Fulbert Aureglia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 62 ans) |
| Nom de naissance |
Paul Eugène Fulbert Aureglia |
| Nationalité | |
| Domicile |
Boulevard des Moulins (d) |
| Activité |
| Distinctions |
|---|
Palais de justice de Monaco, monument aux morts de Monaco, hôtel des Postes de Monaco, église du Sacré-Cœur de Monaco, Bristol Majestic Palace (d) |
Fulbert Aureglia (monégasque : Fülbertu Aure̍glia), né le et mort en , est un architecte monégasque. Il laisse une trace importante dans le paysage de la principauté de Monaco, ayant réalisé les plans de nombreux édifices.
Biographie
Origines et études
Paul Eugène Fulbert Aureglia naît le à Monaco. Il est le fils de Michel Aureglia (confiseur) et de Valentine Vianès (sans profession), mariés l'un à l'autre et alors respectivement âgés de 44 et 33 ans[1]. Élève de Gaston Redon à l'école des Beaux-Arts de Paris, il obtient au cours de ses études plusieurs distinctions[2] : notamment, en , une première médaille au concours de première classe d'architecture où il est classé deuxième sur les six élèves médaillés et les 169 concurrents[3]. Il en sort diplômé, à l'issue d'un examen, le [4],[5]. En raison de sa nationalité étrangère, il ne peut cependant concourir pour le Prix de Rome[2].
Carrière
Le prince Albert Ier, qui s’intéresse à lui, le rappelle à Monaco en 1907 et lui confie d'importants postes[2] : il devient ainsi conservateur du Palais et architecte des Domaines du prince par ordonnance souveraine du , et marguillier et secrétaire-ordonnateur de la paroisse de Saint-Charles par ordonnance souveraine du [6], en remplacement de Cruzel, décédé[7]. Il participe par la suite aux travaux du Musée océanographique et réalise notamment l'hôtel des postes de Monaco, le monument aux morts au cimetière, la salle de conférences, la caserne des sapeurs-pompiers, le poste de police de la Condamine, le dispensaire de la rue de la Colle, la nouvelle chaire de la cathédrale, ainsi que les transformations de l'hôtel de ville, l’aménagement des jardins exotiques, le plan du quai Albert-Ier et le palais de justice. Il est aussi embre du Comité de l’Instruction publique, de la Commission des Beaux-Arts, du Conseil de fabrique et du Comité des travaux publics[2].
Décès
Il meurt en , à la suite d'« une longue et douloureuse maladie »[2]. Le maire et membre de sa famille, Louis Aureglia, lui rend hommage à la séance du Conseil communal, le , durant lequel il se fait élire[8]. Les obsèques de Fulbert Aureglia sont célébrée le , en présence d'une assistance nombreuse en la cathédrale Notre-Dame-Immaculée de Monaco ; la levée du corps est faite à 11 h par le chanoine Aurat. Les cordons du poêle sont tenus par Biasini, architecte en chef du département des Alpes-Maritimes ; Demerlé, architecte et membre de la Commission des Beaux-Arts ; Louis Bellando, conseiller communal ; Alexandre Noghès, président du Comité des traditions monégasques ; Joseph Olivié, du service des Bâtiments domaniaux ; et Henri Olivié. Derrière le char funèbre, entouré d’un piquet de carabiniers en armes, s’avance seul le commandant Bernard, en uniforme, le prince Louis II. L'épouse veuve de l'architecte conduit le deuil, entourée de ses belles-filles, de son gendre et des membres de la famille. L’ensemble des personnalités, ainsi que les représentants des groupements monégasques et étrangers, prennent place dans le long cortège. La messe de requiem est chantée par le chanoine Janin. La maîtrise, sous la direction du chanoine Aurat, avec Bourdon au grand orgue, se fait entendre. L’absoute est donnée par Andrieux, archidiacre du chapitre, représentant l’évêque Pierre Rivière, absent. Après la cérémonie religieuse, le cercueil est placé sur le char funèbre. Jacques Reymond, conseiller de gouvernement, prononce le discours qui suit. Biasini prend ensuite la parole au nom de l’Amicale des architectes de la Côte d’Azur, dont il est le président. La dislocation se fait sur le parvis de la cathédrale, après que les assistants défilent devant la famille pour lui présenter leurs condoléances[2].
Distinctions
Officier de l'ordre de Saint-Charles[2]
Officier d'académie (remis par le ministre d'État le [9], autorisation princière du 17 novembre 1928[10])
Chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand (1929)[11]
Références
- ↑ « Acte de naissance de Paul Eugène Fulbert Aureglia », État civil de la commune de Monaco, , p. 10, article no 16 (lire en ligne
, consulté le )
- « Informations », Journal de Monaco, vol. 79, no 4101, , p. 2-3 (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Nos compatriotes au dehors », Le Petit Monégasque, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Nos compatriotes », Le Petit Monégasque, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Dictionnaire des élèves architectes de l’École des beaux-arts de Paris (1800-1968), AGORHA - Bases de données de l'Institut national d'histoire de l'art, Dictionnaire des élèves architectes de l’École des beaux-arts de Paris (1800-1968) et Institut national d'histoire de l'art, Auréglia, Fulbert, (lire en ligne)
- ↑ Ordonnance souveraine du portant nomination de Fulbert Aureglia [lire en ligne (page consultée le 2026-05-03)]
- ↑ Ordonnance souveraine du portant nomination de Fulbert Aureglia [lire en ligne (page consultée le 2026-05-03)]
- ↑ « Conseil communal », Journal de Monaco, vol. 79, no 4101, , p. 2 (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Distinction », Gazette de Monaco et de Monte-Carlo, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Ordonnance souveraine no 796 du [lire en ligne (page consultée le 2026-05-03)]
- ↑ « Distinctions », Gazette de Monaco et de Monte-Carlo, (lire en ligne
, consulté le )
Annexes
Articles connexes
Liens externes
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