Gabrielle Debillemont-Chardon

| Présidente Union des femmes peintres et sculpteurs | |
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(à 97 ans) 9e arrondissement de Paris |
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Pierre-Paul de Pommayrac, Antonin Pierre Topart, Émile Lévy |
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Gabrielle Debillemont-Chardon, née le à Dijon et morte le à Paris 9e, est une artiste peintre, professeur de dessin et miniaturiste française.
Biographie
Gabrielle Marie Joséphine Debillemont-Chardon est la fille du compositeur Jean-Jacques-Joseph Debillemont, et sa sœur Jeanne est pianiste[1].
Élève des miniaturistes Pierre-Paul de Pommayrac et Antonin Pierre Topart, et du peintre Émile Lévy[2], c'est une portraitiste, pastelliste, peintre d'éventails et d'émaux.
Gabrielle Debillemont-Chardon expose au Salon des artistes français dès 1876 et y obtient en 1894 une médaille de 3e classe (elle y expose neuf miniatures et un pastel, La belle fromagère) ainsi que le prix de miniature Maxime-David[3], et une médaille de 2e classe en 1901, qui la place hors-concours[2]. Elle obtient le prix Léon Bertaux de l'Union des femmes peintres et sculpteurs en 1894 (peinture), et le 1er prix de l'Union en 1897 (miniatures). En 1900 à l'Exposition universelle (vitrine de dix miniatures), elle obtient une mention honorable[2].
Elle est vice-présidente de l'Union des femmes peintres et sculpteurs en 1901, de nouveau en 1919[4]-1923[5] et présidente de 1934 à 1942[6]. En 1939, elle y présente une rétrospective de ses miniatures[7].
Directrice de l'école de dessin de la mairie du 10e arrondissement de Paris de 1884 à 1892, elle est professeur de dessin à Paris de 1881 à 1896[8]. Elle donne, de 1885 aux années 1930, des cours de miniature avec modèle vivant et de pastel à son atelier du 7 rue Duperré, dans le 9e[9].
La miniature connaît depuis le milieu du XIXe siècle un certain déclin suite à l’avènement de la photographie, et Gabrielle Debillemont-Chardon remet en lumière cette pratique[1]. Elle est vice-présidente puis présidente de la Société de la miniature, de l'aquarelle et des arts précieux, et membre de la Société des miniaturistes et enlumineurs de France. Elle publie en 1909 un traité de miniature sur ivoire.
Parmi les nombreux portraits réalisés, on relève celui de Léon Lhermitte en 1914, de Mlle G. de Queylar en 1925, d'Albert Mayer en 1926[2].
Elle est nommée Officier de l'Instruction publique en 1896 et Chevalier de la Légion d'honneur[10] en 1928.
Elle meurt en 1957 en son domicile au no 11, boulevard de Clichy dans le 9e arrondissement de Paris[11], et est inhumée au cimetière des Batignolles[12].
Œuvres dans les collections publiques
- Département des arts graphiques du musée du Louvre[13] : La Couronne de roses.
- Musée d'Orsay : La Femme au grand chapeau (1901), Jeune nymphe (sans date), Portrait de fillette au bonnet brodé (1901) et Portrait d’une femme en deuil (1902)[1].
- Petit Palais : Jeune fille assise (1919) et Jeune fille (1903).
- Musée Lambinet à Versailles : Victor Hugo et Marion de Lorme.
Publications
- La Miniature sur ivoire. Essai historique et traité pratique, Laurens éd., Paris, 1909, préfacé par Léonce Bénédite.
Élèves
- Charline Abbeille (1885-1971), miniaturiste.
- Caroline Baily (1857-1947), miniaturiste.
- Francine Gaudrion (1882-1941).
- Thérèse Gaudrion (1880-1954).
- Marie Laforge (1865-1920), miniaturiste.
- Sara Page (en) (1855-1943).
- Sonia Routchine-Vitry (1878-1931).
- Berta Wilhelmson (sv) (1869-1965).
Notes et références
- Camille Lesbros, Gabrielle Debillemont-Chardon, Archives of Women Artists, Research and Exhibitions (AWARE), en ligne.
- Hoffmann-Eugène, Le livre des peintres exposants 1929, dixième édition, Paris, Bureaux du livre des peintres exposants, 1927.
- ↑ Le Quotidien illustré du 9 janvier 1895 : Portrait de Madame Debillemont, vu par Frédéric Régamey.
- ↑ « La France », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Mondanités », The New York Herald, Paris, , p. 3 (ISSN 2474-3224, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Catalogue du salon 1942 de l'UFPS.
- ↑ Gilberte A. Pommier-Zaborowska, « À l’Union des Femmes peintres et sculpteurs », Forces féminines françaises, Paris, vol. 8, no 113, , p. 7 (lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Dossier Base Léonore, p. 4-5.
- ↑ Annonce dans le Bulletin officiel de l'UFPS, 1911, 7e numéro.
- ↑ René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, t. 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 361.
- ↑ Archives de Paris 9e, acte de décès no 858, année 1957 (vue 21/31).
- ↑ Registre journalier d'inhumation du Cimetière des Batignolles de 1957 en date du 28 septembre (page 9/31).
- ↑ « Gabrielle Debillemont-Chardon » dans la base Joconde.
Annexes
Bibliographie
- Édouard-Joseph René, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, t. 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 361.
- Camille Lesbros, « Gabrielle Debillemont-Chardon (1860-1957). Grande maîtresse en miniature », dans Marion Lagrange et Adriana Sotropa (dir.), Élèves & maîtresses. Apprendre et transmettre l’art (1849-1928), Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, (ISBN 979-10-300-0980-4, EAN 9791030009804).
Liens externes
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