François-Marie Madec
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 57 ans) Brest |
| Nationalité | |
| Activité |
| Conflit | |
|---|---|
| Distinction |
L’abbé François-Marie Madec est né le à Plounéour-Ménez (département du Finistère en Bretagne), il est décédé le à Brest.
En tant qu’ecclésiastique, c’est un pionnier de l’action sociale, c’est aussi un ardent défenseur de la culture bretonne. En Bretagne, au moins six rues portent son nom, d'après Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne.
Biographie
Enfance et formation
François-Marie Madec naît en 1879[1].
Après des études au petit séminaire de Pont-Croix, puis au séminaire de Quimper, il est ordonné prêtre[1].
Carrière
Il s’installe à Paris de 1902 à 1905 où il est surveillant puis de professeur au collège de l’Immaculée Conception[1].
Il rejoint le mouvement Le Sillon et s’engage dans un catholicisme social. Son engagement lui vaut le surnom de « Madec-social »[1].
En 1906, il retourne au Finistère, nommé vicaire auxiliaire à Plonévez-Porzay. Il crée en , un bulletin bimensuel, La Quinzaine Ouvrière, qui deviendra en 1912 l’hebdomadaire Le Militant, diffusé dans tout le département[1].
Première Guerre mondiale
En 1914, l’abbé Madec est engagé comme aumônier volontaire du 2e Régiment d’Infanterie Coloniale. Sa bravoure lui vaut la Légion d’honneur. Cardiaque, il est réformé en 1918 et revient quelques mois au Relecq-Kerhuon[1].
Entre-deux-Guerres
Il passe en 1918 à Paris une licence de droit canonique[1].
Il est pendant quelque temps en 1920 le recteur de la paroisse de Goulven[1].
Il devient en 1925 aumônier du Refuge à Brest[1].
Il lance l’hebdomadaire régionaliste L’Armoricain, qui deviendra un supplément finistérien du Nouvelliste de Bretagne. En 1927, il est secrétaire général du mouvement Bleun-Brug fondé par l’abbé Perrot, dont il veut donner une dimension politique qui lui permettrait de contrer l’influence des autonomistes de Breiz Atao. C’est le but de La Patrie Bretonne, hebdomadaire bilingue qu’il crée en et où il écrit sous le pseudonyme de P. Manac’h. Mais ce rêve d’un régionalisme catholique breton s’effondre dès à cause du désaveu formel de l’évêque de Quimper[1].
L’abbé Madec fonde en 1930 Adsao après la disparition de La Patrie bretonne, disparue en 1929[2]. D'après Abeozen, l'abbé François-Marie Madec a dirigé la revue de 1931 à 1936[3].
En 1934, l’abbé Madec précipite l’éclatement en voulant entraîner Adsao dans le sillage des ligues d’extrême droite[1]. Consacrant ses dernières forces à des tournées de conférences en faveur de l’enseignement du breton dans les écoles.
Décès
Il meurt en 1936[1].
Décoration
Notes et références
- Yvon Tranvouez, « Chapitre II. Silhouettes catholiques de Basse-Bretagne », dans Catholiques en Bretagne au xxe siècle, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 35–49 p. (ISBN 978-2-7535-3149-9, lire en ligne)
- ↑ Yvon Tranvouez, « Chapitre II. Silhouettes catholiques de Basse-Bretagne », dans Catholiques en Bretagne au xxe siècle, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 35–49 p. (ISBN 978-2-7535-3149-9, lire en ligne)
- ↑ Abeozen, Istor lennegezh vrezhonek an amzer-vremañ in Al Liamm, numéro 54, janvier-février 1956, page 62
Bibliographie
- Alain Deniel, Le Mouvement breton, François Maspero, 1976, (ISBN 2-7071-0826-X)
- La semaine religieuse du diocèse de Quimper et de Léon ; vendredi no 45 ; no 47
- Jean-Loup Avril, Mille Bretons, dictionnaire biographique, Les Portes du large, Saint-Jacques-de-la-Lande, 2002, (ISBN 2-914612-10-9)
- Emmanuel Salmon-Legagneur, Les noms qui ont fait l’Histoire de Bretagne, Coop Breizh/Institut Culturel de Bretagne, 1997, (ISBN 2-84346-032-8) et (ISBN 2-86822-071-1)
- Portail de la Bretagne