Sauveur Galliéro

Sauveur Galliéro
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Grand prix artistique de l"Algérie, 1961

Sauveur Galliéro est un peintre français né dans le quartier de Bab El-Oued à Alger (Algérie française) le et mort à Paris le . Il est l'un des derniers artistes de l'École d'Alger demeurés en Algérie après l'indépendance.

Biographie

1914-1944

Sauveur Galliéro naît le [1] à Bab El-Oued dans une famille modeste[2]. Son père Noffre Galliéro, d'origine italienne, cocher de fiacre en rupture avec une famille bourgeoise ayant réussi dans les transports et les chevaux, a quitté sa mère, Marie Muller, d'ascendance alsacienne, qui travaille comme cuisinière[3].

Albert Camus en 1945.

Commençant à dessiner très jeune, il fréquente de 1926 à 1928 les cours du jeudi de l'École des beaux-arts d'Alger mais, après ses études secondaires au lycée Bugeaud jusqu'en 1933, n'y fait qu'un séjour de quelques mois en 1934[4] et expose à Alger. Il se marie une première fois en 1935, avec Aziza Louise Boukriss, née en 1900. Venu à Oran sur la fin des années 1930 chez Albert Camus, tous deux ayant fait leurs études secondaires au même lycée[5], Galliéro sert en partie de modèle, selon son ami Jean Sénac, pour le personnage de L'Étranger que commence à écrire Camus en 1938[6].

Galliéro passe ensuite près de dix ans sous les drapeaux[7]. Appelé de 1936 à 1938 puis de 1939 à 1940 (en Tunisie)[8] chez les tirailleurs puis mobilisé de 1942 à 1945 (notamment en Allemagne)[9], le service militaire permet à Galliéro de découvrir la métropole dont la Provence et l'Alsace. Il reçoit en une médaille d'or au Salon des artistes français aux Armées.

1945-1948

En 1945 Galliéro vient à Paris[10] Grâce à l'appui de Camus, il réalise une exposition personnelle[10] dans une galerie de la rue Vavin où il présente une quarantaine de peintures[11]. « Il a peint avec rage tout ce qu'il voyait : des hommes, des cafés, la mer, une maison. Il a peint en vert et en jaune, sans économie, parce que le pays ou il vivait était vert et jaune. prodigieusement. », écrit Camus dans sa préface[12].

De retour à Alger[13] Galliéro participe en avec une œuvre intitulée La caserne, auprès notamment de Marcel Bouqueton, Louis Nallard, Maria Manton, Jean Simian et Orlando Pelayo, mais aussi des peintres métropolitains André Marchand, Édouard Pignon, Pierre Tal Coat ou Charles Walch, à l'exposition Jeunes tendances picturales organisée par l'association Les Amis de l'art (fondée l'année précédente par Gaston Diehl) et Robert Martin[14] à la galerie Colin d'Alger. L'oranais Jean Sénac rend compte de l'exposition par un article, son premier texte sur la peinture, dans lequel il évoque Galliéro[15]. Dans Oran républicain il lui consacre l'année suivante un article puis un portrait sous forme de poème, « L'homme-peintre »[16],[17],[18]. Sénac et Galliéro seront dès lors inséparables.

Galliéro se lie également dans ces années avec Mohammed Dib, Kateb Yacine et Mouloud Feraoun. Après la Seconde Guerre mondiale, il est l'un de ceux qui assurent une jonction entre les communautés qui vivent à Alger : « petit Blanc » dans un milieu colonial, l'arabe algérien lui est aussi familier que l'argot des pieds noirs[11]. Sa forte personnalité, à l'opposé de tout conformisme, séduit ses amis peintres et écrivains. « Sourire et démarche de gitano » dans les souvenirs d'Orlando Pelayo, cultivant selon Louis Nallard son aspect « clochard céleste », « marchant déguenillé, pieds nus », « hippie avant la lettre », la gente féminine « ne résistait pas à ce coté berger grec, cheveux bouclés », jusqu'à sa rencontre puis, après son long divorce en 1949, son remariage en 1950 avec Nicole Basset, née en 1922, fille de Henri Basset (1892-1926)[19]. Tour à tour secrétaire de mairie, dessinateur, décorateur, menuisier[20], il vit de façon plus que modeste avec elle et leurs quatre enfants, le premier né deux ans avant leur mariage[21], dans un petit appartement d'une vieille maison à la limite de la Casbah que ne fréquentent guère les européens. Il a pour chevalet un coin de balcon au-dessus du patio[22], « se fichant pas mal de vendre », ajoute Edmond Charlot[23]. En 1947 Galliéro conduit Jean Dubuffet, lors de son premier séjour en Algérie, à travers la Casbah et effectuera des voyages en Tunisie et en Allemagne.

Qualifié de président des élèves de l'École des Beaux-Arts d'Alger, Galliéro participe en 1948 aux rencontres de Sidi Madani auprès de Camus, Sénac, de ses amis d'Algérie et des écrivains venus de métropole, notamment Jean Cayrol, Francis Ponge, Raymond Queneau, Michel Leiris, Brice Parain, Jean Tortel et Louis Guilloux[24].

1949-1954

Après un voyage à Amsterdam en 1948, Galliéro reçoit en 1949 une bourse pour les Ateliers de Fès et en avec Sénac une bourse de séjour à la Fondation de Lourmarin Laurent-Vibert[25]. À partir de 1949, il participe auprès de Sénac au lancement de la revue culturelle algéroise Soleil dont il dessine le titre en couverture (6 numéros et un dernier numéro double de à )[26]. Emmanuel Roblès, Mohammed Dib et Ahmed Sefrioui y collaborent, tandis que Baya, Bachir Yelles, Orlando Pelayo, Jean de Maisonseul et Marcel Bouqueton accompagnent de leurs dessins les numéros. Galliéro illustre le premier numéro d'un croquis[27] et le deuxième d'un portrait de Baya[28]. Autour de Soleil Sénac organise en une exposition des peintres à Alger et présente à Paris en décembre la revue et les peintures de Galliéro, qu'il préface, à la galerie 73 (73 boulevard Saint-Michel)[29]. À l'occasion de la parution du numéro 6 de la revue il expose en à Alger les peintres de Soleil dans la nouvelle librairie Rivages d'Edmond Charlot (rue Michelet/Didouche Mourad)). Pour le recueil de poèmes Terre possible de Sénac que Charlot désire publier dans sa collection Méditerranée vivante Galliéro compose simultanément un frontispice[30] mais le projet, après l'échec d'une souscription, ne se réalisera pas. En 1952 il effectue un voyage en Suède et est en 1953 pensionnaire pour six mois de la Casa de Velázquez à Madrid[5], en compagnie de Bachir Yellès et Geoffroy Dauvergne.

Les peintres de la revue Terrasses à la galerie Le Nombre d'or, Alger, 1953.

Galliéro réalise une exposition personnelle en à la galerie Colline d'Oran dirigée par Robert Martin[31] et une autre en février à la galerie Jean Barell de Tlemcen. Il participe[32] en octobre, aux côtés de Baya, Marcel Bouqueton, Hacène Benaboura, Henry Caillet, Jean de Maisonseul, Maria Manton, Louis Nallard et Jean Simian, à une exposition collective organisée par Jean Sénac à la galerie Nombre d'or (46, boulevard Victor Hugo) autour de la parution en juin du premier et unique numéro de sa nouvelle revue Terrasses[33]. Galliéro y présente en décembre une exposition personnelle préfacée par Sénac[34]. Il est l'un des onze membres du comité de rédaction de la revue, qui comprend notamment Mohammed Dib, Jean de Maisonseul, Mouloud Mammeri et Louis Nallard. Il réalise d'autres expositions dans les principales galeries d'Alger, la Galerie du Minaret de René Famin (3, rue Michelet/Didouche Mourad), la librairie Rivages (48, rue Michelet/Rue Didouche-Mourad) d'Edmond Charlot puis la galerie de la société Comte-Tinchant (113, rue Michelet) qu'il dirige. Galliéro encourage simultanément les plus jeunes peintres[35], Freddy Tiffou, René Sintès, André Cardona, Mohamed Bouzid ou Choukri Mesli[23], et les aide auprès de Charlot à exposer. Gaston Diehl reconnaîtra en 1969 ce rôle actif: « Il est encore trop tôt pour discerner vers où se dirigera l'Algérie dont Sauveur Galliéro avait essayé de diriger les premiers pas. »[36].

Edmond Charlot en 2002.

« Homme-frontière des espaces linguistiques et communautaires »[37], l'intégration de Galliéro à la vie culturelle coloniale ne l'empêche pas de fréquenter, au-delà de ses amis libéraux, des militants indépendantistes[11], ce qui lui vaut d'être suspecté par le pouvoir[38]. Au long des années plusieurs peintres de ses amis de la « génération du môle », avec qui il a maintes fois exposé mais dont il ne partage pas l'orientation vers l'abstraction[39], ont quitté l'Algérie, Nallard, Maria Manton et Fiorini dès 1947, rejoints par Bouqueton en 1953. Sénac quitte Alger en 1954, ne sera de retour qu'en 1962 et Galliéro ne le rencontrera pratiquement plus[40]. Lui-même n'envisage pas de s'exiler à Paris, d'abandonner la Casbah où domine le nationalisme algérien tandis qu'à partir de 1956 s'intensifie la guerre.

1955-1963

Galliéro réalise également des décors pour le théâtre[41], notamment pour Henri Cordreaux, Geneviève Baïlac et pour Rue des trois-couleurs d'Edmond Brua en 1959, et pour la télévision française en Algérie[5] pour laquelle il est également producteur d'une émission Enrichissons nos connaissances en langues française et arabe. On lui doit aussi des décorations pour l'usine de l'Électricité et Gaz d'Algérie d'Annaba en 1954[42] et, sur l'invitation de l'architecte Pierre-André Émery (es), pour la Société de l'Ouenza. Roland Simounet demande aussi, vers 1957, à Galliero de faire les décorations de l’église Sainte-Marguerite-Marie de Tefeshoun (Khemisti), qui ne verront pas le jour[43].

Galliéro participe en aux expositions Le Feu à la galerie Worms-CNC, et à Tendances actuelles de la peinture algérienne au Centre Culturel américain d'Alger (il y est désigné lauréat avec René Sintès et J.A.R. Durand). En il expose à la galerie Romanet (55 rue d'Isly/rue Larbi-Ben-M'Hidi). Quelques mois plus tard il soutient dans la même galerie la présentation collective, du au , du « groupe des 7 » formé des jeunes peintres de l’École d'Alger, Jacques Burel, André Cardona, J.A.R. Durand, Jean Simian,[René Sintès, Freddy Tiffou et Henri Chouvet[44]. Il est le dernier peintre à obtenir, pour l'année 1951, le Grand prix artistique de l'Algérie[5] qui lui est attribué en [45]. Autour des manifestations qui marquent lu jour de l'indépendance de l'Algérie, le , il peint un tableau qu'il intitule Jour de fête[11].

Sauveur Galliéro demeure à Alger jusqu'au . Transporté à Paris il meurt d'une leucémie à l'Hôpital Saint-Louis le .

En 1964 Robert Martin présente à Paris une exposition des peintures de Galliéro dans sa nouvelle galerie, Agora (62, rue La Boétie). Des rétrospectives de son œuvre sont organisées en 1967 au Centre culturel français d'Alger (30 peintures, aquarelles et gouaches) et en 1993 au Centre culturel algérien de Paris (52 peintures 30 aquarelles et trois carnets).

Des œuvres de Galliéro sont présentées lors des expositions Poésie au Sud, Jean Sénac et la nouvelle poésie algérienne d'expression française à Marseille en 1983, L'École d'Alger, 1870-1962 : collection du Musée national des Beaux-Arts d'Alger au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux en 2001, Edmond Charlot, passeur de culture au Musée de Vulliod Saint-Germain en 2015 et De l'orientalisme aux peintres algériens : la peinture en partage au musée des Beaux-Arts de Nîmes en 2018.

L'œuvre

« Galliéro dès les années quarante fut l'un des premiers à rompre avec la mièvrerie ambiante des derniers orientalistes » écrit en 1993 Monique Boucher-Benanteur[46]. « Galliero consommait la rupture définitive avec ce qui avait été et annonçait la naissance d'une école artistique algérienne » analyse semblablement Dalila Mahammed-Orfali, directrice du [Musée national des beaux-arts d'Alger, en 2003[47].

À l'opposé de toute recherche d'un pittoresque passéiste, patios, fontaines et dromadaires, Galliéro peint la vie quotidienne populaire de son temps. Ses sujets préférés sont, à partir de ses multiples croquis, les rues de quartiers, cafés (Café maure[48]) ou bistros et leur faune de déshérités (Le mendiant) et de filles, pêcheurs (Pêcheur au filet) et débardeurs ou petits artisans et commerçants arabes de Bab El-Oued, ses voisins et ses proches[49].

Ouvertes sur l'horizon marin, nombreuses sont complémentairement les peintures que Galliéro réalise du port et des quais d'Alger (Le bassin, La passe, Les voiliers, La barque rouge), du môle et de l'Amirauté. Dans ses paysages baigneurs et baigneuses animent régulièrement les plages des alentours (Le bain, Les baigneurs, La plage, Deux Moulins et Plage des casseroles (Raïs Hamidou), Sur les rochers, Suffren (Aïn Taya), Bain de soleil, La famille à la plage, Port de Guyotville (Aïn Benian) jusqu'à Tipasa. D'autres œuvres s'inspirent de ses souvenirs de voyages, Cherchell, Oran, Béjaïa ou Annaba.

Figurative, la peinture de Galliéro n'en refuse pas moins tout académisme, dans la stylisation des formes, l'intensité, les contrastes et l'empâtement des couleurs, comme dans la vigoureuse spontanéité qui caractérise son expression. « Il a peint avec n'importe quoi, un crayon, du charbon, de l'huile, de l'essence ; sur n'importe quoi, du bois, du papier, de la toile », notait Camus. Sénac évoque semblablement les « matériaux d'infortune » qui sont les siens, de « vulgaires papiers de boucherie ou d'épicerie », « un crayon ou du goudron pris au hasard des routes »[50].

« Galliéro s'est jeté dans la peinture comme on se jette à la mer(...) Il a peint avec la force de sa nature, chargeant de matière des toiles qui vous communiquent une odeur épaisse d'humanité élémentaire », résumait Camus[51].

Œuvres dans les collections publiques

  • Alger, Musée national des beaux-arts d'Alger :
    • Boutique de cordonnier à Fès, 1949, huile sur papier, 26 x 46 cm * ;
    • Figure, 1949, huile sur papier, 49 x 64 cm ;
    • Portrait de Hadj, 1952, huile sur isorel, 68 x 55 cm * ;
    • Intérieur de maison mauresque, huile sur papier, 32 x 24 cm ;
    • Baigneurs au môle, sans date, huile sur toile, 55 x 46 cm * ;
    • Paysage du Chenoua, sans date, huile sur isorel, 50 x 65 cm * ;
    • Temps gris au Sahel, sans date, aquarelle sur papier, 23 x 31 cm * ;
    • Les baigneuses, sans date, huile sur papier marouflé sur isorel, 5& x 81 cm * ;
    • Baigneurs, sans date, huile sur isorel, 66 x 51 cm * ;
    • Marine, sans date, huile sur isorel, 51 x 57 cm * ;
    • Rue de la Casbah, sans date, huile sur papier, 24 x 32 cm * ;
    • Cour de ferme, sans date, huile sur bois, 38 x 60 cm * ;
    • Les lions, sans date, huile sur isorel, sans date, 50 x 65 cm *.

Les œuvres marquées d'un astérisque sont exposées, parmi 30 peintures, aquarelles et gouaches, au Centre culturel français d'Alger en 1967 et répertoriées dans le catalogue comme appartenant aux collections du Musée national des beaux-arts d'Alger.

Illustration

  • Maurice-Robert Bataille, Banlieue des orages, illustrations de Sauveur Galliéro, Alger, Rivages (Edmond Charlot), 1956.

Annexes

Bibliographie (chronologie)

Catalogues et cartons d'invitation d'expositions

Ouvrages généraux

  • Guide du Musée national des beaux-arts d'Alger (sans mention du nom de l'auteur, Jean de Maisonseul, conservateur), Alger, ministère de l'Éducation nationale, 1970.
  • Mohammed Khadda, Éléments pour un art nouveau, Alger, SNED, 1972, p. 51.
  • Jean Sénac, Journal d'Alger, janvier-juillet 1954 suivi de Les leçons d'Edgar, Pézenas, éditions Le Haut quartier, 1983.
  • Olivier Todd, Albert Camus, une vie, Gallimard, 1996.
  • Marion Vidal-Bué, Alger et ses peintres (1830-1960), Paris, Paris-Méditerranée, 2000, p. 174 et 190 (ISBN 2-84272-095-4).
  • Marion Vidal-Bué, L'Algérie des peintres, 1830-1960, Paris, Éditions Paris Méditerranée / Alger, Edif 2000, 2002, p. 285-286.
  • Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 75-100 (ISBN 284272156X).
  • Louis Nallard et Maria Manton, La peinture et la vie, dialogue avec Djilali Kadid, Algérie Littérature / Action, Paris, 2004
  • Jean-Pierre Bénisti, « Les peintres de l’École d'Alger », dans Bulletin n°82 de la Société d'études camusiennes, octobre 2007, p. 27-47.
  • Jean-Pierre Bénisti, « Les peintres de l’École d'Alger », dans La Méditerranée d'Audisio à Roy, sous la direction de Guy Dugas, Alger, Mémoire de la Méditerranée, et Houilles, Éditions Manucius, 2008. (ISBN 978-2-84578-082-8).
  • Élisabeth Cazenave, Albert Camus et le monde de l´Art 1913-1960, préface de Philippe Lejeune, Atelier Fol-Fer éditions, 2009.
  • Louis Benisti, Un peintre de la Méditerranée, catalogue de l'exposition réalisée par Diwan en Lorraine et Les Amis de Louis Benisti, Nancy et Malzéville, mai 2012.
  • Bernard Mazo, Jean Sénac, Poète et martyr, Paris, éditions du Seuil, 2013.
  • Hamid Nacer-Khodja, Jean Sénac critique algérien, préface de Guy Degas, Alger, El Kalima, 2913, notamment p. 210-215 et 294-298.
  • Jean-Pierre Bénisti, « Edmond Charlot et les peintres », dans L'ivrEscQ, n° 38, Alger, février-mars 2015.
  • Jean-Pierre Bénisti, « les peintres du soleil », dans Mémoire en miroir, Algérie France, sous la direction de Nazim Benhabib, Villiers Saint Georges, HD Diffusion, 2022 [56].
  • Lydia Haddag, « La génération du môle d'Alger », Alger, Casbah éditions, 2022.

Articles

  • Jean Sénac, « Visages d'Algérie : Sauveur Galliéro », dans Oran républicain, 29 avril 1947 (repris dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002).
  • Jean Sénac, « L'homme peintre » (poème), dans Oran républicain, 2 septembre 1047 (repris dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002).
  • Jean Sénac, « Un jeune peintre algérien : Sauveur Galliéro », dans Journal des instituteurs d'Afrique du Nord, Paris, éditions Fernand Nathan n° 6, décembre 1948 (repris dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002).
  • O. P., « Première manifestation du Groupe des 7 », dans Le Journal d'Alger, Alger, 3 mai 1961.
  • Louis-Eugène Angeli, dans Algéria, Alger, printemps 1961, pp. 63-64.
  • Jean Sénac, « La peinture algérienne en hélicoptère », dans Atlas n° 2, Alger, avril 1963 -(repris dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002).
  • Michel Conil-Lacoste, « Peintres algériens », dans Le Monde, 24 avril 1964.
  • Sauveur Galliéro, dans L’Algérianiste, n° 92, décembre 2000
    Reproduction en couverture, Les bains Padovani'.
  • Marion Vidal-Bué, « Une École d'Alger ? », dans Algérie Littérature/Action, no 47-48, Paris, éditions Marsa, janvier-.
  • Marion Vidal-Bué, « Sauveur Galliéro, 1914-1963, portrait à plusieurs mains d'un peintre algérois emblématique », dans L’Algérianiste, n°114, 2006[57]
    Reproductions : Les Deux-Moulins, La plage des Casseroles à Alger, Plage sous les pins, Sur les rochers, Suffren, Les Barques, Rocher au pied de la falaise.
  • Jean-Pierre Bénisti, « Edmond Charlot et les peintres », dans L’Ivresque, n° 38, Alger, février-mars 2015.
  • Lydia Haddag, « Sauveur Galliéro et la Génération du Môle : une peinture souveraine ? », dans Manazir Journal, vol. 2, pp. 49-65, 2020[57].

Filmographie

  • Quatre (ou cinq) vérités... sur une figue de barbarie, écrit et réalisé par Marie-Josèphe Dubergey, interprêté et commenté par Sauveur Galliéro, RTF en Algérie, 1960, 48 minutes.

Notes et références

  1. Élisabeth Cazenave, Les artistes de l'Algérie : dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, 1830-1962, (ISBN 9782909034270, lire en ligne), p. 253.
  2. Guy Basset, « Galliéro, Sauveur (1914-1963) », dans Dictionnaire Albert Camus, (lire en ligne).
  3. Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 230 et Olivier Todd, Albert Camus, une vie, Gallimard, 1996, p. 77 et 230.
  4. Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 97.
  5. Camus et les peintres d'Algérie, une longue amitié (1930-1960), Coup de Soleil en Rhône-Alpes, Lyon, 2014, p. 51
  6. Louis Bénisti racontait: « A Oran, attablés dans un café avec Camus, on voit Sauveur qui déboule, habillé comme un prince. Surprise. Il nous annonce que sa mère était morte la veille, à l'hospice de Marengo et qu'on venait de l'enterrer. Le lendemain il allait voir un film de Fernandel avec sa petite amie. Camus s'inspira de l'histoire pour L'Étranger. Mais Sauveur adorait sa mère, dont le châle était cloué sur l'un des murs de sa chambre. » (cité par Marion Vidal-Bué, « Sauveur Galliéro, 1914-1963 », dans L’Algérianiste, n°114, 2006.). Trente ans plus tard Sénac est conseiller littéraire de Luchino Visconti qui tourne de novembre 1966 à février 1967 à Alger une adaptation au cinéma du roman de Camus. D'après une photo de Galliéro, écrit Sénac, « où on le voit sur le môle avec Nicole, Marcello Mastroianni a essayé de se composer cette allure « naturelle » de l'Étranger » (Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 194).
  7. « Détail des services et mutations diverses. » (consulté le ).
  8. Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, Paris, Paris-Méditerranée/Alger, EDIF 2000, 2002, p. 80.
  9. Sauveur Galliéro, carton d'invitation, Centre Culturel Algérien de Paris, 1993, p. 3.
  10. Marion Vidal-Bué, L'Algérie des peintres, 1830-1960, Paris, Éditions Paris Méditerranée / Alger, Edif 2000, 2002, p. 285.
  11. Lydia Haddag, « Sauveur Galliéro et la Génération du Môle : une peinture souveraine ? », dans Manazir Journal, 2, 2021.
  12. Carton d'invitation de l'exposition, reproduit dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, Paris, Paris-Méditerranée/Alger, EDIF 2000, 2002, p. 87.
  13. Bernard Mazo, Jean Sénac, Poète et martyr, Paris, éditions du Seuil, 2013, p.115.
  14. Anissa Bouayed, « À l’ombre d’Alger: l’intrusion silencieuse des artistes algériens dans les lieux culturels de la cité oranaise », dans Insaniyat, revue algérienne d'anthropologie et de sciences sociales, 2006, n° 32-33, et « Histoire de la peinture en Algérie : continuum et ruptures », dans Algérie, 50 ans après, Confluences Méditerranée, n° 81, 2012.
  15. Jean Sénac, « Jeunes tendances picturales » dans L'Africain, Alger, n° 633, 13 juin 1946. Repris dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, Paris, Paris-Méditerranée/Alger, EDIF 2000, 2002, p. 15-22.
  16. Jean Sénac, « Sauveur Galliéro », Oran républicain,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  17. Sana de Rivet et Jean Sénac, « L'homme-peintre », Oran républicain,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  18. Jean Sénac, Hamid Nacer-Khodja et Guy Dugas, Visages d'Algérie : Écrits sur l'art, Paris/Alger, Paris-Méditerranée / EDIF 2000, , 250 p. (lire en ligne), p. 79-82.
  19. Louis Nallard et Maria Manton, La peinture et la vie, dialogue avec Djilali Kadid, Algérie Littérature / Action, Paris, 2004, p. 17. Louis Nallard précise qu'issue d'un milieu très bourgeois son père étant professeur orientaliste à l'Université, Galliéro « l'avait emmenée là-bas, en pleine Casbah, où il fallait aller chercher l'eau dans la rue et se chauffer au kanoun ».
  20. Olivier Todd, Albert Camus, une vie, Gallimard, 1996, p. 77.
  21. En 1954 Sénac lui écrit pour ses six ans (Jean Sénac, Journal d'Alger, janvier-juillet 1954 suivi de Les leçons d'Edgar, Pézenas, éditions Le Haut quartier, 1983, p. 35).
  22. Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, Paris, Paris-Méditerranée/Alger, EDIF 2000, 2002, p. 83.
  23. Marion Vidal-Bué, « Sauveur Galliéro, 1914-1963 », dans « l’Algérianiste », n°114, 2006.
  24. Jean Déjeux, « Les rencontres de Sidi Madani (Algérie) — Janvier-février-mars 1948 » dans Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, n° 20, 1975, p. 171.
  25. Marion Vidal-Bué, L'Algérie des peintres, 1830-1960, Paris, Éditions Paris Méditerranée / Alger, Edif 2000, 2002, p. 286 ; Camus et les peintres d'Algérie, une longue amitié (1930-1960), Coup de Soleil en Rhône-Alpes, Lyon, 2014, p. 51.
  26. |Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, Paris, Paris-Méditerranée/Alger, EDIF 2000, 2002, p. 101-104.
  27. Croquis au roseau reproduit dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, Paris, Paris-Méditerranée/Alger, EDIF 2000, 2002, p. 81.
  28. Reproduit notamment dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, Paris, Paris-Méditerranée/Alger, EDIF 2000, 2002, p. 106 et Baya, Femmes en leur jardin, Institut du monde arabe de Paris, novembre 2022-mars 2023 et Centre de la Vieille Charité de Marseille, mai-septembre 2023, Images Plurielles, Marseille/éditions Barzakh, Alger, 2022, p. 21.
  29. Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 86 et Bernard Mazo, Jean Sénac, Poète et martyr, Paris, éditions du Seuil, 2013, p. 199.
  30. Reproduit dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 82.
  31. Invitation reproduite dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, Paris, Paris-Méditerranée/Alger, EDIF 2000, 2002, p. 119.
  32. Deux peintures de Galliéro, Place du Gouvernement et Les Flâneurs de la Consolation (quartier de Bab El Oued) sont citées dans le compte-rendu de l'exposition qui paraît le 28 octobre dans Le Journal d'Alger (Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 124-126).
  33. Textes notamment d'Albert Camus, Mohamed Dib, Francis Ponge, Kateb Yacine, Jean Daniel, Mouloud Feraoun. Sénac y est présent par des poèmes et, sous le pseudonyme de Christian Pérez, un récit, « Alger de l'aube », qui après une description idyllique de la ville dénonce les conditions de vie misérables des habitants de la Casbah et les méfaits du colonialisme. Quelques fragments en seront incorporés dans un plus long texte, « La race des hommes », publié dans Le monde ouvrier du 24-30 mars 1956, illustré de deux photographies, l'une d'un jeune mendiant aveugle, l'autre de Sénac et Galliéro, ainsi que d'une reproduction d'une peinture de Galliéro, Casbah d'Alger (Bernard Mazo, Jean Sénac, Poète et martyr, Paris, éditions du Seuil, 2013, p. 117).
  34. Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 88 et 97.
  35. L'expo du petit théâtre et S. Galliéro, Alger, galerie du Nombre d'Or, , avec Cardona, Mohamed Bouzid, Émilienne Piller, Annie Csarnecki et Diaz J. Ojeda.
  36. Gaston Diehl,« La peinture et la gravure «, dans Histoire de l'art, IV, du réalisme à nos jours, Encyclopédie de la Pléiade, Gallimard, 1969, p. 1205.
  37. Hamid Nacer-Khodja, Jean Sénac critique algérien, préface de Guy Degas, Alger, El Kalima, 2913, p. 210. Sénac lui-même note en 1950 que Galliéro a « le courage de vivre avec les Arabes, de les servir contre les préjugés, les moqueries, les haines inconscientes des "braves gens" de ce pays » (Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 80.)
  38. « Un inspecteur de la Sûreté générale a essayé de tirer les vers du nez à Frison-Roche à propos du prix Rivages, de Dib, de Galliéro, de moi. Rien n’effraye plus notre gouvernement […] que les gars non embrigadés, ceux qui agissent au nom de leur idéal humain, des seules Beauté et Justice jumelles. » note en 1954 Sénac dans son journal (Jean Sénac, Journal d'Alger, janvier-jullet 1954 suivi de Les leçons d'Edgar, Pézenas, éditions Le Haut quartier, 1983, p. 53). Sur les 66 pages de ce journal Sénac fait 29 allusions à Sauveur et Nicole Galliéro, réunions, discussions, réflexions).
  39. Jean Sénac, Journal d'Alger, janvier-juillet 1954 suivi de Les leçons d'Edgar, Pézenas, éditions Le Haut quartier, 1983, p. 17.
  40. Bernard Mazo, Jean Sénac, Poète et martyr, Paris, éditions du Seuil, 2013, p. 404 et 405.
  41. Jean Sénac, Journal d'Alger, janvier-juillet 1954 suivi de Les leçons d'Edgar, Pézenas, éditions Le Haut quartier, 1983, p. 20.
  42. Jean Sénac, Journal d'Alger, janvier-juillet 1954 suivi de Les leçons d'Edgar, Pézenas, éditions Le Haut quartier, 1983, p. 29 et 57.
  43. Reproduction dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 89.
  44. Dernière grande exposition avant l'indépendance de l'Algérie. Le vernissage ayant eu lieu la veille, l'exposition est ouverte au public le 21 avril 1961, le jour du putsch des généraux. La librairie d'Edmond Charlot subit deux plasticages en septembre, Mouloud Feraoun est assassiné par l'O.A.S en mars 1962, René Sintès en mai.
  45. Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 230.
  46. Sauveur Galliéro, peintre d'Alger, texte de Monique Boucher-Benanteur, Paris, Centre Culturel Algérien, juin 1993.
  47. L'École d'Alger, 1870-1962 : collection du Musée national des beaux-arts d'Alger, Musée des beaux-arts de Bordeaux, préface d'Alain Juppé, textes de Françoise Garcia, Dalila Mahammed-Orfali, Marion Vidal-Bué et Élisabeth Cazenave, 2003.
  48. Les titres des peintures citées figurent dans le catalogue de l'exposition présentée par le Centre culturel Algérien en 1993.
  49. Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 80 et 98.
  50. Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p. 83.
  51. Sauveur Galliéro, préface d'Albert Camus, Paris, 1945, carton d'invitation reproduit dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, Paris, Paris-Méditerranée/Alger, EDIF 2000, 2002, p. 87.
  52. Reproduit dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, Paris, Paris-Méditerranée/Alger, EDIF 2000, 2002, p. 60.
  53. Indication donnée dans Peintres algériens, Paris, musée des arts décoratifs de Paris, 1964.
  54. Carton d'invitation reproduit dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, Paris, Paris-Méditerranée/Alger, EDIF 2000, 2002, p. 87
  55. Texte repris dans Jean Sénac, Visages d'Algérie, Écrits sur l'art, textes rassemblés par Hamid Nacer-Khodja, préface de Guy Dugas, Paris, Paris-Méditerranée / Alger, EDIF 2000, 2002, p.99 et 97.
  56. (https://www.aurelia-myrtho.com/2024/04/les-arts-plastiques-a-alger-du-lendemain-de-la-seconde-guerre-mondiale-jusqu-au-debut-de-la-guerre-d-algerie.html
  57. https://encyclopedie.cerclealgerianiste.fr/culture/arts/peinture/948-sauveur-galliero-1914-1963.html

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