Jean Marc Jules Pictet-Diodati

| Député français Département du Léman | |
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| - |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 60 ans) Le Petit-Saconnex |
| Nationalités |
république de Genève (jusqu'en ) française (- république de Genève (- suisse (à partir de ) |
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| Famille | |
| Enfant |
| Distinction |
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Jean Marc Jules Pictet, né le à Genève et mort le dans la même ville, est un magistrat et une personnalité politique de la République de Genève, de l'éphémère département du Léman, et de la Suisse.
Biographie
Origines
Jean Marc Jules nâit le [1], à Genève (République de Genève)[2]. Il est le fils de Pierre Pictet, seigneur de Sergy (par mariage), et de Jacqueline-Françoise Buisson[3],[2], sa cousine[4]. Il est issu de la branche cadette des Pictet de Vernier[4], une importante famille genevoise, ayant compté de nombreux membres du Petit Conseil et des syndics, et dont Pierre est admis à la bourgeoisie genevoise, en 1474. Son père est un officier au service de France, il prend part à l'Assemblée de la noblesse du bailliage de Gex, en 1789[4], fait chevalier de la Légion d'honneur en 1804, puis chevalier de l'Empire[3], par lettres patentes du [5].
Formation
Il étudie les belles-lettres et la philosophie à l'Académie, puis est admis dans l'auditoire de droit. Il passe ses examens d'avocat avec succès et est reçu au barreau genevois en 1789. Il entreprend ensuite un voyage en France et en Angleterre avant de revenir à Genève en 1792, alors que la Révolution mettait fin aux institutions de l'Ancien Régime[6].
Carrière politique
En 1799, une année après l'annexion de Genève à la France, Pictet est nommé juge au Tribunal civil du nouveau département du Léman. Il est nommé quinze jours plus tard, le 4 nivôse an VIII, par le Sénat conservateur, député du même département au Corps législatif. À la fin de son mandat (quinquennat), il est nommé président du Tribunal criminel avant de retrouver le Corps législatif le jusqu'à sa dissolution. Il se lie d'amitié avec de nombreuses personnalités de l'époque comme Jean-Louis Girod de l'Ain, Madame de Staël ou encore Jacques Necker.
S'étant installé à Paris, il se lie avec plusieurs dignitaires de l'Empire comme le baron de Château Latour, membre du Tribunat, ou Louis de Fontanes, grand maître de l'Université. Il rencontre même Napoléon en 1801[7].
À la chute de l'Empire, il rentre à Genève. Il fait partie dès du nouveau conseil représentatif où il siège dans les rangs des libéraux modérés. Il poursuit également sa carrière juridique et est nommé président de la Cour suprême, fonction qu'il remplira jusqu'à sa mort. Il est également membre correspondant de l'Institut de France.
Famille
Jean Marc Jules Pictet épouse, le , Octavie Diodati[8] ( ✝ ), issue d'une famille du Refuge lucquois[9]. Le couple à trois enfants[9] :
- Amédée-Pierre-Jules, député au conseil représentatif de la république suisse, ∞ (1°, 1825) Adélaïde de Candolle, (2°, 1833) Anne Pictet, sa cousine ;
- Camille (1796-1862) ;
- Auguste (1798, mort en bas âge).
Décoration
Armoiries
Les armes de la famille Pictet se blasonnent ainsi : De sinople, à un mur non-crénelé d'argent, maçonné de sable, acc. en chef d'un lion naissant d'or, mouvant du mur.[10]
- Armes de chevalier de l'Empire
- De sinople, au lion naissant d'argent, à la bordure componée de gueules et d'argent, le tout soutenu d'une muraille d'azur ; champagne de gueules du tiers de l'écu chargée du signe des chevaliers légionnaires.[8],[11]
Notes et références
- ↑ Le Journal de Genève du donne la date de naissance au .
- « Jean, Marc, Jules Pictet de Sergy Pictet-Diodati », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale (consulté en )
- archivesfamillepictet.
- Jacques Augustin Galiffe, Notices généalogiques sur les familles genevoises : depuis les premiers temps, jusqu'à nos jours, t. 5, J. Barbezat, , p. 82.
- ↑ Émile Campardon, Liste des membres de la noblesse impériale : dressée d'après les registres de lettres patentes conservés aux Archives nationales, Au siège de la Société, , 189 p. (lire en ligne), p. 149.
- ↑ Candaux 1974, p. 311.
- ↑ Candaux 1974, p. 315.
- Albert Révérend, Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, Lettres P. à Z., Paris, (4 vol. in 2) Au bureau de L'Annuaire de la noblesse, (lire en ligne), p. 49-50.
- archivesfamillepictet, Généalogie de la famille Pictet de Genève, Descendants de Pierre Pictet reçu bourgeois le 14 octobre 1474 (2010).
- ↑ Armorial de J. B. Rietstap - et ses Compléments
- ↑ Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, L'Université, Les Écoles publiques, (lire en ligne)
Voir aussi
Bibliographie
- Jean-Daniel Candaux, Histoire de la famille Pictet 1474-1974, vol. 2, Genève, Etienne Braillard, .
Liens externes
- Archives conservées par : Bibliothèque de Genève (CH BGE Ms. fr. 2251-2302)
- Ressource relative à la vie publique :
- « Jean Marc Jules Pictet (1768-1828) », sur archivesfamillepictet.ch - Fondation des Archives de la Famille Pictet.
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