Groupes ethniques du Cameroun

Le Cameroun compte plus de 278 ethnies différentes[1].
Les 278 groupes ethniques estimés du Cameroun forment six apparentements ethniques selon l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer[2] :
En 2024, le linguiste Laurain Assipolo divise le Cameroun en huit aires culturelles, en se basant sur les zones linguistiques de l'Atlas linguistique du Cameroun. L'auteur précise ne sont pas homogènes ni territorialement continues[3] :
- Islamo-peule
- Soudano-Sahélienne
- Béti-Fang-Bulu
- Maka-Kozimé
- Baka-Bagyeli ou Bakota-Bedzang
- Mbam-Sanaga-Tikar
- Bamiléké ou Grassfield
- Bassa'a-Mpoo-Bati
- Sawa ou Côtier.
Aire islamo-peule
Cette aire correspond aux peuples du Nord-Cameroun (Nord, Adamaoua et Extrême-Nord) de religion musulmane ou « foulbéisés »[3],[4].
- Les Arabes choua
- Les Baldemu
- Les Gamergu
- Les Glavda
- Les Guiziga
- Les Kanuri
- Les Kotoko
- Les Mandara
- Les Mousgoum
- Les Peuls
- Les Voutés musulmans
- Les Zumaya
Aire soudano-sahélienne
Cette aire comprend les peuples du Nord-Cameroun qui sont de langues adamaoua ou tchadiques qui ne sont pas de confession musulmane, autrement désignés de « Habés » ou de « Kirdis », soit»[3]:
- Les Bana
- Les Deba
- Les Djimis
- Les Dowayo
- Les Fali
- Les Gbaya
- Les Gbete
- Les Goudé
- Les Guider
- Les Guiziga
- Les Kapsiki
- Les Mada
- Les Mafa
- Les Massa
- Les Matakan
- Les Motcheguina
- Les Mofus
- Les Mouktélé
- Les Moundang
- Les Mousgoy
- Les Mpiemo
- Les Njegn
- Les Ouldémé
- Les Podokwo
- Les Tchédés
- Les Toupouri
- Les Vouté non musulmans.
- Les Zulgo
Aire Béti-Fang-Bulu
Cette aire comprend les peuples suivants[3]:
Aire Maka-Kozimé
Cette aire comprendre les peuples locuteurs de langues Méka, Koh et Kakó[3]:
- Les Akpwakoum /Abakoum/Bakoum/Kwakum
- Les Badjoué
- Les Bikélé
- Les Djem/Njem/Djeme/Ndjeme
- Les Dzimou/Koh Zimé
- Les Kako
- Les Konabembe
- Les Maka
- Les Mpiemo
- Les Só
- Les Pol
Baka-Bagyeli ou Bakota-Bedzang
Les peuples autochtones forestiers aussi appelés « Pygmées »[3].
Mbam-Sanaga-Tikar
Les Tikar et les locuteurs bantuphones du Mbam[3].
Bamiléké ou Grassfield
Les locuteurs de langues bantoïdes Grassfields et tivoïdes[3].
Bassa'a-Mpoo-Bati
Les peuples bantuphones qui célèbrent le festival itinérant Mbog Liaa, soit[3]:
Sawa ou Côtier
Les peuples parlant les langues bantous côtières[3].
Groupes ethniques par zone géographique
Régions de l'Extrême-Nord, du Nord et de l'Adamaoua
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Notes et références
- ↑ (en) Mohamad Z. Yakan, « African peoples and nations by country: Cameroon », in Almanac of African Peoples & Nations, Transaction Publishers, New Brunswick, N.J., 1999, p. 37-39 (ISBN 9781560004332)
- ↑ Esquisse ethnique de la République Fédérale du Cameroun
- Laurain Lauras Assipolo Nkepseu (préf. Paul Zang Zang), Pour une redistribution des aires culturelles du Cameroun : Modélisation à partir des courants migratoires à la base de la configuration sociolinguistique du pays et du critère géolinguistique, Douala, Éditions Pygmies, (ISBN 978-9-9564-5924-7)
- ↑ Christian Seignobos et Henry Tourneux, Le Nord-Cameroun à travers ses mots : Dictionnaire
de termes anciens et modernes relatifs à la région, Karthala, , 339 p. (lire en ligne), p. 110 :
« assimilé culturellement et religieusement aux Peuls.
On emploie parfois cet adjectif pour qualifier des individus ou des groupes non peuls qui adoptent tout ou partie des valeurs et des usages de la société peule, dont la langue.
L’assimilation à la société peule est vue différemment selon que l’on est du côté des Peuls ou des non-Peuls. Pour les premiers, un « islamisé » – autre nom à peu près synonyme dans le Nord-Cameroun de « foulbéïsé » – restera toujours marqué par son origine « païenne ». Pour un islamisé, il ne fait aucun doute qu’il est devenu Peul. L’assimilation inclut presque systématiquement l’abandon de la langue maternelle au profit exclusif du fulfulde, et obligatoirement l’adoption de l’islam. »
Voir aussi
Bibliographie
- Laurain Lauras Assipolo Nkepseu (préf. Paul Zang Zang), Pour une redistribution des aires culturelles du Cameroun : Modélisation à partir des courants migratoires à la base de la configuration sociolinguistique du pays et du critère géolinguistique, Douala, Éditions Pygmies, (ISBN 978-9-9564-5924-7)
- Jean Fonkoué, Essai de nomenclature des populations et des langues du Cameroun, Centre d'études africaines, Centre d'analyse et de recherche documentaire pour l'Afrique noire, Paris, 1981, 2 vol.
Articles connexes
Liens externes
- « Inventaire ethnique et linguistique du Cameroun sous mandat français », in Journal de la Société des africanistes, 1934, tome 4, p. 203-208
- J. Deboudaud et P.-H. Chombart de Lauwe, « Carte schématique des populations du Cameroun », in Journal des africanistes, 1939, tome 9. p. 197-204
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