Jasaw Chan Kʼawiil Ier
| Jasaw Chan Kʼawiil Ier | ||
Portrait de Jasaw Chan Kʼawiil Ier sur la stèle 16 | ||
| Titre | ||
|---|---|---|
| Souverain (ajaw) de la cité-État maya de Tikal | ||
| – | ||
| Prédécesseur | Nuun Ujol Chaak | |
| Successeur | Yikʼin Chan Kʼawiil | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | date inconnue | |
| Lieu de naissance | Tikal | |
| Date de décès | ||
| Lieu de décès | Tikal | |
| Sépulture | Tombe 116 du Temple I de Tikal | |
| Père | Nuun Ujol Chaak | |
| Mère | Dame Siège du Jaguar | |
| Conjoint | Dame Lahan Unen Moʼ | |
| Enfants | Yikʼin Chan Kʼawiil | |
| Religion | religion maya | |
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Jasaw Chan Kʼawiil Ier, également connu sous les noms de Souverain A, Ah Cacao et Pluie Céleste[1] (r. 682-734), est un souverain ajaw de la cité maya de Tikal. Il monta sur le trône le et régna jusqu'à sa mort[2].
Biographie
Avant que les progrès du déchiffrement de l'écriture maya ne révèlent cette interprétation de son nom, ce souverain était également connu des chercheurs sous le nom de Souverain A de Tikal, Jasaw Chan Kʼawiil, ou sous le surnom d'Ah Cacao[3].
Jasaw Chan Kʼawiil, l'un des souverains les plus célèbres de Tikal, régna à la fin d'une interruption de 130 ans dans l'histoire de Tikal. Sa défaite contre la cité maya rivale de Calakmul en 695 est considérée comme le signe d'un regain de puissance et d'influence de Tikal[4].
À Tikal, deux structures sont particulièrement associées à Jasaw Chan Kʼawiil. Le temple de Tikal I, une pyramide à degrés de style classique du Petén, servit de tombeau à ce souverain, bien qu'on ignore si sa construction était prévue à cet effet. Le temple de Tikal II servit de tombeau à son épouse, Dame Lahan Unen Moʼ (décédée vers 704)[5]. Son fils Yikʼin Chan Kʼawiil lui succéda[1].
Guerre contre Calakmul
Au début du règne de Jasaw Chan Kʼawiil Ier, la cité de Tikal était tributaire de Calakmul, qui l'avait vaincue auparavant, sous le règne de Nuun Ujol Chaak. La quatrième année de son règne, le souverain de Tikal profita de la mort du roi de cette cité rivale pour venger son père et sa cité en lançant une nouvelle guerre contre Calakmul. Le déroulé exact des événements est inconnu, mais une inscription commémorative gravée sur le linteau n°3 du temple n°1 de Tikal représente le souverain Jasaw Chan Kʼawiil Ier victorieux, assis sur un trône cylindrique, sous le dieu jaguar et tenant dans sa main un "sceptre-mannequin"[6]. Une formule du texte signale que "les silex et les boucliers du roi de Calakmul furent abaissés", ce qui suggère, dans rhétorique maya, la défaite la plus lourde qui soit, dans une bataille remportée par Tikal le .
Programmes monumentaux
La victoire de Tikal sur Calakmul permit un essor des constructions monumentales, consistant dans l'élévation des temples 1, 2 et 33, de l'autel 5 et de la stèle 16. La tombe de Jasaw Chan Kʼawiil Ier fut découverte durant les années 1960 à l'intérieur du temple 1. Elle contenait un mobilier funéraire somptueux, des vases cylindriques en jade, ainsi qu'une série de fémurs humains gravés de figures et d'inscriptions élégamment tracées, relatant un certain nombre de hauts faits des dirigeants de Tikal et d'autres cités mayas. La figuration d'un captif, le seigneur de Hixil fait prisonnier en raison de sa parenté avec un roi de Calakmul, est remarquable par son style expressionniste[7].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Jasaw Chan Kʼawiil I » (voir la liste des auteurs).
- Le nom du souverain se transcrit ja-sa-wa CHAN-na-KʼAWI꞉L-la, ce qui se traduit par « Kʼawiil qui nettoie le ciel », selon Martin & Grube 2008, p. 44.
- ↑ Les inscriptions mayas du calendrier mésoaméricain à compte long, indiquent pour ce souverain une accession au trône le 9.12.9.17.16 5 Kib 14 Sotzʼ, selon Martin & Grube 2008, p. 44.
- ↑ Martin & Grube 2008, p. 44.
- ↑ Martin & Grube 2008, p. 44-45.
- ↑ Martin & Grube 2008, p.46-47.
- ↑ Encyclopædia Universalis, « TIKAL : Guerres et conflits | Arts », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
- ↑ Antonio Aimi, Comment regarder les Mayas et les Aztèques, Paris, Hazan, 2009, p. 20-22.
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- (en) Simon Martin et Nikolai Grube, Chronicle of the Maya Kings and Queens: Deciphering the Dynasties of the Ancient Maya, Londres, New York, Thames & Hudson, , 2e éd. (ISBN 9780500287262, OCLC 191753193).
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