Jean-François Toby

Jean-François Toby
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Fonction
Gouverneur de Côte d'Ivoire
Biographie
Naissance
Décès
(à 64 ans)
Plougonvelin
Nationalité
Activité

Jean-François Toby (1900-1964) est un administrateur colonial français.

Biographie

Jean-François Toby est diplômé de l'École coloniale de Paris[1]. Il entre au service colonial en Afrique et gagne une solide réputation en tant que commandant de district au Soudan français[2]. Les autorités de Vichy le nomment gouverneur de la colonie du Niger, comme successeur du général Falvy, qui doit alors se concentrer sur la restructuration des forces armées en Afrique[3]. Toby prend ses fonctions le , jusqu'en [4] Pendant quelques semaines, du au , il est en même temps gouverneur de la Côte d'Ivoire succédant à Georges Rey[5],[6]. La fin du régime de Vichy en ne l'affecte pas. Pendant les longues absences de Jean-François Toby du Niger, d'autres fonctionnaires coloniaux prennent le poste de gouverneur par intérim : du au Jacques Gosselin, du au Lucien Geay, du au Ignace Colombani et du au Fernand Casimir[4]. La colonie devient un Territoire d'outre-mer au sein de l'Union française en 1946. Par les élections du Conseil général en 1946-1947, le Niger obtient son propre parlement pour la première fois[7]. Le gouverneur Toby s'efforce d'influencer le paysage politique pour faire émerger des partis pro-français. La France de la IVe République considère que le futur Parti progressiste nigérien (PPN-RDA) n'est pas fiable, notamment en raison de son alliance avec le Parti communiste français (PCF). Jean-François Toby lance alors en 1948 la fondation d'un nouveau parti, l'Union des Nigériens Indépendants et Sympathisants (UNIS). L'objectif d'affaiblir significativement le PPN-RDA est atteint temporairement, mais à partir de 1952 l'UNIS perd de son importance en raison de crises internes et le parti est finalement dissous en 1957. Le PPN-RDA redevient la force politique dominante au Niger[8].

Jean-François quitte l'Afrique en 1954 et prend le son nouveau poste de gouverneur de la Polynésie française[9], succédant à Jean Petitbon[10]. Son successeur au poste de gouverneur au Niger est Jean Ramadier[4]. Toby doit faire face dans son nouveau poste à une certaine instabilité politique et aux bouleversements provoqués par la loi-cadre Defferre de 1956[1]. Le , il est remplacé par Camille Bailly[10]. Jean-François Toby meurt six ans plus tard dans sa Bretagne natale.

Notes et références

  1. J.-M. Regnault: Jean-François Toby (1900–1964)
  2. Marc Carlier: Méharistes du Niger. Contribution à l’histoire des unités montées à chameau du territoire nigérien: 1900 à 1962. L’Harmattan, Paris 2000, p. 369.
  3. Roger Bruge: Les Combattants du 18 juin, vol. IV: Le Cessez-le-feu. Fayard, Paris 1988, p. 233.
  4. (en) Niger.
  5. (en) Côte d’Ivoire (Ivory Coast).
  6. André Latrille devient le nouveau gouverneur à Abidjan.
  7. Edmond Séré de Rivières: Histoire du Niger. Berger-Levrault, Paris 1965, p. 270.
  8. Mamoudou Djibo: Les Transformations politiques au Niger à la veille de l’indépendance. L’Harmattan, Paris 2001, p. 45.
  9. Établissements français en Océanie.
  10. (en) French Polynesia.

Articles connexes

Liens externes

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