Jean Vimenet
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(à 85 ans) Tours |
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Jean Vimenet est un peintre, animateur et sculpteur français né le à Tours et mort dans la même ville le .
Son œuvre adopte une approche épicurienne. Il traduit un amour du vivant et de l'énergie vitale, dans sa diversité. Il met en avant les petits miracles de la vie en mettant l'accent sur l'émerveillement qu'ils peuvent susciter. Cette approche est alimentée par une révolte permanente contre ce qui pourrait être vu comme de l'imbécillité destructrice et des attitudes castratrices, ce dont témoignent plusieurs toiles et dessins de l'artiste s'indignant de tragédies contemporaines (racisme, guerre d'Algérie, massacre de Soweto…). Œuvre intransigeant et radical dans son refus du « cirque » (social) et du « système » marchand, il est aussi souvent narquois, dans ses citations historiques notamment. Au centre de la démarche de Vimenet, de 1928 jusqu'au milieu des années 1990, s'affirme l'obsession constante qu'en saisissant espace et lumière, il les éprouve dans tous leurs états en tant qu'expression libre et indépendante, et permet à ces éclats de vie de s'affirmer, au-delà de l'épreuve toujours renouvelée de la mort, comme ce qui, en dernier lieu, demeure. Comme en écho à son ami Jacques Prévert, qui disait de ses amis surréalistes des débuts : « En souriant, ils envisageaient la mort, mais c'était pour mieux dévisager la vie. Pour la rendre plus libre, plus belle, plus heureuse même. »
Biographie
Formation
Jean Vimenet naît à Tours le dans un milieu modeste. Sa mère est marchande de fleurs à la sauvette, son père décorateur de santons. Il entre, en 1928, à l'école des beaux-arts de Tours. Son directeur, Maurice Mathurin, lui donne personnellement des cours. Aux Beaux-Arts, il rencontre Gabriel Allignet et de Moïse Depond, qui deviendra le dessinateur Mose. En 1930, il fait un voyage en Roumanie et en Hongrie, qui le marque. En 1931, il obtient le grand prix du concours de dessin Conté et le 1er prix du 41e concours de composition décorative des écoles des beaux-arts de France. Il devient le portraitiste des grandes familles tourangelles.
Paris
Il entre à l'École des beaux-arts de Paris en 1932, dans l'atelier de Paul Albert Laurens[1]. Il se lie d'amitié en 1933 avec le sculpteur Jean Carton (1912-1988). Après le décès en 1934 de Paul-Albert Laurens, ses élèves, par l'entremise de Jean-Nepveu Degas, arrière-petit-neveu d'Edgar Degas et critique dramatique, sollicitent Édouard Vuillard qui leur accorde deux matinées par mois[2]. Vimenet reste auprès du maître, et devient son ami pour les six années à venir[3].
Expositions
Il expose à la 41e Exposition des amis des arts d'Angers (-), sur l'insistance de Pierre Vignac, camarade tourangeau des Beaux-Arts. Il est présenté dans le catalogue de l'exposition comme « élève de Vuillard », terminologie qu'il réfute[4].
Durant son service militaire (1937-1938), au cours de ses permissions parisiennes, il fait la rencontre de Chaïm Soutine ; il se lie avec lui au cours de longues promenades nocturnes. Vimenet lui ressemble par le caractère : exigence humaine, intransigeance artistique, adhésion aux combats de ses aînés : il est fauché et cherche à survivre.
L'animateur
Au cours du premier semestre de 1937, Vimenet retrouve Gabriel Allignet ; il travaille avec lui sur un chantier du pavillon français de l'Exposition universelle (- ). Il est présenté au réalisateur Paul Grimault, qui travaille à la commande d'un film animé expérimental (Phénomènes électriques) pour le projecteur cinémascope Hypergonar, inventé par le professeur Henri Chrétien. Il intègre l'équipe du cinéaste dans son studio des Gémeaux[5] au 18, rue de Berri, et commence à collaborer à des films animés (Le Messager de la lumière, 1938 ; Gô chez les oiseaux, 1939).
Il rencontre les principaux protagonistes de ce milieu. Il gravite autour du groupe Octobre, se lie à plusieurs d'entre eux : les frères Pierre et Jacques Prévert, Émile Dupont, dit Émile Savitry, Jacques Asséo, Léon Dupont, Henri Lacam, Jacques Gadoin, Alberto Ruiz, Georges Juillet, Brassaï, Jean-Louis Barrault, Django Reinhardt, Henri Crolla, Mouloudji, Francis Lemarque, Alexandre Trauner, Consuelo de Saint-Exupéry, Henri Villand, plus tard Robert Doisneau, Elsa Henriquez, Alexander Calder et d'autres. Il devient, dès 1938, premier animateur dans le studio de Grimault.
Collaboration avec Vuillard
À la fin de son service militaire, Fernand Léger lui prête son atelier. En 1938, Vuillard demande à Vimenet de préparer, à Paris, avenue Frochot, une peinture monumentale, commandée par la Société des Nations (SDN) sur le thème de la paix[6]. Ce sera la Paix protectrice des muses. Son premier biographe, Claude Roger-Marx, en fera mention[7]. Vuillard demandera à Vimenet de l'accompagner à Genève, pour le report aux carreaux de l'œuvre, qu'il effectuera.
Seconde Guerre mondiale
Son père meurt le . Vimenet est mobilisé dès le début septembre. Vuillard meurt le . Démobilisé en , Vimenet rejoint Grimault et collabore à ses dessins animés L'Épouvantail (1943), Le Voleur de paratonnerres (1944), La Flûte magique (1946), et au court métrage qui va rendre célèbre le studio dans le monde entier, Le Petit Soldat (1947).
L'après-guerre
Pierre Bonnard meurt en 1947. Vimenet décide de quitter l'Europe. Il vient de réaliser de nombreuses toiles dépouillées, au chromatisme chaud, très construites[8]. Le critique Max Cogniat lui donne rendez-vous lors d'un passage à Saint-Raphaël. Il veut s'installer au Mexique, via les États-Unis. Au dernier trimestre, il prend un paquebot pour New York : dans ses bagages, le roman de Consuelo de Saint-Exupéry, Oppède[9], lui est dédicacé[10] : « À Jean Vimenet qui est parti malgré la tempête en pleine mer, pour la joie de partir, pour la course au trésor. Très amicalement, Consuelo. »
New York

Jean Vimenet arrive à New York un jour de tempête de neige. La lumière le transporte : il exécute plusieurs toiles à New York. Il fait un grand portrait de l'amie qui l'accueille, « exilée » du groupe Prévert, Gilberte Chambefort. Il découvre Harlem et se fait des amis américains, dont un certain Arthur, ami de Jean Cocteau et d'André Breton. Il dessine des chanteuses noires de negro spirituals. Il découvre la littérature américaine, Faulkner, Dos Passos et Caldwell. Il reste un an aux États-Unis. Selon le témoignage de Gilberte Chambefort[10], il renonce alors à son projet mexicain, reprend près de 30 toiles entreposées chez elle pour les détruire ou les recouvrir. Il embarque pour la France le .
Retour en France
De retour en France, il peint. Il a connu Bernard Buffet vers 1946 ou 1947, de quatorze ans son cadet. Il avait été choqué par le galeriste Emmanuel David, qui avait exigé de Buffet une production intense en 1948. Le même galeriste approche Vimenet à son retour, en 1949, et lui suggère de faire dix toiles comme celle qu'il vient de faire. Vimenet l'éconduit. Il reprend sa collaboration avec Grimault, par amitié et pour raisons alimentaires ; il participe à la réalisation du premier long métrage de Grimault, La Bergère et le Ramoneur (1951), complété et devenu plus tard Le Roi et l'Oiseau (1979). Il fréquente Brassaï : l'immigré hongrois, devenu roumain, rappelle probablement à Vimenet son voyage de jeunesse ; leur amitié s'alimente de tout : Paris insolite et nocturne, Picasso, les graffitis, l'argot, Prévert et leur culture respective. Vimenet travaille à la conception des masques du Dîner de têtes, le spectacle de Jacques Prévert, présenté le au cabaret La Fontaine des Quatre-Saisons[11].
Il collabore, en 1952, avec Marthe Romains à une bande dessinée, Une vie de chien, ou l'histoire de Charlot pour le Libération d'après-guerre[12]. Ses liens se renforcent avec le poète Maurice Fombeure, le sculpteur Jean Carton ou le comédien Maurice Baquet.
Séjour algérien
Grâce au soutien de Jean Carton notamment, il obtient, fin 1952, le prix Abd-el-Tif de peinture. Ce prix lui permet de séjourner deux ans à la villa Abd-el-Tif sur les hauteurs d'Alger. Vimenet embarque pour Alger, avec son épouse et son fils. À bord ils font connaissance de l'autre couple lauréat, les Parsus. Avec Pierre Parsus, il arpente les rues d'Alger. Vimenet est le 56e peintre accueilli dans les murs de la villa, ouverte en 1907. Il est accueilli par son directeur, Jean Alazard. Le séjour enrichit sa palette. Il va dans les régions de Kabylie, aux confins du Constantinois, dans l'Oranais, le Dahara, l'Ouarsenis et près de l'Atlas saharien. Il dispose de conditions de travail idéales, de sérénité, il oublie souvent les repas, il se plie avec entrain à l'émulation propre à ces « résidences ». Ses relations avec Pierre Parsus, Sauveur Galliéro, Paco Sanchez-Granados, Pierre Raffi, Armand Assus, Louis Fernez, René Levrel ou Eugène Corneau, vont tisser son futur réseau. Les nombreux courriers de son épouse raconteront cette époque[13].
La presse oranaise évoque, en , « une peinture dégagée de toute influence »[Note 1]. Vimenet réalise en Algérie plus de 150 toiles et 250 œuvres sur papier.
Il quitte Alger fin 1954, au moment où éclate la guerre d'Algérie,
Une œuvre de Vimenet est acquise en 1955 par le musée d'Art moderne de la Ville de Paris, d'autres ont rejoint les musées d'Oran et d'Alger. Une exposition présentant ses œuvres d'Algérie a notamment lieu à la galerie Marguerie, à Paris.
La Guerre d'Algérie
De 1955 à fin 1961, il réside et travaille dans le hameau de Mondollot (Seine-et-Marne). Il s'est construit, dans les ruines du corps de ferme, avec un couple ami, un grand atelier, réplique de l'atelier d'Abd-el-Tif. Ses recherches se multiplient, dès 1957, avec La Lampe, puis Babette au parc (1958)[Note 2].
Son Soleil noir de John Parker, véritable pietà à la gloire d'un Noir lynché, apparaît comme l'annonce de la grande toile qu'il conçoit l'année suivante, dédiée à la guerre d'Algérie (1960-1961). Cette toile de grandes dimensions, unique dans la peinture française, est considérée par certains critiques français comme son Guernica[14] :
Dès l'été 1961, son oeuvre, La Guerre d'Algérie l'engage dans une voie nouvelle[Note 3]. Il s'est installé à Cachan avec sa famille. Il participe à plusieurs expositions de groupes, à Paris (galerie Villand et Galanis et galerie Cinq-Mars), de 1962 à 1967. Il expose seul, ou en compagnie de Braque, Picasso, Matisse, Miro, Chagall, etc. ainsi que d'artistes de sa génération. Tous sont partie prenante de la Nouvelle École de Paris (Édouard Pignon, Maurice Estève, Charles Lapicque, Jacques Lagrange, Baltasar Lobo, Jean Edelmann, Bram Van Velde, Robert Lapoujade, etc.). Il se lie d'amitié avec le couple Hélène Parmelin-Édouard Pignon. Sa production est intense (environ 450 toiles, 1 200 dessins), ses recherches, multiples. La couleur est au centre de ses préoccupations. L'explosion est aussi thématique (jardins, plages, oiseaux, bocal, nus, chats, femme à la machine, hommage à Gustave Courbet, famille ou paysages de Crète).
Mouchette
En 1966, Robert Bresson lui propose d'interpréter le rôle du garde-chasse dans le film Mouchette (1967). Il retire de cette expérience, conflictuelle avec le cinéaste, une magnifique série, unique dans l'histoire de la peinture française, Portrait d'un film ; Les Lettres françaises célèbrent son caractère non anecdotique[15]. Sur les deux feuilles cartonnées proposées aux visiteurs en guise de livre d'or, se trouvent les signatures de Jacques Prévert, Georges Bataille, Georges Bernanos. Le , il reçoit une carte postale d'Hélène Parmelin[10] : « On nous dit que c'est très beau, alors nous sommes contents et nous vous embrassons. Hélène ».
La sculpture
Fin 1967, les Vimenet déménagent à la suite d'un arrêté de démolition de leur location. Ils s'installent à Croissy-sur-Seine. L'épouse du peintre est victime d'un grave accident de voiture. L'année 1968 est pour Vimenet une remise en cause profonde de ses pratiques artistiques : il s'oriente vers la sculpture sur pierre de taille. Le sujet est le corps féminin, le plus souvent. Il fait en même temps des travaux graphiques grand format, réalisés directement à la plume.
En 1980, il s'installe à Neuilly-le-Brignon. Les expositions se succèdent, dont une rétrospective en 1985 au musée des Beaux-Arts de Tours avec 104 œuvres. Il amplifie son travail de sculpture ; il est de plus en plus libre dans l'utilisation et l'altération de matériaux bruts (galets, pierres, coquillages, bois, os). En 1983 paraît Vimenet, la statue sans socle, écrit par son fils aîné, Pascal.
Vie privée
Il se marie en avec Jacqueline Weil, journaliste, collaboratrice de Jean Nohain, devenue Catherine Bergère (pseudonyme) puis Catherine Vimenet. Son fils aîné naît le .
En 1954, la famille s'agrandit d'un nouveau garçon. Entre 1955 et 1961, naît sa fille.
Expositions, collections et musées (sélection)
Jean Vimenet expose dans des dizaines de villes, en province et à l'Etranger.
Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections :
- Musée national des Beaux-Arts d'Alger
- musée national Zabana d'Oran,
- musée des Beaux-Arts de Tours
- musée d'Art et d'Histoire de Narbonne
- musée de Royan
- Cité internationale de la bande dessinée et de l'image d'Angoulême.
Notes et références
Notes
- ↑ Il prend le contre-pied de l'orientalisme et de sa tradition pittoresque. Il se sait moderne. L'œuvre est en train de se détacher de la marque nabi qui pouvait la caractériser en partie à l'origine. Elle devient protéiforme, jouant de multiples techniques, de multiples formats, tentée sans cesse de déborder du cadre. Elle est dans une sorte d'anticipation formelle de son propre devenir, probablement due à sa capacité d'être en permanence en phase avec le mouvement tourbillonnant intérieur d'une société au bord de l'explosion. Le credo de Vimenet est clair. Il le répète à l'envi. Apprendre à voir. Savoir regarder.
- ↑ Son écriture picturale se modifie, verticalisant les touches, organisant éparpillements et diffractions des sujets, de manière de plus en plus abstraite, dans des tonalités plus violentes et entières qu'auparavant.
- ↑ Les pans verticaux laissent place de plus en plus souvent à des pièces de couleurs en aplat, qui constituent autant de pièces de puzzle singuliers.
Références
- ↑ Jean Vimenet est en contact au mois d'août 1932 avec le fils cadet du peintre Jean-Paul Laurens, Jean-Pierre Laurens, qui dirige un atelier de peinture à l'École nationale des beaux-arts de Paris. Par courrier[réf. nécessaire] du , un rendez-vous est fixé au lundi au domicile du peintre, 140, rue Boucicaut, Paris. Jean-Pierre Laurens demande à Jean Vimenet de lui apporter quelques dessins et peintures. Il accepte de le prendre dans son atelier. Mais, à peine la rentrée effectuée, Jean-Pierre Laurens meurt. Son frère aîné, Paul-Albert Laurens, peintre également, prend la suite de son frère jusqu'en , date de sa propre mort.
- ↑ Lettre de Jean-Nepveu Degas du (Archives de l'Association Jean Vimenet, son œuvre).
- ↑ Il existe dans les Archives de l'Association Jean Vimenet, son œuvre deux courriers originaux d'Édouard Vuillard attestant de ce lien et de ce rapport. Début 1937, alors que Vimenet fait son service militaire à Haguenau, Vuillard lui écrit : « Tous mes meilleurs vœux mon cher Vimenet. Très touché de la petite carte que vous m'avez envoyé [sic]. Je vous adresse deux livres d'images qui vous distrairont peut-être un moment… » Vimenet rapporte que cet envoi de livres déplaît aux officiers et que, sous prétexte qu'il y figure des femmes nues, ils lui sont confisqués.
- ↑ Cette réticence n'est pas anodine. Elle exprime, chez Vimenet, la volonté d'affirmer d'une part l'impossibilité pour quiconque d'être un élève de Vuillard, qu'il respecte par-dessus tout, et d'autre part celle de ne pas être réduit dans un rôle d'imitateur. L'influence de Vuillard est pourtant évidente et ses œuvres de l'époque le montrent. Que l'on observe, par exemple, son Autoportrait à la cravate jaune (1934) où se retrouvent la touche et les coloris de son maître.
- ↑ Ce studio spécialisé de réalisation de dessin animé, premier du genre en France, est fondé officiellement le par André Sarrut et Paul Grimault. Ce dernier ne détient que 3 % du capital de 30 000 francs de la SARL. Comme l'explique en 1942 Sarrut dans une présentation du projet du film La Grande Ourse : « La société est fondée pour créer en France un groupe de production de films de dessins animés comme il en existe de prospères aux États-Unis. Avec les bénéfices de diverses affaires de publicité générale, des essais d'animation ont été faits et un matériel de prise de vues en couleur mis au point. » Le nom du studio est trouvé et proposé par le scénariste Jean Aurenche, grand ami de Grimault (cf. Sébastien Roffat, Histoire du dessin animé français entre 1936 et 1940. Un politique culturelle d'État?, Paris, L'Harmattan, coll. « Cinémas d'animations », , p. 308-310]).
- ↑ Il existe dans les Archives Jean Vimenet, son œuvre un courrier d'Édouard Vuillard adressé à Jean Vimenet, daté du , qui est explicite : « Mon cher Vimenet, je serai chez moi lundi matin, où vous me trouverez entre 10 et 11 heures, si vous pouvez m'apporter vos études. J'espère que vous êtes délivré des puces de l'avenue Frochot. On fait tout ce que l'on peut pour les détruire et je crois qu'on va y arriver. Bien votre, E. Vuillard. » L'atelier de l'avenue Frochot n'a vraisemblablement servi qu'à la préparation de l'œuvre de la SDN.
- ↑ Claude Roger-Marx écrit : « Ce titre pourrait être emprunté à Delacroix, à Puvis. Et c'est bien à Puvis que Vuillard a souvent pensé quand, si proche de la mort et juché sur des échafaudages comme les maîtres d'autrefois […] il luttait contre la fatigue et les difficultés de toutes sortes. […] La composition était si importante qu'il n'avait pu l'exécuter que par fragments et c'est à Genève seulement, au moment de la mise en place, qu'il put la juger d'ensemble. Pour la première fois, il avait osé recourir à l'allégorie. […] De nombreuses esquisses montrent par quelles vicissitudes a passé l'œuvre. » (Vuillard et son temps, Éditions arts et métiers graphiques, Paris, 1946, p. 65) Ce sont ces esquisses auxquelles Vimenet a collaboré, semble-t-il, dans un premier temps.
- ↑ Rue des Reculettes, huile sur bois, 1945, qui évoque les façades et le ciel de cette petite rue parisienne où il vit alors ; Intérieur à la nappe rose, huile sur toile, 1946 ; Paysage de l'Estérel (1946), qui fait allusion à ses voyages réguliers dans le sud de la France où sa mère vit désormais.
- ↑ Consuelo de Sain-Exupéry, Oppède, Paris, NRF, Gallimard,
- Archives Jean Vimenet, son œuvre.
- ↑ Dans Le Cabaret “rive gauche” : de la Rose rouge au Bateau ivre (L'Archipel, 2006), Gilles Schlesser écrit à propos du spectacle qu'il décrit plus complètement pour son spectacle d'ouverture mi-juin 1951 : « Les masques ont été modelés par Bride Fara, Paul Grimault, Elsa Henriquez, Maurice Henri, Pierre Prévert, Émile Savitry et Jean Vimenet. »
- ↑ Ces planches dessinées ont été rééditées par l'Association Jean Vimenet, son œuvre, accompagnées de commentaires de Marthe Romains, de Catherine Vimenet et de Pascal Vimenet, en 2000.
- ↑ Catherine Vimenet écrira durant ce séjour 110 lettres et cartes postales à ses parents, relatant dans le détail ce séjour. Ces documents, archivés par l'Association Jean Vimenet, son œuvre, ont fait l'objet d'une exploitation publique lors de l'exposition « Jean et Catherine Vimenet. Algérie, les années Abd-el-Tif (1952-1954) » qui s'est tenue au musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier du au .
- ↑ Émilie Goudal, « Jean Vimenet et l'Algérie sous ses tristes tropiques » dans Vimenet, Catalogue raisonné et œuvres choisies des années Abd-el-Tif [1952-1954], musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier, 2014, p. 43.
- ↑ « Il a su éviter l'écueil qui consistait à peindre le film d'un film et a ainsi fixé pour longtemps le portrait du cinéma. »
Annexes
Bibliographie
- Jean-Luc Mordefroid, Dorothée Gillmann, Claudine Lemaître, Pascal Vimenet, Catalogue raisonné et œuvres choisies des années Abd-el-Tif [1952-1954], Musée des beaux-arts de Lons-le-Saunier, Lons-le-Saunier, 2014.
- Dictionnaire Bénézit, vol. XIV, Londres, édition anglaise, 2011.
- Élizabeth Cazenave, Les Artistes de l'Algérie. Dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, 1830-1962, Éditions de l'Onde, Association Abd-el-Tif, 2010.
- Marion Vidal-Bué, L'Algérie des peintes, 1830-1960, Edif 2000, Paris-Méditerranée, 2002.
- Claude Jeancolas, La peinture des Nabis, Paris, FVW éditions, , 214 p. (ISBN 2-914304-04-8).
- Nathalie Roux, Peinture, œuvre graphique, sculpture, Vimenet 1914-1999, journal d'exposition du musée d'Art Roger-Quilliot, Clermont-Ferrand, 2002.
- Sophie Join-Lambert, Philippe Le Leyzour, Hommage aux donateurs, 1996-2000, Musée des beaux-arts de Tours, 2001.
- Jean Lepage, Le Mirage oriental, la peinture orientaliste dans les collections du musée d'art et d'histoire de Narbonne, Ville de Narbonne, 2000.
- Collectif, Hommage à Jean Vimenet : dans l'ombre projetée du mouvement des nabis, 150 œuvres (1934-1990), préface de Claude Jeancolas, Centre culturel communal de Descartes, Jean Vimenet, son œuvre, 2000.
- Collectif, Hommage à Jean Vimenet : dans l'ombre projetée du mouvement des nabis, rétrospectives des contributions cinématographiques (1936-1980), Châtellerault, Association des cinémas du Centre, Jean Vimenet, son œuvre, 2000.
- Jacques Nicourt, Pierre Lévy, Jean Vimenet, rétrospective, -, Tours, Musée des beaux-arts de Tours, 1985.
- Pascal Vimenet, Vimenet, la statue sans socle, Paris, Hervas, 1983.
- Archives Jean Vimenet, son œuvre, 2000-2016.
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Association Jean-Vimenet.
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