Jean-Guy de Vandière de Vitrac
| Jean-Guy de Vandière de Vitrac | |
| Nom de naissance | Jean-Guy Eugène Joseph de Vandière de Vitrac |
|---|---|
| Naissance | Clermont-Ferrand |
| Décès | (à 27 ans) Au large d’Oran (Algérie française) |
| Origine | Français |
| Allégeance | |
| Arme | Marine nationale |
| Unité | La Surprise |
| Grade | Enseigne de vaisseau |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Faits d'armes | Combat naval d'Oran, |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-1945 Mort pour la France |
Jean-Guy de Vandière de Vitrac, né Jean-Guy Eugène Joseph de Vandière de Vitrac le à Clermont-Ferrand et mort le au large d’Oran, en Algérie française, est un officier de la Marine nationale française.
Enseigne de vaisseau, il sert comme officier fusilier à bord de l’aviso La Surprise. Il disparaît avec son bâtiment lors des combats navals d’Oran, au début de l’opération Torch, et reçoit la mention officielle « Mort pour la France »[1],[2].
Biographie
Origines et formation
Jean-Guy Eugène Joseph de Vandière de Vitrac naît le à Clermont-Ferrand[1]. Il est issu de la famille de Vandière de Vitrac.
Admis à l’École navale, il appartient à la promotion du milieu des années 1930. La notice du Mémorial des officiers de marine le présente comme officier de marine, affecté à la spécialité d’officier fusilier[2].
Après sa formation, il effectue la période d’application à bord du croiseur-école Jeanne d'Arc. Il sert ensuite successivement sur plusieurs bâtiments de la flotte française, notamment le croiseur Primauguet, le cuirassé Provence et le contre-torpilleur Volta[2].
Carrière dans la Marine nationale
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Jean-Guy de Vandière de Vitrac sert dans des unités d'artillerie côtière et de défense antiaérienne, avant d'être affecté en 1941 sur l’aviso-dragueur Chamois, puis sur l’aviso La Surprise[2].
Une notice biographique spécialisée consacrée aux officiers de marine indique également qu’il sert sur plusieurs bâtiments avant son affectation à bord de La Surprise[3]. Cette source est utilisée comme complément biographique et doit être distinguée des sources institutionnelles que sont la base Mémoire des hommes et le Mémorial des officiers de marine.
Combat d'Oran et disparition
Le , au début de l’opération Torch, les forces alliées débarquent en Afrique du Nord française. À Oran, l’aviso La Surprise, commandé par le capitaine de corvette Lavigne, reçoit l’ordre de sortir du port pour reconnaître les forces navales alliées signalées au large[2],[4].
Selon le Mémorial national des marins morts pour la France, La Surprise, faiblement armée, est envoyée en reconnaissance à la sortie du port d’Oran. Le bâtiment est engagé par des forces supérieures, ses pièces sont mises hors d’usage et tous ses officiers présents en passerelle sont tués. L’aviso est finalement coulé le , avec un bilan de cinquante-cinq morts, dont six officiers[4].
Le contexte général des combats navals d’Oran est étudié par l’historien Jean-Charles Jauffret dans la Revue historique des armées, qui replace l’affrontement du dans le cadre des opérations alliées contre les forces françaises d’Afrique du Nord[5].
Une source étrangère, publiée en 1993 dans la Revista de Marina chilienne, mentionne également Jean-Guy de Vandière de Vitrac parmi les officiers français morts lors des combats du . L’article rappelle qu’il avait navigué à bord du croiseur-école Jeanne d’Arc avec des élèves-officiers chiliens et indique qu’il disparaît à Oran avec son bâtiment, La Surprise[6].
Jean-Guy de Vandière de Vitrac figure parmi les officiers disparus de La Surprise. Sa mort au combat est reconnue par l’État français avec l’attribution de la mention officielle « Mort pour la France »[1],[2].
Décorations
À titre posthume, Jean-Guy de Vandière de Vitrac est fait chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur et titulaire de la croix de guerre 1939-1945[2].
Mémoire
Jean-Guy de Vandière de Vitrac est recensé par le Mémorial des officiers de marine parmi les officiers de la Marine nationale morts au cours de la Seconde Guerre mondiale[2].
Son nom apparaît également dans les ressources mémorielles relatives aux marins morts pour la France et aux disparus de l’aviso La Surprise[4]. Une plaque commémorative du groupe scolaire Massillon le mentionne parmi les anciens élèves morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[7].
Notes et références
- « Fiche individuelle — DE VANDIERE DE VITRAC Jean Guy Eugène Joseph », sur Base Mémoire des hommes, Ministère des Armées (consulté le )
- « VANDIÈRE de VITRAC (de), Jean Guy Eugène Joseph », sur Mémorial des officiers de marine — Association des anciens élèves de l’École navale (consulté le )
- ↑ « Jean de Vandière de Vitrac », sur Parcours de vies dans la Royale (consulté le )
- « Surprise (La) — Aviso », sur Mémorial national des marins morts pour la France (consulté le )
- ↑ Jean-Charles Jauffret, « Les combats d’Oran (8 novembre 1942) », Revue historique des armées, no 247, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Ismael Huerta Díaz, « Heroísmo naval francés », Revista de Marina, no 2, , p. 204-205 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Plaques commémoratives du groupe scolaire Massillon », sur MemorialGenWeb (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Jean-Charles Jauffret, « Les combats d’Oran (8 novembre 1942) », Revue historique des armées, no 247, 2007.
- Ismael Huerta Díaz, « Heroísmo naval francés », Revista de Marina, no 2, 1993, p. 204-205.
- Jean Moulin, Les avisos-dragueurs de type Chamois, Marines Éditions.
- Henri Le Masson, The French Navy, Londres, Macdonald, 1969.
Articles connexes
Liens externes
- « Fiche individuelle — DE VANDIERE DE VITRAC Jean Guy Eugène Joseph », sur Base Mémoire des hommes, Ministère des Armées
- « VANDIÈRE de VITRAC (de), Jean Guy Eugène Joseph », sur Mémorial des officiers de marine — Association des anciens élèves de l’École navale
- « Surprise (La) — Aviso », sur Mémorial national des marins morts pour la France
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