Jean-Baptiste Riché
| Jean-Baptiste Riché | |
Portrait de Jean-Baptiste Riché. | |
| Fonctions | |
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| 7e président de la République d'Haïti | |
| – (11 mois et 1 jour) |
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| Élection | 24 mars 1846 15 novembre 1846 (à vie) |
| Prédécesseur | Jean-Louis Pierrot |
| Successeur | Faustin Soulouque |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jean-Baptiste Riché |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Grande-Rivière-du-Nord, (Saint-Domingue) |
| Date de décès | (à 67 ans) |
| Lieu de décès | Port-au-Prince (Haïti) |
| Conjoint | Laurence Raphaël |
| Enfants | Thérèse Riché Marie-Celile Riché Charles Riché Stéphanie Riché |
| Profession | Militaire (général de division) |
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| Présidents d’Haïti | |
Jean-Baptiste Riché, né en 1780 à Grande-Rivière-du-Nord, et mort le à Port-au-Prince, est un militaire et un homme d’État haïtien, ayant participé à la guerre pour l’indépendance, et qui fut président de la République puis président à vie d’Haïti de 1846 à sa mort.
Combattant d’abord sous les ordres du général Toussaint Louverture durant la guerre d’indépendance, Riché devient par la suite un fidèle du régime de Jean-Jacques Dessalines, avant de rallier le futur roi Henri Christophe. Ce dernier le fait général puis comte de la Grande-Rivière, pendant la période du Royaume d'Haïti. Après la victoire des sudistes et la chute de la monarchie en 1820[1], il s'exile en Jamaïque avant de se rapprocher du gouvernement du dictateur Jean-Pierre Boyer, qui propose une amnistie aux anciens fidèles du régime de Christophe.
Après la chute de Boyer en 1843, il rallie les républicains. En 1846, il participe à la tentative de destitution du président Pierrot, qui finit par démissionner. Il est alors élu pour lui succéder, avant de restaurer la constitution de 1816[2] et de devenir président à vie. Il meurt peu de temps après en [3].
Parcours militaire
Jean-Baptiste Riché naît libre et affranchi. Son père avait été sergent dans la milice coloniale et servit dans les rangs des révolutionnaires. Riché rejoint la Révolution haïtienne vers 1801. Très actif durant la guerre de l'indépendance, on le retrouve sur plusieurs champs de batailles dont celui de la Crête à Pierre où il fut atteint d'une projectile qui endommagea les nerfs optiques de son œil droit et le rendit borgne à vie.
Le , Jean-Jacques Dessalines est assassiné à Pont-Rouge, au nord de Port-au-Prince. Après l’assassinat, le pays se scinda en deux sous l’autorité de ses anciens généraux : le général Henri Christophe, élu président aux pouvoirs limités, tenta de s’imposer comme président à vie, mais se heurta au général Alexandre Pétion, partisan d’un régime républicain, qui défendit la capitale Port-au-Prince. Riché se rallie aux troupes de Christophe et gagne sa confiance. Ce dernier, devenu roi, promeut Riché au rang de général puis de comte de la Grande-Rivière, en référence à sa commune de naissance, la ville de la Grande-Rivière-du-Nord[4].
Après la chute de Christophe en 1820, Riché s'exile à Kingston. Après une courte période de bannissement, il retourne en Haïti et se rallie au régime de Jean-Pierre Boyer.
Président d’Haïti
Accession au pouvoir

Après la révolution et la chute de Boyer, Riché intègre le gouvernement provisoire dirigé par le général Charles Rivière Hérard, qui est ensuite élu président. Riché sert les trois présidents successifs (Hérard, Guerrier et Pierrot) durant la crise d’instabilité entre 1844 et 1846.
L’impopularité du président Jean-Louis Pierrot, qui s’est installé à Cap-Haïtien pour s’éloigner de Port-au-Prince, provoque une procédure de destitution, lancée par le parlement au début du mois de . Le , les garnisons de la capitale, sous le commandement de Riché, déposent Pierrot qui accepte de démissionner. Le même jour, le parlement élit Riché comme nouveau président pour un mandat de 7 ans. Il est investit le .
Changement de constitution et mort
Le , Riché signe un décret qui abroge la constitution de 1843 et restaure celle de 1816, ce qui lui permet de devenir président à vie.
Après cette proclamation, le général Acaau, commandant de la ville de Anse-à-Veau, refusa de le reconnaître comme président à vie et lança un appel à ses anciens compagnons de l’armée pour renverser Riché. En quelques jours, plusieurs villes prirent les armes contre le régime. Face à cette tentative d’insurrection, Riché se montra énergique et efficace. À la tête de l’armée, il reprit la ville de Anse-à-Veau. Le , les insurgés, surnommés les Piquets, durent évacuer plusieurs villes. Le , les derniers piquétistes se rendirent ce qui mis fin à l’insurrection.
Peu après cela, Riché mourut le . Cette mort soudaine suscita de nombreuses spéculations. La thèse de l’empoisonnement, jamais prouvée, est souvent présentée comme l’une des raisons de son décès.
Notes et références
- ↑ Edgar La Selve, Le pays des Nègres : voyage à Haïti, ancienne partie française de Saint-Domingue, Paris, Hachette, 1881, pp. 29-31 — sur Gallica.
- ↑ (en) « Riché, président haïtien illettré mais entouré de personnes compétente », sur www.loophaiti.com (consulté le )
- ↑ « HaitianTV | Jean-Baptiste Riché », sur www.haitiantv.com (consulté le )
- ↑ Robert Pichette, « L'héraldique haïtienne sous le règne du roi Henry 1er », Genealogica & Heraldica, , p. 429 (p.429-438)
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