Guerre civile corse

Guerre civile corse

Informations générales
Date 1755 - 1757
Lieu Aleria, Bozzio
Casus belli Mariu Emmanuele Matra est nommé Général de la nation par des opposants à Paoli.
Issue

Victoire décisive paoliste

  • Mort de Matra
  • Consolidation du Parti paoliste parmi les insurgés Corses.
Belligérants
Drapeau de la Corse Matristes
Soutiens:
Drapeau de la Corse Clans anti-Paoli
Drapeau de la Corse Paolistes
Soutiens:
Drapeau de la Grande-Bretagne. Royaume de Grande-Bretagne
Commandants
Drapeau de la Corse Mariu Emmanuele Matra Drapeau de la Corse Pascal Paoli
Drapeau de la Corse Clemente Paoli (co)
Forces en présence
Drapeau de la Corse nombre inconnu Drapeau de la Corse 600 hommes

Guerre d'indépendance corse

La guerre civile corse est une guerre civile de deux ans, en parallèle avec la guerre d'indépendance corse. Il s'agissait d'une guerre entre les partisans de Pasquale Paoli et les partisans de Mariu Emmanuele Matra, aux projets politiques radicalement différents[1].

Prélude

Alors que la guerre d'indépendance corse fait rage, le , contre l’avis de son père qui craint pour sa sécurité – le dernier Général de la Nation, Jean-Pierre Gaffory a été assassiné en 1753 – Pasquale Paoli débarque à Porraggia, près de l’embouchure du Golo, pour défendre sa cause[2]. Il parvient à convoquer une consulte, qui se réunit à Caccia le , mais elle ne rassemble qu’une petite partie des pièves (les ancêtres génois des cantons). En effet, Paoli ne fait pas l’unanimité. De nombreuses grandes familles ne reconnaissent pas la légitimité de ce jeune homme idéaliste, comme les Matra, qui voudraient imposer comme généralissime Mariu Emmanuele Matra, le beau-frère de Gaffory. Les Matra considèrent également Paoli comme un arriviste[1].

Paoli établit la République corse, un état autoproclamé, met en place une constitution tirée des Lumières et monte une armée avec deux régiments de 300 hommes[1].

La riposte des opposants ne tarde pas, Matra annonce à Paoli qu'il a été élu Général de la nation par les opposants, Paoli, fou de rage, aurait déchiré la lettre, qui a fait office de casus belli. Les paolistes déclarent la guerre aux matristes, qui ont des projets politiques également radicalement du parti paoliste[1]. Les deux hommes deviennent officiellement rivaux[3].

Hostilités

Avec 200 hommes, Pascal Paoli prend d'assaut l’Alesani, fief des matristes. La bataille tourne rapidement à l'avantage des matristes et les paolistes battent en retraite.

Des escarmouches entrent les deux partis arrivent également de temps en temps durant les deux années consécutives.

Embuscade et fin de la guerre

Le , Paoli est escorté par une partie de ses hommes près du couvent du Boziu, non loin d'Aléria. Les troupes de Pascal Paoli sont rapidement débordées par les matristes plus nombreux et les paolistes se cachent dans le couvent. La porte du couvent finie par être détruite et Pascal Paoli manque d'être capturé par les hommes de Matra.

Au même moment, les hommes de Matra sont surpris par l'arrière, tandis qu'un autre groupe de paolistes, dirigés par Clemente Paoli, les surprend par l'arrière, forçant les matristes à battre en retraite.

Mariu Emmanuele Matra en fuite avec ses partisans, est tué par les troupes de Clemente Paoli alors qu'il battait en retraite, mettant fin au conflit.[4]

Références

  1. « Le 14 Juillet, une date importante de l'histoire de la Corse », sur corsenetinfos, .
  2. « Mostra - Exposition », sur Collectivité de Corse.
  3. Colonna d'Istria 2019, p. 179.
  4. Colonna d'Istria 2019, p. 180.

Bibliographie

  • La Corse face à Gênes, entre féodalité et modernité, Charles de Peretti, Colonna édition, 2008.
  • Paoli, un corse de Lumières, Michel Vergé-Franceschi – Ed. Fayard, 2005
  • Robert Colonna d'Istria, Histoire de la Corse : Des origines à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », (1re éd. 1995), 315 p. (ISBN 979-10-210-3853-0, DOI 10.3917/talla.colon.2019.01 Inscription nécessaire, lire en ligne Inscription nécessaire). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
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