Jean-Claude St-André

Jean-Claude St-André
Illustration.
Fonctions
Député à l'Assemblée nationale du Québec

(10 ans, 9 mois et 16 jours)
Élection 10 juin 1996
Réélection 30 novembre 1998
14 avril 2003
Circonscription L'Assomption
Législature 35e, 36e et 37e
Groupe politique Parti québécois
Prédécesseur Jacques Parizeau
Successeur Éric Laporte
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Option nationale (à partir de 2011)
Parti québécois (1981-2011)
Diplômé de Université de Montréal

Jean-Claude St-André, né le à Montréal, est un homme politique québécois et ancien porte-parole du Parti québécois en matière de natalité et démographie à l'Assemblée nationale du Québec.

Ancien chef du bureau de circonscription du premier ministre Jacques Parizeau, Jean-Claude St-André est député de la circonscription de L'Assomption de 1996 à 2007.

Biographie

Carrière politique

Jean-Claude St-André est membre du Comité des jeunes pour le OUI dans Anjou lors du référendum de 1980, secrétaire de l'exécutif du Parti québécois dans Anjou (1981-1982), président du Parti québécois dans Anjou et conseiller à l'exécutif régional de Montréal – Ville-Marie de 1988 à 1992. Il siège aussi au conseil d'administration de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1985 et en 1986.

Il participe à l'organisation de plusieurs campagnes électorales complémentaires entre 1992 et 1994 : Anjou, Bonaventure, Laval-des-Rapides et Saint-Jean. En 1992-1993, Jean-Claude St-André est attaché politique du député d'Anjou, Pierre Bélanger.

En 1993, à la demande de Jacques Parizeau, chef du Parti québécois, il participe à l'organisation de la campagne électorale de Benoît Sauvageau, candidat du Bloc québécois dans la circonscription fédérale de Terrebonne. Benoît Sauvageau décroche, à ce moment, l'une des plus grandes majorités dans l'histoire politique du Canada. En 1994, Jacques Parizeau lui offre de diriger sa campagne électorale dans la circonscription de L'Assomption.

Après la victoire électorale de 1994, Jacques Parizeau, devenu premier ministre du Québec, lui confie la direction de son bureau de circonscription. En 1995, il dirige la campagne référendaire dans L'Assomption. Après la démission de Jacques Parizeau, Jean-Claude St-André se présente pour lui succéder comme député de L'Assomption lors d'une élection partielle où il est élu pour la première fois le . Il y est réélu jusqu'en 2007, année où il est défait par le candidat de l'Action démocratique du Québec, Éric Laporte.

Le , Jean-Claude St-André adresse une lettre à son chef d'alors, Bernard Landry. Dans cette lettre, il écrit qu'il est « primordial d'effectuer des gestes de rupture irréversibles avant même la tenue d'une consultation sur la souveraineté du Québec ». Ces mesures, très proches des thèses Parizeau-Laplante, sont appuyées par les jeunes péquistes en , mais refusées par le congrès du PQ en . Pendant la course à la chefferie de 2005, il défend son droit de proposer une démarche indépendantiste plus audacieuse sans respecter le cadre constitutionnel canadien, même si cela entre en contradiction avec la plate-forme du Parti québécois[1].

Aux élections de 2008, il pose sa candidature en vue d'être à nouveau candidat du Parti québécois dans L'Assomption, mais elle est rejetée par l'exécutif national du PQ, une première dans l'histoire de ce parti. Pauline Marois évoque le fait que Jean-Claude St-André n'appuie pas la plate-forme du parti, alors qu'il a pourtant affirmé qu'il se ralliait, comme il l'a toujours fait par le passé. Mme Marois affirme également qu'il a refusé de signer un document où il s'engagerait à rembourser les dettes de son exécutif. Plusieurs affirment que cette situation n'est rien de moins qu'un règlement de comptes politique, où un candidat étiqueté comme étant plus dissident est ensuite mis hors-jeu au profit d'un allié des dirigeants du parti[2],[3].

En 2011, il fait partie des membres fondateurs du nouveau parti indépendantiste Option nationale, fondé par l'économiste et ancien député du PQ Jean-Martin Aussant. Il est présent au congrès de fondation du parti en , de même qu'à l'assemblée générale régionale de Montréal en [4],[5].

Option nationale

En 2011, il fait partie des membres fondateurs du nouveau parti indépendantiste Option nationale, fondé par l'économiste et ancien député du PQ Jean-Martin Aussant. Il est présent au congrès de fondation du parti en , de même qu'à l'assemblée générale régionale de Montréal en [4],[5].

Course à la direction de 2013

Après la démission de Jean-Martin Aussant en , une course à la direction d'Option nationale est lancée. Le , St-André annonce sa candidature à la chefferie du parti[6]. Il affronte deux autres candidats : Nic Payne et Sol Zanetti, enseignant de philosophie au cégep. Lors du premier débat, tenu le à l'Université Laval, St-André propose qu'un gouvernement d'Option nationale adopte immédiatement une constitution provisoire mettant fin à l'application de la constitution canadienne sur le territoire du Québec[7].

Le , lors du deuxième débat tenu à l'Université de Sherbrooke, St-André annonce son retrait de la course. Il invoque la perspective d'élections provinciales anticipées et estime que le parti doit se concentrer sur cette échéance plutôt que sur une course interne. Il demande à Nic Payne de se retirer également afin de laisser le champ libre à Sol Zanetti, ce que celui-ci refuse, estimant que c'est aux membres de choisir leur chef[8]. La cheffe intérimaire, Nathaly Dufour, déclare que les raisons de St-André ne sont pas suffisantes pour remettre en question la pertinence de la course, qui se poursuit jusqu'au congrès du à Montréal, où Sol Zanetti est élu chef du parti avec plus de 67 % des voix[9].

Le , il annonce son intention d'entrer dans la course à la chefferie du Parti québécois afin de remplacer l'ancien chef du parti, Bernard Landry. Il devient le sixième candidat officiel le . Préconisant la gouvernance nationale face à l'État fédéral canadien, il rejette l'étapisme comme démarche d'accession à la souveraineté et favorise une démarche proche des thèses récentes de Jacques Parizeau[10] et de Robert Laplante[11]. Parmi ses deux premières propositions figurent une réforme de la fiscalité visant à favoriser les classes moyennes ainsi que la gratuité scolaire de la maternelle aux études postdoctorales.

Il reçoit certains appuis, parmi lesquels Yves Michaud[12] et Robert Laplante, mais terminera finalement la campagne en 6e position avec 951 votes (0,9 % des voix). André Boisclair est élu avec une majorité de 53,68 %.

Notes et références

  1. « Course à la direction du Parti québécois - St-André continuera de défendre le droit à la dissidence », sur Le Devoir (consulté le ).
  2. « Saint-André écarté au profit de McKay », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. « newswire.ca/fr/story/384311/in… »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?).
  4. « Option nationale prend son envol », sur TVA Nouvelles (consulté le ).
  5. « Discours de clôture de Jean-Claude Saint-André » [vidéo], sur YouTube (consulté le ).
  6. « Jean-Claude St-André se présente à la chefferie d'Option nationale (VIDÉO) », sur quebec.huffingtonpost.ca, HuffPost, (consulté le )
  7. « Option nationale : la charte s'invite dans la course à la direction », sur La Presse, (consulté le )
  8. « ON : St-André renonce à la chefferie en plein débat », sur Le Devoir, (consulté le )
  9. « Sol Zanetti est le nouveau chef d'Option nationale », sur Le Devoir, (consulté le )
  10. Voir: Parizeau, Jacques. 2004. Un changement de stratégie au PQ?. Vigile.net (16 août).
  11. Laplante, Robert. Revoir le cadre stratégique. L'Action nationale
  12. [PDF] Yves Michaud appuie Jean-Claude St-André

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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