Hôtel Saint-James et d'Albany

Hôtel Saint-James & d'Albany
Façade sur cour de l'hôtel
Localisation
Pays
France
Division administrative
Commune
Coordonnées
48° 51′ 53″ N, 2° 19′ 51″ E
Architecture
Type
Ouverture
1852
Architecte
Style
Patrimonialité
Équipements
Étoiles
Chambres
175
Restaurants
202 Rivoli
Gestion
Propriétaire
Mohari Hospitality
Omnam Investement Group
Pharrell Williams
Site web
Carte
Hôtel de Boullongne
Portail d'entrée sur la rue Saint-Honoré
Présentation
Type
Etablissement hôtelier
Destination initiale
Destination actuelle
Etablissement hôtelier
Période
Style
Architecte
Matériau
Construction
1751
Restauration
1839-1852
1875
1946-1948
1979
2021-
Commanditaire
Jean Nicolas de Boullongne, comte de Nogent
Propriétaire
Mohari Hospitality
Omnam Investment Group
Pharrell Williams
Patrimonialité
Site web
Localisation
Pays
France
Division administrative
Subdivision administrative
Subdivision administrative
Commune
Adresse
Accès et transport
Métro
Coordonnées
48° 51′ 53″ N, 2° 19′ 51″ E
Carte

L'hôtel Saint-James & d'Albany est un établissement hôtelier classé 4 étoiles situé aux no 211, rue Saint-Honoré et no 202, rue de Rivoli dans le 1er arrondissement de Paris.

Ancien hôtel particulier dit de Boullongne, il est construit en 1751, par l'architecte Michel Tannevot pour le comte Jean Nicolas de Boullongne de Nogent, contrôleur général des Finances du roi Louis XV.

Contrairement à une vieille et tenace légende, ce bâtiment n'est pas et n'a jamais été partie ou annexe de l'hôtel de Noailles, construit par l'architecte Jean Marot en 1672 et entièrement détruit en 1830, par le percement de l'actuelle rue d'Alger. Les nombreuses plaques commémoratives, malgré le caractère véridique de leurs informations, ont été à tort placées dans cet hôtel qui n'as jamais été le théâtre de ses évènements[1].

Transformé en établissement hôtelier dés 1787, il comprend, à partir de 1851, deux entités séparées mais exploitées par le même propriétaire; l'hôtel Saint-James, côté rue Saint-Honoré, occupant le bâtiment historique avec ses communs et l'hôtel d'Albany, occupant une annexe, côté rue de Rivoli.

L'hôtel subit une profonde renovation en 1979 puis ferme en 2021 après avoir changé de main. Il est actuellement en cours de rénovation.

Histoire

L'hôtel est construit en 1741, par l'architecte Michel Tannevot pour le financier Jean Nicolas de Boullongne, comte de Nogent, sur divers immeubles de rapport appartenant au sieur de Valentinay[2].

L'hôtel est néanmoins vendu inachevé au financier Jean-Joseph de Laborde. Ce dernier fait diviser sa propriété en deux lots et destine le bâtiment de communs donnant sur la rue Saint-Honoré, à la location.

La destinée hôtelière des lieux démarre en 1787, quand ces communs sont transformés en un hôtel garni dit des Tuileries, fondé par André Rivette, dans lequel descendra Alexandre de Rougeville du 3 au . La même année, tous les biens de Jean-Joseph de Laborde sont confisqués, comme biens nationaux. Charles-François Lebrun, Troisième Consul, y est un temps logé, parmi d'autres nombreux locataires dont un certain Nivet[3].

Jean-Joseph de Laborde

En 1800, l'hôtel est restitué aux héritiers de Laborde mais est revendu au sieur Chabannes, démembré en deux lots, l'hôtel avec son jardin, et le bâtiment de communs sur la rue Saint-Honoré, toujours occupé par un établissement hôtelier[3].

En 1804, Napoléon Ier décide le percement de la rue de Rivoli, et l'hôtel se voit amputé d'une grande partie de son jardin. Une série de 11 arcades est construite sur les nouvelles parcelles donnant sur la rue de Rivoli, propriété de la ville, qui ne seront loties qu'à partir de 1830 à la charge de particuliers.

En 1839, le sieur F. Chabannes et son fils parviennent à racheter une parcelle donnant sur la rue de Rivoli en vue de transformer cette dernière en immeuble de rapport, se confrontant alors au cahier des charges architectural drastique imposé quelques années plus tôt par les architectes Percier et Fontaine.

En 1851, l'ensemble est vendu à M. A.Boland qui, après de nombreux travaux de modernisation, ouvre deux nouveaux établissements hôteliers.

Ainsi naissent les hôtels Saint-James, occupant le bâtiment historique de la rue Saint-Honoré et l'hôtel d'Albany, côté rue de Rivoli, nommés d'après la forte présence de ressortissants britanniques et américains à cette époque. Bien que communicants par le jardin, les deux établissements sont gérés séparément par le même propriétaire.

En 1875, l'hôtel dispose de nombreuses commodités, comme l'éclairage électrique dans les quelque 300 chambres de l'établissement, l'ascenseur, un solarium, un centre d'hydrothérapie, un agrandissement des cuisines et de la salle de restaurant par la construction d'un jardin d'hiver accueillant un salon de thé en journée.

En 1908, l'affaire est cédée par les héritiers Boland à Adolph Frans, un homme d'affaires d'origine allemande, connu sous le nom de François Lerche. M. Lerche dirige seul l'établissement puis avec son fils, Paul-Gabriel, à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils entreprennent des travaux de rénovation qui durent jusqu'en 1948.

L'établissement est racheté par Guy Saias en 1979, via la S.A St James et Albany. L'affaire est gérée par ses enfants jusqu'en 2024, date à laquelle elle est cédée à un partenariat entre Mohari Hospitality, Omnam Investment Group et le chanteur et néanmoins directeur créatif homme de Louis Vuitton, Pharrell Williams[4].

L'hôtel est fermé depuis 2021, et est actuellement en travaux, placés sous la houlette de l'agence Valode et Pistre. L'ambition du groupe en place, étant de transformer l'hôtel en palace 5 étoiles à l'instar de ses voisins Le Meurice et Le Crillon.

Description

L'hôtel est construit en 1751 dans un style classique. Le bâtiment de communs sur la rue Saint-Honoré ne comporte, à l'origine, qu'un seul niveau surmonté d'un étage mansardé. Un vaste jardin s'étend alors jusqu'au manège des ecuries royales jouxtant directement les jardins du palais des Tuileries. Le jardin de l'hôtel est largement amputé au tout début du XIXe siècle par le percement de la rue de Rivoli.

Dés 1787, le bâtiment sur la rue Saint-Honoré est transformé en établissement hôtelier. Une parcelle sur la rue de Rivoli, abritant l'hôtel d'Albany, et deux parcelles sur la rue du Vingt-Neuf-Juillet, abritant le restaurant et le bar, sont ajoutées à l'hôtel à la fin du XIXe siècle.

En 1846, l'hôtel est largement remanié, les communs sur la rue Saint-Honoré sont surélevés de quatre niveaux et les annexes sur la rue du Vingt-Neuf-Juillet sont rasées et reconstruite.

De nos jours, le communs sur la rue Saint-Honoré est un immeubles de rapport ne faisant plus partie de l'hôtel, malgré une servitude de passage via le portail historique.

Protection

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du pour ses façades sur la rue Saint-Honoré et sur cour, toitures du bâtiment sur rue et passage voûté entre la rue et la première cour ; façades et toitures du corps principal sur cour, ancien jardin et façades et toitures des ailes sur la deuxième cour[5].

Notes et références

  1. ↑ (en) Parisian Fields, « The strange case of the disappearing hotel », sur Parisian Fields, (consulté le )
  2. ↑ Franck BEAUMONT, « hôtel Saint-James Albany 202 rue de Rivoli Paris 1er », (consulté le )
  3. Wikigeohistorical Data, « Rue Saint-Honoré - Parcelles 323-325 »
  4. ↑ Business Immo, « Une entreprise commune va racheter l'ancien Hôtel Saint-James & Albany à Paris », (consulté le )
  5. ↑ « Hôtel Saint-James et d'Albany », notice no PA00085837, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 31 janvier 2026

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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