Jean-Henri-Ferdinand Lamartelière

Jean-Henri-Ferdinand Lamartelière
Maison natale à Ferrette
Biographie
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Paris
Nationalité
Activités
Plaque commémorative à Ferrette

Jean-Henri-Ferdinand Lamartelière (né Jean Henri Ferdinand Schwingdenhammer[1] à Ferrette, dans le Haut-Rhin, le et mort à Paris le ) est un dramaturge français. On lui doit les premières adaptations et traductions des œuvres de Schiller.

Repères biographiques

D’origine alsacienne et fils de notaire, Schwindenhammer étudie d'abord la théologie à Strasbourg, puis le droit sous la direction de Jérémie-Jacques Oberlin, mais s'en détourne pour le théâtre, la musique et les belles lettres. Son frère François-Joseph lui obtient un poste dans la Ferme générale : c'est alors qu’il francise son nom de Schwingdenhammer en Lamartelière. À Paris, il entre en contact avec Beaumarchais. Enthousiasmé par la Révolution, il s'engage en 1790 comme volontaire de la Garde nationale et compose même une Ode à la Nation française, mais la suppression de la Ferme générale le laisse sans emploi. Beaumarchais lui permet de produire sa traduction des Brigands de Schiller, qui connaît un vif succès au théâtre du Marais. Il retrouve finalement un petit emploi au ministère de la Guerre, puis de 1796 à 1797, au ministère de la Police générale comme traducteur. Il termine sa carrière dans l’administration comme contrôleur surnuméraire[2].

Ses romans abondants (Les trois Gils Blas, Fiorella ou l’influence du cotillon, en huit volumes) n'ont guère marqué l'histoire littéraire[3] ; mais parmi ses traductions en français de Schiller, il y a lieu de distinguer Robert chef des brigands[4], L'amour et l'intrigue (1801) et Gênes sauvée [5] (1818), où il restitue fidèlement le caractère et les aspirations du Sturm und Drang[6].

Théâtre

  • Robert, chef de brigands, 1793
  • Le Tribunal redoutable, ou la Suite de Robert, chef de brigands, 1793
  • Le Testament, ou les Mystères d'Udolphe, 1798
  • Les Trois Espiègles, ou les Arts et la Folie, 1798
  • Les Francs-juges, ou les Temps de barbarie, 1807
  • Menzikoff et Fœdor, ou le Fou de Bérézoff, drame en trois actes, musique de Stanislas Champein ; créé sur le Théâtre de l'Opéra-Comique le .
  • La Ferme du Mont Cenis, opéra en trois actes, musique de Stanislas Champein ; créé sur le Théâtre de l'Opéra-Comique le .
  • La Partie de campagne, 1810
  • Pierre et Paul, ou Une journée de Pierre le Grand, 1814
  • Le Prince d'occasion, ou le Comédien de province, 1817
  • Gênes sauvée, ou Fiesque et Doria 1824.

Notes et références

  1. ↑ Ou Schwindenhammer selon les sources.
  2. ↑ F. Labbé, « Jean Henri Ferdinand Lamartelière (1761-1830) », Annuaire de la Société d’histoire sundgauvienne,,‎ 1988 et 1990, p. 29-38 et 149-161 ; F. Labbé, Jean-Henri-Ferdinand Lamartelière (1761-1830) : un dramaturge sous la Révolution, l’Empire et la Restauration, Berne, Peter Lang, coll. « Contacts », , 258 p..
  3. ↑ Martine de Rougemont, « Le matérialisme des Lumières : notes de lecture », Dix-Huitième Siècle,‎ , p. 24 (lire en ligne).
  4. ↑ Notice sur Lamartelière dans l'Encyclopédie italienne Treccani.
  5. ↑ (it) le muse, vol. VI, Novare, De Agostini,
  6. ↑ Bernard Franco, Le despotisme du goût: débats sur le modèle tragique allemand, Wallstein Verlag, , 1282 p., 2 vol. (ISBN 3892447640)

Voir aussi

Bibliographie

  • François Labbé, Jean-Henri-Ferdinand Lamartelière, 1761-1830 : un dramaturge sous la Révolution, l'Empire et la Restauration ou l'élaboration d'une référence schillérienne en France, P. Lang, Paris, Berne, 1990, 258 p. (ISBN 3-261-04303-2)
  • François Labbé, « Jean-Henri Ferdinand Lamartelière (1761-1830). Un dramaturge entre deux cultures et deux époques », in Recherches germaniques (Université Marc Bloch), 2000, no 30, p. 145-157
  • René Muller, « Jean Henri Ferdinand Schwingdenhammer », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, tome 34, p. 3599

Liens externes

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