Hassan Gouled Aptidon
| Hassan Gouled Aptidon (ar) حسن جولد أبتيدون | |
Hassan Gouled Aptidon en 1977. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de la République de Djibouti | |
| – (21 ans, 10 mois et 11 jours) |
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| Élection | 1981 |
| Réélection | 1987 1993 |
| Premier ministre | Lui-même Ahmed Dini Abdallah Mohamed Kamil Barkat Gourad Hamadou |
| Prédécesseur | Poste créé |
| Successeur | Ismaïl Omar Guelleh |
| Premier ministre de Djibouti | |
| – (1 mois et 24 jours) |
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| Président | Lui-même |
| Prédécesseur | Lui-même (Premier ministre du Territoire français des Afars et des Issas) |
| Successeur | Ahmed Dini |
| Premier ministre du Territoire français des Afars et des Issas | |
| – (1 mois et 9 jours) |
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| Gouverneur | Camille d'Ornano (haut-commissaire) |
| Prédécesseur | Abdallah Mohamed Kamil |
| Successeur | Lui-même (Premier ministre de Djibouti) |
| Vice-président du Conseil de gouvernement de la Côte française des Somalis | |
| – (4 mois) |
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| Gouverneur | Jacques Compain |
| Prédécesseur | Mahmoud Harbi |
| Successeur | Ahmed Dini |
| Député français | |
| – (3 ans, 5 mois et 20 jours) |
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| Élection | 19 avril 1959 |
| Circonscription | Côte française des Somalis |
| Législature | Ire (Cinquième République) |
| Groupe politique | UNR |
| Prédécesseur | Mahmoud Harbi |
| Successeur | Moussa Ahmed Idriss |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Hassan Gouled Aptidon |
| Date de naissance | ou plus tôt |
| Lieu de naissance | Lughaya (Somalie britannique) |
| Date de décès | ou plus |
| Lieu de décès | Djibouti (ville) |
| Nationalité | Française, puis djiboutienne |
| Parti politique | RPP |
| Entourage | Ismaïl Omar Guelleh (neveu) |
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| Premiers ministres de Djibouti Présidents de la république de Djibouti |
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Hassan Gouled Aptidon (en somali : Xasan Guuleed Abtidoon ; en arabe : حسن جولد أبتيدون), né officiellement à Djibouti le , mais sans doute vers 1908-1910 à Lughaya près de Zeilah, alors en Somalie britannique[1] et mort le , est un homme politique de la côte française des Somalis, du Territoire français des Afars et des Issas puis de la République de Djibouti.
Biographie
Hassan Gouled est né dans le petit village de Garissa, dans le district de Lughaya, au nord du Somaliland au sein du groupe Issa Mamassan. Issu d'une modeste famille d'agriculteurs, il commence sa carrière dans les années 1930, comme infirmier. Il est en poste à Dikhil en 1932[2]. Il est ensuite entrepreneur.
Sa femme est décédée en à l'âge de 73 ans. Hassan Gouled est décédé à son domicile, à Djibouti, le .
Son nom a été donné en 1999 au stade national du pays, le stade El Hadj-Hassan-Gouled-Aptidon.
Carrière politique
Période coloniale
En 1946, il fonde avec Mahmoud Harbi le Club de la jeunesse somalie et dankalie. Ils sont élus ensemble en novembre 1950 au Conseil représentatif de la colonie, puis se séparent pour l'élection sénatoriale. Hassan Gouled est élu au Conseil de la République, contre Mahmoud Harbi, de 1952 à 1957[3].
En 1957, dirigeant la liste Indépendants pour la défense et la sauvegarde des intérêts du territoire, il n'est pas ré-élu au Conseil représentatif. C'est la liste soutenue de l'Action économique pour le progrès social, dirigée par Mahmoud Harbi qui l'emporte. Pour le référendum de 1958, Hassan Gouled appelle à voter pour le maintien du territoire sous souveraineté française. «Avec le puissant soutien de l'électorat français» selon I.M. Lewis[réf. nécessaire] et de l'administration, son parti gagne les élections territoriales consécutives en et il devient vice-président du Conseil de gouvernement du territoire.
Il est élu député à l'Assemblée nationale française en 1959, avec 21 voix d'avance sur Houmed Aboubaker, puis battu aux élections législatives suivantes, en 1962, par Moussa Ahmed Idriss, du Parti du mouvement populaire (PMP). Il devient alors ministre de l'Éducation dans le gouvernement local dirigé par Ali Aref Bourhan. Avec les autres « ministres somalis », il démissionne de son poste le , après la répression de manifestations indépendantistes[4].
Dans les années 1960, il dirige l’Union démocratique issa. Il est signataire de l'accord d'Arta en . Il est brièvement emprisonné en , avec d'autres responsables du Parti du mouvement populaire (PMP). Il est élu à l'Assemblée territoriale en , et devient ministre de l'Intérieur.
Indépendance de Djibouti
En 1974, Hassan Gouled appelle à voter pour François Mitterrand. Il devient président de la Ligue populaire africaine pour l'indépendance (LPAI) créée en par la fusion de l'Union populaire africaine (UPA) et de la Ligue pour l’avenir et l’ordre. Le secrétaire général est Ahmed Dini.
Il devient président du Conseil de gouvernement le , et est élu président de la future République de Djibouti le par la Chambre des Députés. Il le reste jusqu'en 1999. Après l'attentat contre le « Palmier en Zinc », en , il interdit le principal parti d'opposition, le MPL et instaure un système de parti unique.
Président de la République
En 1981, il instaure un système politique dominé par un parti unique en déclarant que son propre parti, le Rassemblement populaire pour le progrès (RPP), était le seul parti légal. Selon l'opposition, il est accusé d'avoir mené une politique « tribale » en faveur des Issas et singulièrement de son clan, les Mamassan, visant à exclure les Djiboutiens Afars[5]. La pratique de la torture par les forces de l'ordre sur les opposants est aussi dénoncée[6].
Après le début de la guerre civile en 1991, il autorise la tenue d'élections pluralistes en 1992. Seuls quatre partis eurent le droit de se présenter. Le Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), à l'origine des affrontements armés, en est exclu. Le RPP obtient 72 % des votes et Hassan Gouled est réélu pour un quatrième mandat en 1993.
Fin de sa carrière politique
Hassan Gouled ne se présente pas à l'élection présidentielle de 1999 après plus de 22 ans au pouvoir. Il a alors officiellement 83 ans. Ismaïl Omar Guelleh, son neveu et chef de cabinet, lui succède.
Notes et références
- ↑ Absieh Omar Warsama, Botbol (Maurice), Djibouti : les institutions politiques et militaires, La Lettre de l’océan Indien, Paris, 1986.
Il n'existe pas d'état civil à Djibouti pour les «indigènes» avant 1935, ce qui explique l’imprécision de dates de naissance souvent établies a posteriori. - ↑ Journal officiel de la Côte française des Somalis, arrêté du 5 avril 1932.
- ↑ « Anciens sénateurs IVème République : Hassan Gouled », sur www.senat.fr (consulté le )
- ↑ Oberlé, 1971, p. 213.
- ↑ Ali Coubba, 1995, p. 54.
- ↑ Ali Coubba, 1995, p. 60.
Bibliographie
- (en) Ali Coubba, Le mal djiboutien : rivalités ethniques et enjeux politiques, Paris, L'Harmattan, , 171 p. (ISBN 978-2-7384-3700-6 et 2738437001, lire en ligne), p. 174.
- Oberlé (Philippe), Afars et Somalis, le dossier de Djibouti, Paris, Présence africaine, 1971, 301 p.
- Oberlé (Philippe), Hugot (Pierre), Histoire de Djibouti - Des origines à la république, Paris, Dakar, Présence Africaine, 1985 (rééd. 1996), 346 p.
Liens externes
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