Herfroy
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Wibaud (en) |
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Hérifrid ou Herfroy((la) Herifridus), vénérable, est le 39e évêque d'Auxerre de la jointure des IXe et Xe siècles.
Biographie
Origines et éducation
Hérifrid ou Herfroy (Herifridus) serait né à Chartres[1]. Il est le fils d'Herfroy et d'Hisemberge, tous deux issus de famille nobles de famille de la Basse-Bretagne[1].
Il est parent de Gautier (dit Walterius), évêque d'Orléans de 869 à 892. Il est tonsuré à Chartres et y reçoit sa première instruction à l'école capitulaire. Ensuite son parent l'évêque Gautier l'appelle près de lui et l'introduit au palais de l'empereur Charles le Gros. Hérifrid s'y distingue par son sérieux.
Épiscopat
Quand le siège épiscopal d'Auxerre est vacant, l'empereur désigne Hérifrid pour l'occuper. Familier de la cour, Charles le Gros l'envoie se faire sacrer à Sens par Gautier archevêque de Sens[2],[1].
Nommé en [3], il est consacré le [2] suivant à l'abbaye de Nesle-la-Reposte par Gautier archevêque de Sens[4]. On ignore pourquoi la cérémonie est ainsi différée et déplacée. Ensuite l'archevêque Gautier l'installe lui-même à Auxerre le [5].
Incendie de 887
Toujours en 887, un incendie catastrophique réduit en cendres une bonne part de la ville, y compris la cathédrale (composée alors de trois églises placées de front : Notre-Dame-de-la-Cité, Saint-Étienne et Saint-Jean) et le palais épiscopal[1].
Plutôt que de retrouver une demeure pour lui-même, Hérifrid se contente jusqu'à sa mort d'un petit logis et fait reconstruire de son vivant en priorité les trois églises du quartier cathédral[1], ainsi que celle de Saint-Clément qui se trouvait sur le côté sud de Saint-Étienne ; cependant Saint-Clément est rebâtie non plus en église mais en simple oratoire[1]. Le palais épiscopal est restauré seulement avec son successeur Gaudry (év. 918-933). Herfroy est assisté dans ses travaux et sa gestion par un dénommé Hermenbert, prêtre de Gurgy ; un riche laïc du nom de Wulf(r)age donne un fief vers Sens pour financer la reconstruction de Saint-Étienne[6],[1].
Souffrant sévèrement de la goutte, aussi bien aux pieds qu'aux mains[7], il finit perclus de tous ses membres. Sa Vie rapporte à ce propos un entretien qu'il a à Appoigny avec Rithuée, évêque de Troyes, où ils parlent d'une fontaine d'eau minérale située à proximité.
Son épiscopat prend fin très probablement en 909, selon Lebeuf (1743)[8], les auteurs du Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne (1996)[1] ou encore la liste épiscopale du diocèse. L'abbé Cornat (1855) proposait l'année suivante[9].
Décès
La fin de sa vie est marquée de maladies[10] Il meurt en , probablement le 15[2], ayant beaucoup souffert sur la fin, et ayant fait beaucoup de dons aux églises de son diocèse.
Il est le second évêque d'Auxerre à être inhumé dans les murs de la ville, devant l'autel de l'église Notre-Dame-de-la-Cité qu'il avait fait rebâtir.
Bien que son épiscopat ait été assez long, il semble qu'il n'assiste qu'à un seul concile, avec quinze autres évêques : celui qui se tient dans l'église Saint-Liphard de Meung-sur-Loire en 891, convoqué par le roi Eudes[11].
Références
- Dugenne 1996, p. 616.
- Duchesne 1910, p. 452.
- ↑ Lebeuf 1743, vol. 1, p. 197.
- ↑ Dugenne 1996-2006, p. 1894.
- ↑ Lebeuf 1743, vol. 1, p. 198.
- ↑ Lebeuf 1743, vol. 1, p. 199.
- ↑ Lebeuf 1743, vol. 1, p. 200.
- ↑ Lebeuf (1743), vol. 1, p. 202.
- ↑ Cornat (abbé), Notice sur les archevêques de Sens et les evêques d'Auxerre, Sens, Ch. Duchemin, (lire en ligne), p. 21 et 78.
- ↑ Lebeuf 1743, vol. 1, p. 201.
- ↑ Lebeuf 1743, vol. 1, p. 202.
Voir aussi
Bibliographie
- Louis Duchesne, Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule, t. II : L'Aquitaine et les Lyonnaises, Paris, Fontemoing et Cie, , 2e éd., 488 p. (lire en ligne).
- Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne, t. II : D.-K., Auxerre, Société généalogique de l'Yonne, , 664 p..
- Honoré Fisquet, La France pontificale (Gallia Christiana), Métropole de Sens - Sens et Auxerre, Paris, E. Repos, (lire en ligne), p. 262-265.
- Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, , 886 p. (présentation en ligne), p. 197-203.
. - Michel Sot (sous la direction), Les gestes des évêques d'Auxerre, vol. 3, t. I, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Classiques de l’Histoire au Moyen Âge », , 400 p. (ISBN 978-2-25134-053-1), « Herifridus episcopus Autisiodorensis », p. 166-185.
Articles connexes
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- « Le Vénérable Hérifrid ou Herfroy (887- 909) », sur le site auxerre.historique.free.fr.
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