Maurice Falvy

Maurice Falvy
Fonction
Gouverneur du Tchad
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 82 ans)
Mézy-sur-Seine
Nom de naissance
Maurice Émile Falvy
Nationalité
Activité
Militaire
Autres informations
Grade militaire
Conflit

Maurice-Émile Falvy, né le à Reims et mort le à Mézy-sur-Seine, est un général français des troupes coloniales. Commandant une division lors de la Seconde Guerre mondiale en mai-, il est ensuite gouverneur du Niger de 1940 à 1942.

Biographie

Maurice Falvy est en 1934 officier de commandement des tirailleurs sénégalais au Tchad en Afrique équatoriale française[1]. De à , il succède par intérim à Charles Dagain comme commandant de la région Tchad[2]. De 1937 à 1938, il étudie au centre des hautes études militaires, l'école de l'état-major général de l'armée française à Paris. Ensuite, il est de 1938 à 1940 directeur du département des troupes coloniales au ministère de la Guerre[1].

Lorsque la France est attaquée par l'Allemagne en 1940, le général Falvy commande la 3e division d'infanterie coloniale sur la ligne Maginot. En , il donne l'ordre de tenir aux défenseurs de l'ouvrage de La Ferté bombardés par les Allemands, mais ses 107 hommes y meurent d'une intoxication au monoxyde de carbone[3]. Toujours en , le futur président François Mitterrand, qui était sous ses ordres, est blessé[4]. Maurice Falvy est fait prisonnier le par les Allemands; mais est libéré le suivant sous l'Occupation allemande à condition de ne pas commettre d'actions portant préjudice au Troisième Reich[5].

Les autorités de Vichy l'envoient à la fin de l'année 1940 à Niamey en Afrique occidentale française afin de commander les troupes coloniales du Niger et du Dahomey[6]. Il doit aussi faire surveiller la frontière entre le Niger et le Tchad[1]. Le , il succède à Léon Solomiac comme gouverneur de la colonie du Niger[7], Solomiac n'étant pas considéré par le régime de Vichy comme suffisamment fiable[8]. Maurice Falvy est le premier militaire à être nommé à la tête de la colonie depuis 1922[9]. Jean-François Toby lui succède le [7]. Le général Falvy prend alors le haut commandement des forces armées de l'Afrique occidentale française[6]. Le , il est mis en congé et en mis à la retraite[1]. Le général Falvy meurt en 1970 dans une maison de retraite de Mézy-sur-Seine[6].

Notes et références

  1. (en) Biography of Lieutenant-General Maurice-Emile Falvy (1888 – 1970), France
  2. (en) Chad
  3. Gérard Giuliano: Les Soldats du béton: la Ligne Maginot dans les Ardennes et en Meuse, 1939–1940. Éditions Terres Ardennaises, Charleville-Mézières 1986, p. 345.
  4. Lucien Bodin: Des tours de Laon aux mines d’Essen. Publibook, Paris 2004, p. 125
  5. Catherine Akpo-Vaché: L’AOF et la Seconde Guerre mondiale (septembre 1939 – octobre 1945). Karthala, Paris 1996, p. 100.
  6. Roger Bruge: Les Combattants du 18 juin, vol. IV: Le cessez-le-feu. Fayard, Paris 1988, p. 233.
  7. (en) Niger
  8. Marc Carlier: Méharistes du Niger. Contribution à l’histoire des unités montées à chameau du territoire nigérien: 1900 à 1962. L’Harmattan, Paris 2000, p. 366.
  9. Edmond Séré de Rivières: Histoire du Niger. Berger-Levrault, Paris 1965, p. 267.
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