de la police visant à la professionnaliser et à renforcer le contrôle du civil sur l'institution. Il est finalement destitué par le Congrès du fait de critiques sur gestion du conflit social d'Ilave à Puno[1].

Campagne de Pedro Pablo Kuczynski

En , il entre dans l'équipe de campagne de Pedro Pablo Kuczynski en vue des élections générales péruviennes de 2016[2].

Membre du Congrès

Suite à la mort du député Hernando Guerra García en , il entre au Congrès de la République[3].

Le , après la destitution de la présidente Dina Boluarte, le président du Congrès José Jerí devient président de la République et Fernando Rospigliosi devient président du Congrès par intérim[1].

Les accusations de trafic d'influence et de financement illégal visant José Jerí conduisent à l'ouverture d'une procédure de destitution le . Elle est soumise au vote du Congrès le . Une majorité simple est requise pour le destituer de son poste de président du Congrès et donc de son poste de président de la République[4],[5]. Il est effectivement destitué par 75 voix favorables et 24 contre et trois abstentions. Fernando Rospigliosi refuse de lui succéder[6].

Il contribue à faire destituer Delia Espinoza, procureure générale chargée d’enquêter contre les délits commis par les plus hauts dirigeants du pays, puis à la faire exclure de la fonction publique pour dix ans[7]. Selon Le Monde, le Pérou est gouverné par un « pacte des corrompus » qui allie la majorité du Congrès à des réseaux mafieux[7].

Références

  1. (es) Redacción Gestión, « Fernando Rospigliosi asume la presidencia del Congreso: su hoja de vida », sur Gestión, Gestionpe, (consulté le ).
  2. (es) Redacción El Comercio Perú, « Fernando Rospigliosi ya es parte del equipo de campaña de PPK », sur El Comercio Perú, elcomercio.pe, (consulté le ).
  3. (es) Diego Ayma Ayma, « Fernando Rospigliosi asumirá la curul que dejó Hernando Guerra García », sur rpp.pe, (consulté le ).
  4. (es) « Pleno del Congreso sesionará el martes 17 de febrero para debatir mociones de censura contra presidente José Jerí », sur Centro de Noticias del Congreso (consulté le )
  5. (es) EFE, « ¿Por qué Perú va camino a tener su octavo presidente en casi 10 años de crisis política? », sur EL NACIONAL, elnacionalfb, (consulté le ).
  6. « Pérou-Le Congrès vote la destitution du président Jeri », sur Boursorama, (consulté le ).
  7. « Au Pérou, le « pacte des corrompus » assoit son contrôle sur la justice », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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