Inuit Tungavingat Nunamini

Inuit Tungavingat Nunamini
ᐃᓄᐃᑦ ᑐᒐᕕᒐᑦ ᓄᓇᒥᓂ
Histoire
Fondation
1975
Origine
Cadre
Sigle
ITN
Surnom
Les Inuit Dissidents
Zone d'activité
Type
Forme juridique
Association
Domaine d'activité
Activisme politique et juridique
Financement
Coopératives du Nord Québécois
Siège
Pays
Nunavik
Organisation
Personnes clés
Taamusi Qumaq ; Harry Tulugak ; Paulusie Sivuak ; Davidee Mark  ; Elyassie Sallualuk ; Johnny Uitangak ; Georges Filotas ; Yves Michaud (salarié d'ITN)[1]
Organisme affilié
Idéologie
Auto-détermination

Inuit Tungavingat Nunamini (ITN ; en syllabique : ᐃᓄᐃᑦ ᑐᒐᕕᒐᑦ ᓄᓇᒥᓂ[2],[3]) ou « les Inuit dissidents », est une association formée en 1976 par des Inuit du Nouveau-Québec pour s'opposer à la Convention de la Baie James et du Nord québécois. Le mouvement des Inuit dissidents est influencé par le mouvement coopératif, et principalement localisé dans trois villages de l'actuel Nunavik : Puvirnituq, Ivujivik, Salluit.

ITN conteste la Convention de la Baie-James, ainsi que les institutions qui en découlent, de diverses manières. Ses membres refusent l'extinction des droits autochtones sur leur territoire, le principe même d'une cession de leur territoire, et l'organisation politique qui découle de la signature de la Convention. Ce mouvement a eu une influence durable sur la politique au Nunavik, notamment dans la promotion de l'auto-détermination.

Histoire

1971-1975 : du projet de la Baie-James à l'entrée en dissidence

En 1971, Robert Bourassa, premier ministre du Québec, annonce un grand projet d'aménagement hydroélectrique autour de la Baie-James. Des négociations se déroulent avec les représentants des peuples autochtones concernés par ce projet ; en , des communautés inuit du Nunavik apprennent incidemment qu'une entente de principe a été conclue le mois précédent entre les gouvernements du Québec et du Canada, le Grand Conseil des Cris, la Northern Québec Inuit Association, Hydro-Québec, la Société de développement de la baie James et la Société d’énergie de la baie James. Les habitants de Puvirnituq, Ivujivik, et une partie de ceux de Salluit dénoncent alors cette entente[4]. Ils estiment ne pas avoir été assez informés de l'enjeu des négociations, et ne pas avoir compris le mandat de négociation qu'ils ont signé au profit de la Northern Quebec Inuit Association[5] (ce mandat n'était pas traduit en inuktitut, et les Inuit l'auraient signé en pensant qu'ils ne faisaient que soutenir les revendications des Cris qui s'opposaient à la construction d'un barrage[6]).

Ces opposants à l'entente de principe retirent leur mandat de négociation le [6]. En 1976, ils appellent à boycotter le référendum de ratification de la Convention de la Baie-James et du Nord Québécois[6],[7] ; seuls 15% des Inuit dissidents participent alors au vote, qui est approuvé par 95,8% des votants[8]. Dès lors, les opposants font entendre leur opposition en se qualifiant de Dissidents (Naammasanngituit), puis adoptent le nom Inuuqatigiit Tungavingat Nunamini, puis Inuit Tungavingat Nunamini[9] (« ceux qui se tiennent debout sur leurs terres »[10]). Les Inuit dissidents représentent environ 30% de la population du Nouveau-Québec[11].

Vue de Puvirnituq, l'un des villages au centre de la dissidence

1975 - années 1980 : la lutte des Dissidents contre la Convention et les institutions qu'elle met en place

Au moment de la négociation et de la signature de la Convention, le conflit entre les signataires et les dissidents est à son comble, et il s'incarne dans l'opposition entre ITN et la Northern Quebec Inuit Association (NQIA, une association ethnique créée en 1971 pour représenter les Inuit du Québec, financée par le gouvernement fédéral, et qui négocie la Convention de la Baie James)[12]. Cette fracture représente, d'après Caroline Hervé, « un véritable traumatisme collectif que les Nunavimmiut ont encore de la peine à se remémorer » en 2014[13].

Dans les décennies qui suivent la signature de la Convention de la Baie-James, les Dissidents s'opposent à sa mise en place, ainsi qu'aux structures politiques et économiques qui découlent de cette convention. Ils mobilisent pour cela divers outils d'action : ITN attaque en justice les organisations qui ont négocié la Convention, et la Convention elle-même[14] ; ses membres participent à des auditions parlementaires, et obtiennent le soutien d'autres figures autochtones de l'Arctique canadien, qui s'identifient à l'idée de ne refuser la cession des droits autochtones sur leurs terres[9] ; ils mènent des opérations médiatiques pour faire connaître leur opposition de l'opinion publique[6], publient des brochures d'information détaillant leurs positions[2], et obtiennent un siège consultatif au bureau de l'Inuit Tapirisat of Canada[15].

L'un des buts affichés du mouvement est d'obtenir la création d'un gouvernement régional[12], plutôt que d'être administré par des organisations créées par la Convention de la Baie-James. Les Dissidents s'opposent et boycottent systématiquement ces organisations : société Makivik ; administration régionale Kativik ; commission scolaire Kativik ; etc[7]. Ainsi que le formule un membre d'ITN, les Dissidents refusent que les questions de développement soient pris en charge par « une structure qui vient du Sud »[16] (ici la Commission Scolaire Kativik), quelles que soient les propositions concrètes qu'elle formule.

La crise scolaire à Puvirnituq et Ivujivik

À partir de 1978, ITN poursuit notamment ainsi la dissidence dans le domaine scolaire, en refusant d’intégrer la Commission Scolaire Kativik chargée d'organiser la scolarisation des jeunes Inuit : c'est la « crise scolaire » du Nunavik[16]. Après avoir obtenu un moratoire d'un an sur cette intégration[17], les parents dissidents refusent d'envoyer leurs enfants à l'école, afin de revendiquer un projet d'école alternatif, plus autonome tourné vers la construction d'une communauté inuit forte et fière. À Puvirnituq et Ivujivik, les Dissidents organisent eux-mêmes les services éducatifs en demandant à des membres de la communauté de prendre en charge l'enseignement (à la fois dans des disciplines classiques et sur des sujets propres aux communautés Inuit)[18]. Les conflits autour des questions scolaires se poursuivent jusqu'au milieu des années 1980 ; pendant plusieurs années, de jeunes Inuit dans les villages dissidents sont déscolarisés, faute d'accord entre la commission Kativik, ITN, et le ministère de l'Éducation[6].

Vers un apaisement du conflit entre ITN et les organisations issues de la Convention

Alors que la Convention de la Baie-James prévoit que les communautés inuit répartissent leurs terres en trois catégories (I, II et III) avant deux ans, les Inuit dissidents à Puvirnituq et Ivujivik refusent de procéder à cette catégorisation territoriale. Le gouvernement provincial menace alors de les sélectionner à leur place[9].

A Ivujivik, le maintien du refus de la Convention de la Baie-James fait l'objet de débats récurrents. En 1989, un référendum est organisé dans cette communauté, et les résultats montrent qu'un certain nombre de résidents, bien qu'en minorité, sont désormais favorables à la signature. En 2006, un second référendum sur le même sujet montre cette fois qu'une claire majorité se dégage en faveur de la Convention. Le village entame alors des discussions avec Makivik pour sélectionner les terres de catégories I et II, et rejoint officiellement la Convention en 2015, 38 ans après sa mise en place[19]. Dès lors, Puvirnituq reste la seule communauté officiellement dissidente[20]. En 2003, Jean-Jacques Simard fait le constat qu'« avec le temps, les Dissidents se résign[ent] graduellement, en pratique sinon en principe, au cadre institutionnel mis en place par la Convention »[10]. En 2018, Makivik, qui a succédé à la Northern Quebec Inuit Association, procède à une reconnaissance officielle d'ITN et de son action pour les droits des Inuit ; ce geste est interprété par la presse comme un accord de « paix » qui met fin à plusieurs décennies de conflit[21].

Carte de la répartition territoriale des 14 communautés inuit du Nunavik, produite par l'administration régionale Kativik en 2011. Puvirnituq et Ivujivik ayant refusé la Convention de la Baie-James et la catégorisation des terres, il n'y a pas de "terre réservée inuite" associée à ces villages.

L'héritage politique du mouvement dissident

En 1983-1984, un groupe d'Inuit réunissant des représentants de Makivik et d'ITN interviennent devant une commission parlementaire sur la question des droits autochtones au Québec. ITN met alors à l'agenda la question d'un gouvernement autonome, en s'adressant à René Lévesque, qui accepte d'en négocier à condition que ITN et Makivik collaborent sur le sujet[1]. Dans les négociations qui s'ensuivent, la société Makivik et les Dissidents dépassent leurs différends pour négocier en vue d'une proposition commune[22]. Néanmoins, lors de ces négociations, l'opposition entre signataires de la Convention de la Baie-James et dissidents se rejoue[23] dans une opposition entre « organisations »[24] et coopératives. Ces dernières défendent l'idée d'une assemblée constituante, élue au suffrage universel, pour mettre sur pied un projet de gouvernement régional ; les autres parties souhaitent que cette assemblée regroupe les responsables des différentes organisations existantes. C'est finalement la première option qui est retenue, mais 5 des 6 personnes élues à l'assemblée constituantes sont issues du parti des organisations[25].

L'assemblée constituante adopte le nom de Comité constitutionnel du Nunavik et entérine le nom de Nunavik au lieu de Nouveau-Québec[7]. Ce comité entreprend de négocier avec le gouvernement québécois ; le projet connaît plusieurs coups d'arrêt et plusieurs relances, mais le processus finit par aboutir à la signature d'une entente de principe sur le gouvernement régional du Nunavik en 2007[26]. Pour l'anthropologue Louis-Jacques Dorais, cet accord est un héritage de la dissidence, qui a ouvert la voie aux négociations dont il est l'aboutissement[27]. C'est aussi l'analyse qu'en fait l'un des négociateurs et ancien porte-parole des dissidents, Harry Tulugak, qui souligne que ce projet est celui d'un gouvernement territorial et non ethnique, ce qui correspond aux revendications historiques d'ITN face à la Northern Quebec Inuit Association[28].

50 après la signature de la Convention, Puvirnituq est la seule communauté du Nunavik qui reste explicitement dissidente. Pour certains acteurs historiques de la dissidence, elle incarne l'héritage d'ITN, et représente un futur prometteur à l'heure où le Nunavik est confronté à de nombreux problèmes de développement[20].

Positionnement et revendications

Jean-Jacques Simard, compagnon de route des Dissidents[10], souligne que la position d'ITN est « très claire sur les principes, mais peu précise lorsqu'il s'agit d'offrir des contre-propositions concrètes »[10].

Dans la Coopérative de Puvirnituq, une photographie rappelle qu'un panneau accueillait les visiteurs ainsi à l'aéroport : "Bienvenue à Povungnituk. Bienvenue sur le territoire qui n'a pas été cédé malgré l'entente de la Baie-James"

Opposition à la Convention de la Baie-James et du Nord Québécois

Les Dissidents refusent la Convention de la Baie-James au nom de quatre principaux motifs :

  • ils s'opposent à l’extinction des droits territoriaux des Inuits, et revendiquent une forme de souveraineté sur le Nouveau-Québec ;
  • ils rejettent le principe même selon lequel les terres ancestrales puissent faire l’objet d’une cession et d'une division en catégories administratives ;
  • ils déplorent l’absence d’un gouvernement régional autonome pour le territoire ;
  • Ils rejettent la création et le fonctionnement d'organisations subventionnées à travers la Convention, qui sont basées sur des principes « des gens du Sud » (blancs)[5]. Bien qu'elles ont pour but de développer le Nunavik, les Dissidents critiquent ces institutions en disant qu'elles ne donnent que l'illusion de gouverner, puisque leurs financements -- et donc les décisions en dernier ressort -- restent aux mains du gouvernement provincial[29].

Idéologie politique

Si le refus de la Convention de la Baie-James est principalement ancré dans le refus d'une cession de territoire, Jean-Jacques Simard souligne que les revendications des Dissidents dépassent largement la simple question territoriale, et met en jeu un projet politique d'auto-détermination plus large[10]. ITN se réclame d'un idéal autonomiste et démocratique, en opposition au fonctionnement bureaucratique et corporatiste des institutions créées par la Convention[24] ; ITN défend un projet politique d'autodétermination, à rebours de l'autonomie mise en œuvre par les organisations issues de la Convention, qui restent sous l'étroite dépendance des gouvernements et des organismes qui les financent[7]. Les Dissidents souhaitent ainsi obtenir un pouvoir législatif, et pas seulement administratif[30] ; ils jugent que le modèle de gouvernance mis en place par les institutions de la Baie-James correspond à une vision du pouvoir allochtone plutôt qu'Inuit[31]. Enfin, le projet qu'ils portent est celui d'un gouvernement territorial, par opposition au modèle de gouvernement ethnique promu par la Northern Quebec Inuit Association.

Dissidence et mouvement coopératif

L'histoire du mouvement dissident est indissociable de celle du mouvement des coopératives inuit au Nunavik, à la fois parce que les Dissidents sont eux-mêmes engagés et formés dans les coopératives, et parce que les deux mouvements se retrouvent sur un même projet politique : faire en sorte que les Inuit participent au développement futur de leur nation sur leur territoire, de manière aussi autonome que possible[6].

Géographiquement, ITN regroupe initialement les habitants de trois villages qui « constituent le "noyau" de l'expérience coopérative inuite »[32] et où les coopératives sont particulièrement actives[33] : Puvirnituq, Ivujivik, Salluit.

Magasin général dans un village de l'actuel Nunavik, dans les années 1960, période du début du mouvement coopératif

Les coopératives alimentent de deux manières la revendication autonomiste des Dissidents. Premièrement, les coopératives transmettent à leurs adhérents des connaissances (comptables et managériales) et une expérience d'auto-gestion à l'échelle des coopératives auquel fait écho le projet politique d'auto-détermination. Deuxièmement, la FCNQ a donné a certains membres des cours d'histoire politique du Nunavik et de science politiques qui ont pu alimenter la réflexion et les actions des membres d'ITN[13] ,car le lien entre coopération et dissidence est idéologique : « le projet d’autodétermination découl[e] du mouvement coopératif »[34]. Ce projet d'autodétermination avait été formulé par le mouvement coopératif dès 1970, avant même la signature de la Convention de la Baie-James et la dissidence, lors de la Commission Neville-Robitaille. A travers la lutte contre la Convention de la Baie-James et les institutions qui en découlent, les Dissidents luttent aussi pour maintenir vivant l'aspect politique du projet coopératif, et ne pas le laisser devenir uniquement un secteur économique[35].

Matériellement, le mouvement coopératif constitue la source des finances du groupe dissident, qui prélève une taxe de 5% sur les ventes des magasins coopératifs des trois villages dissidents[32]. Ce point cristallise la rivalité entre ITN et la société Makivik, cette dernière étant mise en place par la Convention de la Baie-James et financée par des subventions qui en découlent[34].

Bibliographie

  • Jean-Jacques Simard, « Terre et pouvoir au Nouveau-Québec », Études Inuit Studies, vol. 3, no 1,‎ , p. 101-129 (ISSN 0701-1008, lire en ligne)
  • Inuit Tungavingat Nunamini, Les Inuit dissidents à l'entente de la Baie James, Montréal, La maîtresse d'école, , 104 p. (lire en ligne)
  • Maurice Bulbulian, Debout sur leur terre, 1983 : documentaire sur les trois villages dissidents[36].
  • Jean-Jacques Simard, La révolution congelée : coopération et développement au Nouveau-Québec Inuit, Québec, Université Laval, (ISBN 978-0-315-19222-5, lire en ligne)
  • Taamusi Qumaq et Louis-Jacques Dorais, Je veux que les Inuit soient libres de nouveau, Presses de l'Université du Québec, coll. « Collection Jardin de givre », (ISBN 978-2-7605-2580-1 et 978-2-923385-13-6).
  • Lisa Koperqualuk (trad. Gérald McKenzie), « Mouvements politiques des Inuit », À Babord !, no 54,‎ (ISSN 1710-209X, lire en ligne)
  • Caroline Hervé, « Les défis de l’autonomie politique au Nunavik (1970-2011) », dans Le pouvoir vient d'ailleurs. Leadership et coopération chez les Inuits du Nunavik, Québec, Presses de l'université Laval, (ISBN 9782763725598)
  • Véronique Paul, en coll. avec Elisapi Uitangak Tukalak et Siaja Mark Mangiuk, avec une présentation de Johnny Mangiuk, révisé par Gérald McKenzie, Une histoire de la scolarisation au Nunavik. Mouvement de prise en charge locale par les Inuits, 1950-1990. ᐱᐅᓯᕆᓯᒪᔭᖏᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᓂᐅᑉ ᓄᓇᕕᒻᒥ.  A History of Schooling in Nunavik, Montréal et Puvirnituq, Montréal, Imaginaire | Nord et l’Association Tukisivallirutitsanut Parnaitiit, coll. «Isberg»,‎ , 372 p. (ISBN 978-2-923385-60-0)

Notes et références

  1. Caroline Hervé, Le pouvoir vient d'ailleurs: leadership et coopération chez les Inuits du Nunavik (Arctique québécois), Québec, Presses de l'Université Laval, coll. « Mondes autochtones », (ISBN 978-2-7637-2559-8), p. 339
  2. Inuit Tungavingat Nunamini, Les Inuit dissidents à l'entente de la Baie James, Montréal, Inuit Tungavingat Nunamini & Le Comité d'appui aux questions autochtones & La Maîtresse d'école Inc., , 108 p. (lire en ligne)
  3. Parfois orthographié « Inuit Tunngavingat Nunamini » en alphabet latin, et ᐃᓄᐃᑦ ᑐᖕᖓᕕᖓ ᓄᓇᒥᓂ en alphabet syllabique, cf. par exemple Makivik Magazine, 108, 2017, p. 52)
  4. Jean-Jacques Simard, « Terre et pouvoir au Nouveau-Québec », Études/Inuit/Studies, vol. 3, no 1,‎ , p. 101–129 (ISSN 0701-1008, lire en ligne, consulté le )
  5. Tamusi Qumak, « Déclaration de Tamusi Qumak », Revue Monchanin Journal, vol. XII, nos 1-62,‎ , p. 75-79 (lire en ligne)
  6. Véronique Paul, L'implantation de l'institution scolaire dans les communautés d'Ivujivik et de Puvirnituq au Nunavik : pour une prise en charge locale. Thèse, Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, (lire en ligne)
  7. Gérard Duhaime, « Le chasseur et le minotaure: Itinéraire de l'autonomie politique au Nunavik », Études/Inuit/Studies, vol. 16, nos 1/2,‎ , p. 149-177 (ISSN 0701-1008, lire en ligne, consulté le )
  8. Marc Malone et Carole Lévesque, Gouvernement du Nunavik, Programme de recherche de la Commission royale sur les peuples autochtones, (lire en ligne), p. 76
  9. (en) Zebedee Nungak, Wrestling with Colonialism on Steroids: Quebec Inuit Fight for their Homeland, Montréal, Véhicule Press, , 132 p., p. 83-87
  10. Jean-Jacques Simard, La réduction: l'autochtone inventé et les Amérindiens d'aujourd'hui, Les éditions du Septentrion, (ISBN 978-2-89448-368-8, lire en ligne), p. 139-154
  11. Kim Méthot, « Les Inuit du Nunavik : territoire, modernité et autodétermination », Histoire Québec, vol. 24, no 4,‎ , p. 31-34 (lire en ligne)
  12. Michel C. Auger, « La Campagne du Nord », Le Jour,‎ , p. 8-10 (lire en ligne)
  13. Caroline Hervé, « Le pouvoir du «non» dans le processus d’autonomie politique au Nunavik », Études/Inuit/Studies, vol. 38, nos 1-2,‎ , p. 137-156 (lire en ligne)
  14. Jean-René Proulx, « Inuit Tungavinga Nunamini vs. the Queen et al.. Les Inuit dissidents entreprennent des procédures judiciaires », Recherches Amérindiennes au Québec, vol. 12, no 1,‎ , p. 58-59 (lire en ligne Accès payant)
  15. (en) Holly Ann Dobbins, Nunavut, A Creation Story. The Inuit Movement in Canada's Newest TerritoryNewest Territory. Dissertation, Syracuse University, , 412 p. (lire en ligne), p. 128
  16. Sylvie Loslier, « Sept ans de crise scolaire pour les dissidents. Pas d'ABC pour les enfants: des leçons de politique et de détermination », Recherches amérindiennes au Québec, vol. XII, no 4,‎ , p. 309
  17. Norbert Rouland, « Les Inuit du Nouveau-Québec et l'entrée en vigueur de la Convention de la baie James (avril 1977-octobre 1978) », Études/Inuit/Studies, vol. 3, no 1,‎ , p. 77–99 (ISSN 0701-1008, lire en ligne, consulté le )
  18. Véronique Tukisivallirutitsanut Parnaitiit, Elisapi Uitangak Tukalak, Siaja Mark Mangiuk et Gérald Mckenzie, Une histoire de la scolarisation au Nunavik: mouvement de prise en charge locale par les Inuits, 1950-1990, Imaginaire Nord, coll. « Isberg », (ISBN 978-2-923385-60-0)
  19. (en) Nunatsiaq News, « A dissident Nunavik community shifts towards the JBNQA », sur Nunatsiaq News (consulté le )
  20. (en) Nunatsiaq News, « Nunavik’s ‘political dissidents’ remain opposed to JBNQA », sur Nunatsiaq News, (consulté le )
  21. (en) Nunatsiaq News, « Makivik makes peace with dissident Nunavik group to quell decades-old rift », sur Nunatsiaq News (consulté le )
  22. Jérôme Bouchard, « Élaboration du gouvernement régional du Nunavik et construction de l’identité collective inuit », Études/Inuit/Studies, vol. 32, no 1,‎ , p. 137-153 (lire en ligne)
  23. Caroline Hervé, On ne fait que s'entraider. Dynamique des relations de pouvoir et construction de la figure du leader chez les Inuit du Nunavik (XXe siècle - 2011). Thèse pour le doctorat, EHESS - Université Laval à Québec,
  24. Jérôme Bouchard, L'épreuve de la modernité. Les représentations de l'identité inuit contemporaine et l'élaboration du gouvernement régional du Nunavik, Les représentations de l'identité inuit contemporaine et l'élaboration du gouvernement régional du Nunavik, Université Laval, Québec, , 126 p. (lire en ligne), p. 52
  25. « Vers un Nunavik autonome », sur Centre justice et foi (consulté le )
  26. Affaires autochtones et du Nord Canada, « Signature d'une entente de principe sur le gouvernement régional du Nunavik : Une étape sans précédent est franchie », sur www.canada.ca, (consulté le )
  27. Taamusi Qumaq et Louis-Jacques Dorais, Je veux que les Inuit soient libres de nouveau, Université du Québec à Montréal, Presses de l'Université du Québec, coll. « Collection Jardin de givre », (ISBN 978-2-7605-2581-8, 978-2-923385-13-6 et 978-2-7605-2580-1), Introduction de Louis-Jacques Dorais
  28. Gérald McKenzie, « Vers un Nunavik autonome », Relations, no 667,‎ (lire en ligne)
  29. Lisa Koperqualuk, « Mouvements politiques des Inuit : Revue À bâbord ! », sur www.ababord.org (consulté le )
  30. Suzanne Dufour, Les Inuit dissidents de la convention de la baie James et la question des droits autochtones, Mémoire de maitrise, Université du Québec, , p. 157
  31. Chloé Le Mouel, « Je veux que les Inuit soient libres de nouveau. Autobiographie (1914-1993) ᐃᓄᓐᓂᒃ ᐃᓱᒣᓐᓇᕿᖁᔨᒋᐊᓪᓚᐳᖓ ᐃᓅᓯᕐᒥᓂᒃ ᐊᓪᓚᑐᕕᓂᖅ (1914-ᒥᑦ 1993-ᒧᑦ), par Taamusi Qumaq », Anthropologica, vol. 65, no 2,‎ (ISSN 2292-3586, DOI 10.18357/anthropologica65220232650, lire en ligne, consulté le )
  32. Jean-Jacques Simard, « Les souverainetés irréconciliables », dans La souveraineté du Québec : aspects économique, politique et culturel. Actes du colloque annuel de l’ACSALF tenu les 11 et 12 mai 1978, Montréal, Montréal : ACSALF, , 295 p. (lire en ligne), p. 268-295
  33. Maëlle Turbide, La redéfinition des termes de la citoyenneté au nord du Québec : le cas des Cris de la Baie James et des Inuit du Nunavik. Mémoire de maîtrise, Québec, Canada, Université du Québec à Montréal,
  34. Anne Gauthier, Le Nunavik d’aujourd’hui : coopération ou « entreprisation »? Mémoire en Sciences de la gestion, HEC Montréal, (lire en ligne)
  35. Jean-Jacques Simard, La révolution congelée : coopération et développement au Nouveau-Québec Inuit, Laval, Thèse pour le doctorat, Université Laval,
  36. Maurice Bulbulian, 1983, Debout sur leur terre, 54min. https://www.onf.ca/film/debout_sur_leur_terre/
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