Henriette Psichari

Henriette Psichari
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Euphrosyne Mivita Cornélie Psichari
Nationalité
Activité
Père
Mère
Noémi Renan (d)
Fratrie
Conjoint
Gabriel Revault d'Allonnes (de à )
Enfants
Autres informations
Distinctions

Henriette Psichari, née Euphrosyne Mivita Cornélie Psichari le à Meudon et morte le à Chissay-en-Touraine, est une femme de lettres française, éditrice et mémorialiste, active dans les milieux intellectuels et littéraires du XXe siècle[1].

Biographie

Henriette Psichari naît dans une famille intellectuelle renommée. Elle est la fille du philologue et linguiste Jean Psichari et de Noémie Renan, fille de l’écrivain et historien Ernest Renan[2].

Elle grandit dans un milieu marqué par les débats politiques, philosophiques et religieux de la fin du XIXe siècle et de la Belle Époque, ce qui influence durablement son parcours intellectuel.

En 1906, elle épouse Gabriel Revault d'Allonnes, médecin, psychiatre et agrégé de philosophie. À partir de cette date, elle est souvent désignée sous le nom de Madame Gabriel Revault d’Allonnes, conformément aux usages sociaux de l’époque[3]. Le couple divorce en 1931.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un de ses fils, Jean-Gabriel Revault d'Allonnes, officier colonial, choisit la France libre tandis qu'un autre, Michel Revault d'Alonnes, enseigne de vaisseau fidèle à la marine de Vichy, est tué à bord du sous-marin Argonaute dans la flottille qui tente de s'opposer au débarquement américain en Afrique du Nord. Lors du procès du maréchal Pétain, Henriette Psichari témoigne contre la politique criminelle de collaboration qui a conduit des Français à mourir « au service de l'Allemagne[4],[5] ».

Activités littéraires et éditoriales

Henriette Psichari publie plusieurs textes de souvenirs et collabore à des entreprises éditoriales. Elle est notamment l’autrice de Des jours et des hommes (1890-1961), ouvrage autobiographique qui retrace son itinéraire personnel et intellectuel, et éclaire les milieux littéraires qu’elle a fréquentés[6].

Elle participe également à la valorisation et à la transmission de l’œuvre d’Ernest Renan, en tant que petite-fille et héritière intellectuelle, à travers des publications et des initiatives mémorielles[1].

Vie privée et descendance

De son mariage avec Gabriel Revault d’Allonnes, Henriette Psichari a plusieurs enfants, dont Jean-Gabriel Revault d'Allonnes, futur général de corps d’armée, et Olivier Revault d'Allonnes, philosophe et esthéticien[2].

Postérité

Henriette Psichari apparaît dans les sources comme une figure intellectuelle discrète mais influente, jouant un rôle de passeuse entre plusieurs générations d’intellectuels. Elle est mentionnée dans diverses notices biographiques, études universitaires et correspondances littéraires du XXe siècle.

Notes et références

  1. « Henriette Psichari (1884-1972) », sur Persée
  2. « PSICHARI-RENAN Euphrosyne, Mivita, Cornélie, dite Henriette », sur Le Maitron
  3. « Henriette Psichari (1884-1972) », sur Persée
  4. Marleen Wessel, « "Honneur ou Patrie?" Lucien Febvre et la question du sentiment national », Genèses, 25, 1996. Ethnographie économique, sous la direction de Susanna Magri, pp. 128-142 [1]
  5. Jean-Marc Varaut, Le Procès Pétain (1945-1995), Perrin, 1995.
  6. « Les souvenirs d’Henriette Psichari », sur Le Monde

Liens externes

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