Jean-Louis Pierrot
| Jean-Louis Pierrot | |
Portrait de Jean-Louis Pierrot. | |
| Fonctions | |
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| 6e président de la République d'Haïti | |
| – (10 mois et 21 jours) |
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| Élection | 28 avril 1846 |
| Prédécesseur | Philippe Guerrier |
| Successeur | Jean-Baptiste Riché |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jean-Louis Michel Pierrot |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Acul-du-Nord, (Saint-Domingue) |
| Date de décès | (à 95 ans) |
| Lieu de décès | Cap-Haïtien (Haïti) |
| Conjoint | Cécile Fatiman |
| Enfants | Marie Louise Amélia Célestine Pierrot |
| Profession | Militaire |
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| Présidents de la République d’Haïti | |
Jean-Louis Pierrot, né le à Acul-du-Nord et mort le à Camp-Coq près de Cap-Haïtien, fut un général et homme d’État haïtien avant d'être président de la République[1].
Vétéran de la guerre d’indépendance d’Haïti, il est intégré à la noblesse sous le règne de son beau-frère, le roi Henri Christophe, et porte le titre de « Prince Pierrot ». Exilé après la révolution nordiste de 1820, il revient au pays après la chute du dictateur Jean-Pierre Boyer, et rejoint le camp des républicains. Après la mort du président Philippe Guerrier, il est élu président en 1845. Craignant les intrigues autour de Port-au-Prince, il transfère le gouvernement à Cap-Haïtien, une mesure impopulaire qui provoque le lancement d’une procédure de destitution au début du mois de . Il est finalement déposé par les garnisons de Port-au-Prince et remet sa démission le . Ne contestant pas la procédure, il n’est pas condamné à l’exil, et s'éloigne simplement de la capitale.
Carrière militaire
Jean-Louis Pierrot est né en 1761 dans le village d'Acul-du-Nord. Analphabète, il réussit une carrière militaire fabuleuse[2]. Sous le régime du roi Henri Christophe, il fut promu lieutenant-général et, proche du roi, reçut le titre de prince d'Haïti[3]. En 1812, il épousa la princesse Louise-Geneviève Coidavid dite Cécile Fatiman, sœur cadette de Marie-Louise Coidavid épouse du roi Henri Christophe. Après la révolution de 1820 et la chute de la monarchie[4], il s'exile en Jamaïque avec toute sa famille. Il revient à Haïti en 1835 mais se fait discret et s'installe dans le Nord.
Président de la République
Après la chute du dictateur Jean-Pierre Boyer, il rejoint le gouvernement militaire provisoire. Il sert ainsi successivement les présidents Charles Rivière Hérard et Philippe Guerrier. Le , après la mort du président Guerrier, le parlement organisa une nouvelle élection, débouchant sur la désignation de Pierrot comme nouveau président pour un mandat de 7 ans.
Se méfiant des courtisans et des complots au sein du palais présidentiel de la capitale Port-au-Prince, le nouveau président fait transférer son gouvernement dans la seconde ville du pays, Cap-Haïtien, et Port-au-Prince perd son statut de capitale. Il proclame son intention de conserver la partie orientale de l'île de Saint-Domingue[5] qui se soulevait contre l'occupant haïtien afin de proclamer l'indépendance de la République dominicaine[1]. La population de Port-au-Prince et l'élite intellectuelle et militaire n’acceptent pas le sort réservé à leur ville[6]. Le parlement lance une procédure de destitution le . Par la suite, les garnisons de Port-au-Prince le dépose officiellement. Il accepte alors de démissionner le , se retire alors de l'armée et s'installe dans le nord du pays.
Pierrot meurt le à Camp-Coq près de Cap-Haïtien dans le département du Nord.
Sa fille unique, Marie Louise Amélia Célestine Pierrot, épousa Pierre Nord Alexis (petit-fils du roi Henri Christophe) alors gouverneur provincial sous le régime de l'empereur Faustin Ier, plus tard ministre de la Guerre et de la Marine de 1867 à 1869 et enfin président de 1902 à 1908.
Notes et références
- Jacques Nicolas Léger, Haiti : Her History and Her Detractors, The Neale Publishing Company, , 197–98 p. (lire en ligne)
Cet article reprend du texte de cette source, qui est dans le domaine public.
- ↑ « Louis Michel Pierrot - TLP » (consulté le )
- ↑ (en) Charles Forsdick et Christian Høgsbjerg, Toussaint Louverture : a black Jacobin in the age of revolutions, Londres, Pluto Press, , 133–143 p. (ISBN 978-0-7453-3514-8)
- ↑ Edgar La Selve, Le pays des Nègres : voyage à Haïti, ancienne partie française de Saint-Domingue, Paris, Hachette, 1881, pp. 29-31 — sur Gallica.
- ↑ Robert L. Scheina, Latin America's Wars : Volume 1, Potomac Books,
- ↑ « Le président Jean-Louis Pierrot et la réforme judiciaire », sur Le Nouvelliste (consulté le )
Liens externes
- Ressource relative aux beaux-arts :
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